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24 heures du Mans, bilan des LM GT1
Aston-Martin Racing
Aston-Martin DBR-9 n°007 (Frentzen/Piccini/Wendlinger)
Qualifications : 5ème temps
Course : 4ème à 5 tours des vainqueurs
Meilleur tour en course : 3:49.820
Aston-Martin DBR-9 n°009 (Brabham/Turner/Garcia)
Qualifications : 4ème temps
Course : 1er ; 344 tours
Meilleur tour en course : 3:49.387
L’analyse d’endurance-series : L’équipe Aston-Martin Racing et Prodrive viennent de réaliser une performance splendide, en remportant un second succès consécutif en catégorie GT1. Après une victoire acquise de haute lutte en 2007, le plus difficile restait à faire pour les hommes de George Howard-Chappell face à des Corvette assoiffées de revanche. En performances pures, les DBR9 usines ont clairement caché leurs jeux durant les essais qualificatifs, ne descendant pas sous les 3.52 au tour alors qu’en course, David Brabham nous a gratifié d'un chrono de référence en GT1 en 3.49.387. Chercher l’erreur ? Sublimement décorées aux couleurs du pétrolier GULF, les deux voitures bleues et oranges ont connu un scénario identique à celui de l’an dernier. Si la n°009 a été épargné par les ennuis, la n°007 n’a pu monter sur le podium en raison d’un alternateur défaillant. Ce même problème mécanique ayant déjà ruiné tous les espoirs de bon résultat à l’équipage Enge/Herbert/Kox en 2007. |


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A l’arrivée, l’écart avec la Corvette n°63 est certes infime, mais le trio Brabham/Turner/Garcia a fait preuve d’une incroyable maitrise en tète de la hiérarchie, menant ainsi 262 tours en course, contre 78 à sa rivale Américaine. La domination est bien là. Du coté des pilotes, Henz-Harald Frentzen s’est rappelé aux bons souvenirs de tous en imprimant un excellent rythme en course malgré une absence de 16 ans dans la Sarthe. Idem du coté de Karl Wendlinger qui a une nouvelle fois prouvé sa rapidité dans le baquet d’une voiture de Grand-Tourisme. A la vue de cette très belle et méritée victoire, et de ce bon résultat d’ensemble pour les Anglais, nous ne pouvons que regretter de ne pas voir, cette année, les Aston-Martin officielles en compétition. Surtout lorsque l’on sait que les Corvette se tournent autours en American Le Mans Series…
Coup de coeur de la rédaction, Catégorie GT1 |
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Larbre Compétition
Saleen S7-R n°50 (Smet/Bouchut/Bornhauser)
Qualifications : 2ème temps
Course : 7ème à 38 tours des vainqueurs
Meilleur tour en course : 3:51.727 |
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L’analyse d’endurance-series : Pour Larbre compétition, le bilan de ces 24 Heures du Mans 2008 est mitigé. Dans une catégorie à la concurrence « officielle » très rude, l’équipe Française a prouvé sans conteste son savoir faire technique ainsi que les qualités de la Saleen S7-R. En qualification ainsi qu’en début de course, Jack Leconte peut remercier Christophe Bouchut, toujours aussi magistral derrière le volant d’une GT1, ainsi qu’Oreca pour la qualité de sa préparation sur la Saleen. Malheureusement, l’hétérogénéité de son équipage ainsi que le rythme imprimé par les Corvette et DBR9 usines n’ont pas permis à la n°50 de se mêler très longtemps à la bagarre en tête. De plus, la perte d’une roue arrière en début d’épreuve a ruiné toutes chances de bien figurer à l’arrivée. Plus que le résultat final plutôt décevant, ce sont bien le niveau de compétitivité de la voiture américaine et le talent du vainqueur 1993, qui auront marqué les esprits lors de cette 76 èdition des 24 Heures. La preuve en est, le cinquième meilleur tour en course réalisé par Bouchut, derrière les intouchables Aston et Corvette « officielles ». |
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Vitaphone Racing
Aston-Martin DBR-9 n°53 (Leventis/Négrao/Hardman)
Qualifications : 9ème temps
Course : Abandon aprés 7H30 de course
Meilleur tour en course : 3:55.102 |
