Audi Sport North America
Audi Sport Team Joest
Audi R10 n°1 (Biela/Pirro/Werner)
Qualifications : 7ème temps
Course : 6ème à 14 tours des vainqueurs
Meilleur tour en course : 3:25.166
Audi R10 n°2 (Capello/Kristensen/McNish)
Qualifications : 4ème temps
Course : 1er ; 381 tours
Meilleur tour en course : 3:24.152
Audi R10 n°3 (Luhr/Rockenfeller/Premat)
Qualifications : 5ème temps
Course : 4ème à 7 tours des vainqueurs
Meilleur tour en course : 3:23.939
L’analyse d’endurance-series : Huitième victoire en dix années de présence, Audi s’affiche plus que jamais comme le maitre des 24 heures du Mans. L’Audi R10 vieillissante a fait la démonstration parfaite qu’au Mans la robustesse, l’accessibilité des organes mécaniques, l’usure des pneus, le confort de pilotage… sont des paramètres tout aussi importants que la vitesse sur un tour. Sa victoire, le trio Capello / Kristensen / McNish l’a construit en réalisant une course de toute beauté dont nous retiendrons deux moments cruciaux :
- Le quadruple relais d’Allan McNish qui dès le départ poussa les 908 et ses pilotes dans leurs derniers retranchement. Après 2h46 de course, l’écossai pointait en tête et pouvait laisser le volant à Dindo Capello.
- Le relais de nuit de Tom Kristensen qui à 4h23 pris le volant avec un tour de retard sur la Peugeot n°7 pour le rendre à 6h10 avec une confortable avance. Sur une piste devenue hyper piégeuse en raison des averses localisées à certains endroits du circuit, le danois nous livra une véritable démonstration d’adresse. La preuve qu’on ne gagne pas huit fois Le Mans par hasard.
Les deux autres voitures, un peu moins rapides en pistes furent, elles, victimes d’ennuis mécaniques. Prémat, Luhr et Rockenfeller durent renoncer à lutter pour l’accessit au podium à une heure de l’arrivée en raison du changement de filtre à gasoil. Il faut souligner que les trois jeunes ont fait preuve d’une vélocité et d’une fiabilité remarquable, notre chroniqueur Alex Prémat signant même le meilleur chrono en course des pilotes Audi. |



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L’équipage de la n°1, victorieux l’an passé, a connu une course moins limpide que ses homologues. Moins rapide en piste que la n°2 et la n°3 la voiture de Biela / Pirro / Werner a cumulé les avaries techniques : Changement de capot, crevaison, problème d’embrayage… Au final l’auto jouera quand même un rôle crucial en fin de course en servant de cobaye à la voiture de tête quand le choix des pneus fût rendu difficile par les conditions météo en constantes évolutions. Sans conteste, Audi a bien remporté cette année la plus belle de ses victoires au Mans mais la conquête d’un neuvième trophée l’an prochain ne pourra se faire qu’avec une nouvelle voiture. Plus de bluff possible, la R10 a bien montré ses limites sur piste sèche et l’écart se chiffre à prés de 3 secondes face aux redoutables 908.
Coup de coeur de la rédaction, Catégorie P1 |
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Saulnier Racing
Pescarolo Judd n°4 (Nicolet/Faggionato/Hein)
Qualifications : 20ème temps
Course : 12ème à 70 tours des vainqueurs
Meilleur tour en course : 3:44.289 |
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L’analyse d’endurance-series : Autour du circuit, les spectateurs eurent du mal à comprendre pourquoi la Pescarolo LMP1 ne distançait pas sa cousine LMP2. Pour leur première participation aux 24 heures du Mans, le trio de gentlemen driver n’avait d’autre objectif que de finir la course. Classés 12ème en LMP1, Jacques Nicolet, Richard Hein et Marc Faggionato aurait bien pu entrer dans le top 10 si le sors ne s’était pas acharné sur leur Pescarolo. Problèmes de frein, remplacement de porte-moyeux, changement de demi-train arrière et avant, crash au Tertre Rouge dû à des pneus pluie trop froids… les mécaniciens qui s’occupaient aussi de la Pescarolo LMP2 n’auront pas chômés. Dimanche soir les trois gentlemen drivers étaient ravis d’avoir réalisé leur rêve de franchir pour la première fois la ligne d’arrivée de cette course mythique en dépit de conditions de piste très difficiles. |
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Team Oreca Matmut
Courage-Oreca Judd n°5 (Ayari/Duval/Groppi)
Qualifications : 10ème temps
Course : 8ème à 24 tours des vainqueurs
Meilleur tour en course : 3:30.543
Courage-Oreca Judd n°6 (Panis/Fassler/Pagenaud)
Qualifications : 13ème temps
Course : Abandon après 9h05 de course
Meilleur tour en course : 3:30.147
L’analyse d’endurance-series : Stéphane Ortelli et Nicolas Lapierre forfaient, une LC70 assemblée à la hâte… L’équipe varoise n’arrivait pas au Mans dans les meilleures conditions. Pagenaud, Panis et Duval découvraient le circuit, Groppi débutait LMP1 et enfin Fässler s’intégrait à l’équipe. Avant même de chercher la performance, les deux équipages ont intelligemment profité des essais pour coordonner leurs effort en s’appuyant sur l’expérience de leur « capitaine » Soheil Ayari. Aussi studieuse que chaleureuse, l’ambiance que nous avons entrevue dans l’équipe 7 jours durant faisait plaisir à voir.