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L’analyse d’endurance-series : Que dire de la participation de l’équipe Vitaphone Racing à ces 24 Heures du Mans 2008, si ce n’est une illusoire transparence tout au long de la semaine. Dans les profondeurs de la catégorie aussi bien aux essais qu’en début de course, l’équipage Hardman/Leventis/Negrao n’a pas été à la hauteur des prétentions de l’équipe Allemande. Nous étions prévenus dés la journée test, les hommes de Jens Hagelauer étaient en partenariat avec le Strakka Racing pour la classique Mancelle, d’où notre déception de ne pas voir au volant de l’Aston-Martin n°53 un trio de pilote officiant d’habitude dans une Maserati MC12 GT1. Par conséquent, les ambitions du team Germanique n’étaient pas celles d’ordinaires annoncées en FIA GT, et le parcours de la DBR9 noire et verte s’est avéré particulièrement fade. Malgré un abandon sur casse moteur vers 22h30, l’équipage de la 53 peut tout de même se targuer d’avoir roulé plus vite, aussi bien en qualifications qu’en course, que la seconde Corvette du Team Luc Alphand Aventures. Une maigre satisfaction pour une équipe de haut niveau redevenue 24 Heures durant, une structure de seconde zone. |
IPB Spartak Racing / Reiter Engineering
Lamborghini Murcielago R-GT n°55 (Kox/Hezemans/Rusinov)
Qualifications : 6ème temps
Course : Non classée - Distance insuffisante
Meilleur tour en course : 3:55.713 |
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L’analyse d’endurance-series : Avant même d’aborder la course tumultueuse de la Lamborghini Murcielago n°55, un premier constat s’impose. Huit secondes au tour, tel est le gain de temps réalisé par la GT transalpine depuis sa première venue dans la Sarthe, en Juin 2006. Il est maintenant indéniable qu’en performance pure, la Lambo rivalise avec les meilleures voitures du plateau, à savoir les Aston-Martin et Corvette (privées). En fiabilité, les choses ne sont pas encore aussi limpides. Au total, la voiture de Kox/Rusinov/Hezemans aura passé prés de cinq heures à son box, pour des interventions aussi importantes que le remplacement de la transmission et la réparation des trains avant et arrière. Sur ce registre là, et bien que le Reiter Engineering ait fait un travail remarquable de développement et de mise au point, le talon d’Achille de la Murcielago reste sa fiabilité lors des courses longues durées. C’est d’autant plus regrettable qu’en vitesse de pointe, la n°55 était la plus rapide des GT1 alignées cette année. Le bilan de ces 24 Heures 2008 est donc similaire à celui des éditions passées, à savoir une grosse déception compte tenu du potentiel énorme de la voiture. Nous ne nous lasserons jamais de le dire à propos de la Lamborghini, c’est regrettable que le groupe VAG n’injecte pas quelques €uros dans son développement et sa fiabilisation ! |
Team Modena
Aston-Martin DBR-9 n°59 (Menten/Borcheller/Fittipaldi)
Qualifications : 8ème temps
Course : 8ème à 42 tours des vainqueurs
Meilleur tour en course : 3:53.086 |
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L’analyse d’endurance-series : Graham Schultz peut être satisfait, sa DBR-9 est à l’arrivée des 24 Heures du Mans 2008. Pour Fittipaldi/Borcheller/Menten, cette course s’est cependant très vite transformée en chemin de croix. Après la perte d’une roue et plusieurs problèmes d’embrayage et de boite de vitesses, plus rien n’était à espérer au classement finale. La faute à une Aston-Martin désormais vieillissante, et qui malgré les évolutions 2007, reste nettement moins affutée que les voitures officielles. Avec un meilleur tour en course en 3.53, la rapidité des pilotes est bien là. Il ne faut pas se leurrer, les ambitions de la structure Anglaise n’était pas une victoire de catégorie, mais bien de finir la course. Toutefois, les ennuis rencontrées cette année pousseront peut être le propriétaire Britannique à changer de voiture. L’équipe le mériterait, tant elle a progressé ces dernières années. |
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Corvette Racing
Corvette C6-R n°63 (Fellows/O'Connell/Magnussen)
Qualifications : 1er
Course : 2ème à 4:23.843 des vainqueurs
Meilleur tour en course : 3:50.650
Corvette C6-R n°64 (Beretta/Papis/Gavin)
Qualifications : 3ème
Course : 3ème à 3 tours des vainqueurs
Meilleur tour en course : 3:49.707
L’analyse d’endurance-series : Le score est désormais nul dans le match C6-R/DBR9. Deux victoires de parts et d’autres de l’atlantique. Les Corvette ont cette année encore, connu un adversaire coriace en la personne d’Aston-Martin Racing, et c’est de peu que la victoire échappe à l’équipage de la n°63. Ce n’est d’ailleurs pas cette voiture là que nous attendions dans la course à la gagne, mais il faut reconnaitre que la n°64 n’a pas été épargné par les pépins. Alternateur, capot arrière, radiateur et diverses sorties de pistes ont condamné l’équipage Beretta/Papis/Gavin a un poste d’observateur dans le duel Aston-Martin 009/Vette 63. Cette semaine des 24 Heures 2008 avait pourtant bien commencé dans le clan nord-américain, puisque les deux autos avaient démontré leurs niveaux de performances, en améliorant notemment la pole position de l’an dernier de plus de trois secondes. Les quatre minutes d’écart à l’arrivée entre le vainqueur et son second témoigne de l’intensité de ce duel entre les deux plus grands constructeurs de la planète GT. |


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Les Corvette officielles n’auront pas démérité, et l’on se demande encore aujourd’hui ce qui a fait basculer la donne en faveur de l’Aston-Martin 009. Pour une hypothétique « dernière » participation, Ron Fellows aura tout donné dans la course à la victoire, et bien qu’il ne soit pas le plus rapide des trois pilotes à bord de la 63, il en est le plus expérimenté à son volant. Mention spéciale à Jan Magnussen, particulièrement combattant aussi bien en qualifications qu’en course. |
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Luc Alphand Aventures
Corvette C6-R n°72 (Alphand/Policand/Moreau)
Qualifications : 7ème temps
Course : 5ème à 9 tours des vainqueurs
Meilleur tour en course : 3:54.006
Corvette C6-R n°73 (Goueslard/Blanchemain/Pasquali)
Qualifications : 10ème temps
Course : 6ème à 19 tours des vainqueurs
Meilleur tour en course : 3:57.217
L’analyse d’endurance-series : Des 24 Heures sans histoire pour les deux Corvette C6-R du team Luc Alphand Aventures. Aucun problème technique n’a entaché la course plutôt calme des deux voitures n°72 et 73, permettant ainsi aux deux équipages tricolores de terminer l’épreuve derrières les quatre autos d’usines. Bien que leurs régularités fut sans faille, les duos Alphand/Moreau/Policand et Blanchemain/Pasquali/Goueslard n’ont jamais pu se mêler à la victoire de catégorie, affichant un écart régulier de 3 à 5 secondes au tour sur les voitures officielles engagées. En occultant la performance moyenne de la n°73, nous pouvons regretter que la n°72 se soit trouvée ainsi isolée au milieu de la hiérarchie, derrières les hommes de tètes mais à contrario devant les Lamborghini, Saleen et Aston-Martin Modena en proies à des problèmes mécaniques. Nous aurions ainsi assisté à une bagarre d’outsiders en embuscade derrières les inattaquables leaders ! Toutefois, il est important de féliciter l’impressionnante série de dix arrivées en dix participations pour l’équipe à Luccho, indiscutable preuve d’une grande rigueur. |


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Du coté des pilotes, Guillaume Moreau aura réussi de très belle façon son baptême des 24 Heures, imprimant en course un rythme très proche de celui des Aston-Martin Gulf et Corvette Usines. Il manque désormais au Luc Alphand Aventures un petit déclic pour passer d’un habituel statut d’outsider à celui de favoris. Certes, les engagements officiels resteront toujours références, mais le savoir faire technique et l’incroyable volonté de cette équipe vont nous offrir, à n’en pas douter, de bien belles prestations dans le futur. Un titre Le Mans Series pourrait-il amorcer ce déclic ? Réponse l’année prochaine à l’occasion de la 77ème édition ! |
Pierre-Yves RIOM // Photos PY RIOM
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