En course la prestation de l’équipe fût remarquable et après 9 heures de course la n°5 et la n°6 occupaient respectivement les 7 et 9ème places. Mais peu après minuit Marcel Fässler sortait irrémédiablement de piste et au même moment Loïc Duval connaissait des problèmes d’embrayage. 3 heures plus tard suite à un problème de paddle-shift, la n°5 perdait définitivement le contact avec la Pescarolo n°17. Faisant preuve, une fois de plus d’une combativité exemplaire, les hommes d’Hugues De Chaunac ne lâcheront rien jusqu’à l’arrivée. Abnégation récompensée par une belle 8ème place à seulement 5 tours de la Pescarolo n°17. |


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En quelques mois, l’équipe de Signe à su construire des bases solides. L’ambitieux projet de remporter les 24 heures du Mans pourrait bien s’avérer réaliste à condition que les promesses de l’ACO concernant la future équivalence essence/diesel ne restent pas sans lendemain. |
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Team Peugeot Total
Peugeot Sport Total
Peugeot 908 Hdi FAP n°7 (Gene/Minassian/Villeneuve)
Qualifications : 3ème temps
Course : 2ème à 4'31" des vainqueurs
Meilleur tour en course : 3:21.438
Peugeot 908 Hdi FAP n°8 (Lamy/Sarazin/Wurz)
Qualifications : 1er temps
Course : 5ème à 10 tours des vainqueurs
Meilleur tour en course : 3:19.394
Peugeot 908 Hdi FAP n°9 (Montagny/Zonta/Klein)
Qualifications : 2ème temps
Course : 3ème à 2 tours des vainqueurs
Meilleur tour en course : 3:20.600
L’analyse d’endurance-series : Cette année, le constructeur français venait pour gagner et il s’était donné les moyens de ses ambitions. Multipliant les séances d’essais au Paul Ricard, dominant les trois premières manches du championnat Le Mans Series, réalisant des chronos époustouflants lors de la journée test puis des essais qualificatifs…Tout semblait réuni pour que la 908 triomphe au Mans dès sa deuxième participation.
Jamais nous n’oublierons le chrono de 3’18’’513 signé par Stéphane Sarrazin mercredi soir. Postés à l’entrée des virages Porsche, nous sommes restés sans voix au passage du pilote alésien tant la tenue de route de sa 908 nous parut surnaturelle.
Après un début de course en fanfare où elles dominaient largement leurs adversaires à raison de 3 secondes au tour, les 908 ont rapidement dévoilé leur premier signe de faiblesse : la consommation. Nous l’avions pressenti en LMS, les Audi R10 sont moins gourmandes et au Mans l’écart était suffisant pour que l’allemande couvre un tour de plus entre chaque ravitaillement. Ces arrêts plus fréquent et plus long ne permettaient pas aux 908 de faire le break à la tombée de la nuit. Alors quand des problèmes de surchauffe (nécessitant le nettoyage des radiateurs), puis la pluie s’en mêlaient, la domination changeait de camp. La piste s’asséchant, la n°7 se lançait dans une folle remontée que la pluie venait interrompre à une heure de l’arrivée. L'équipe Peugeot aura clairement été désavantagée par les conditions climatiques. |



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Sous le déluge, les pilotes eurent toutes les peines du monde à maîtriser la voiture et Jacques Villeneuve ne pu rien faire contre le retour de Tom Kristensen qui rattrapa son tour de retard en 20 tours seulement ! De plus les Peugeot se révélèrent très coriaces avec les pneus pluies, nécessitant leurs remplacements à chaque ravitaillement ce qui n’était pas le cas dans le camp adverse. L’équipe Peugeot Total ne remporte donc pas les 24 heures 2008 mais sort néanmoins grandie. La prestation des hommes de Vélizy fût exceptionnelle, la victoire était au bout de leurs doigts. Ce n’est que partie remise mais l’année prochaine il faudra vraisemblablement faire face à une nouvelle Audi et cette fois ce sont peut-être les 908 qui endosseront l’étiquette de voitures vieillissantes mais éprouvées. (voir aussi Comment la victoire a-t-elle échappée aux 908 ?) |
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Charouz Racing System
Lola Aston-Martin n°10 (Mücke/Charouz/Enge)
Qualifications : 6ème temps
Course : 9ème à 27 tours des vainqueurs
Meilleur tour en course : 3:28.131 |
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L’analyse d’endurance-series : Nous ne savions pas vraiment qu’attendre de la belle Lola qui à chacune des manches LMS nous a bluffé par ses performance mais dont la fiabilité a été mis à mal à plusieurs reprises. Nos interrogations étaient renforcées par la prestation de l’auto lors de la journée test puis aux essais où elle restait cloué plusieurs heures aux stands avant de claquer un chrono la plaçant en haut des fiches de classement. Comme d’habitude, en début de course elle se positionnait à l’affût des prototypes « diesels ». Mais après 1h45 de course, Jan Charouz partait à la faute dans la courbe Dunlop semble-il déventé par la Porsche RS Spyder qui le précédait. Endommagée à l’avant et à l’arrière, la Lola Aston Martin perdait 11 tours dans l’affaire. 11 tours qui allait coûter cher puisqu’à notre grande surprise, l’auto poursuivait ensuite sa course jusqu’à l’arrivée en ne connaissant que deux problèmes électriques mineurs. En piste, la voiture a souvent été la plus rapide des « essences » et sans la sortie de piste, elle aurait terminée première de cette catégorie officieuse. Lors de la première averse nocturne, Thomas Enge a encore fait preuve de tout son talent en roulant vite et sans faire la moindre faute. A n’en pas douter, la Lola Aston-Martin sera redoutable l’année prochaine, reste à savoir si son développement passera toujours par l’équipe tchèque ou si le constructeur anglais intensifiera son implication. |
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Dome Racing Team
Dome S102 Judd n°11 (Ito/Tachikawa/Kataoka)
Qualifications : 8ème
Course : 13ème à 109 tours des vainqueurs
Meilleur tour en course : 3:29.504 |
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L’analyse d’endurance-series : Fin mai, nous écrivions qu’elle était « la grande inconnue » de ces 76ème 24 heures du Mans. A l’époque, nous mettions en avant la capacité du constructeur nippon à construire des prototypes rapides et faibles d’entrée. Mais il subsistait de nombreuses inconnues dont le trio de pilotes 100% japonais tous débutants au Mans ! Un mois plus tard, il ne fait aucun doute que la Dome S102 est « la bonne surprise » de l’édition 2008. En 3’26’’928, Ito plaçait l’auto en seconde position des « essences ». Une position qu’elle tenait jusqu’à la 8ème heure de course où une fuite d’huile lui faisait perdre 1h10 et accessoirement souillait le pare-brise de la 908 d’Alexander Wurz. Commençait alors une véritable séance d’essais grandeur nature. S éance durant laquelle les pilotes allaient partir à la faute chacun leur tour. La dernière sortie piste, dimanche matin failli contraindre l’équipe à l’abandon mais finalement la voiture reprenait la piste pour franchir la ligne d’arrivée. Dernière LMP1 classée à 109 tours des vainqueurs, un résultat qui ne reflète ni le potentiel de l’auto ni sa relative fiabilité. Avec une année supplémentaires dans les pneus et emmenée par des pilotes désormais rodés aux pièges du circuit manceau, la Dome S102 reviendra au Mans l’an prochain avec des ambitions accrues. Pour peu qu’un constructeur vienne soutenir son projet, l’équipe de Minoru Hayasi pourrait même viser la victoire au scratch… |
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Charouz Racing System
Lola Judd n°12 (Pickett/Graf/Lammers)
Qualifications : 12ème temps
Course : Abandon après 9h48 de course
Meilleur tour en course : 3:35.596 |
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L’analyse d’endurance-series : Dans l’ombre de sa petite sœur, la « vieille » Lola classée 5ème de l’édition 2007 ne pouvait compter que sur un sans faute pour rééditer sa performance. En qualification, Jan Lammers parvenait à s’immiscer de le peloton des meilleures essences en améliorant de 6 secondes le chrono réalisé par Stefan Mücke l’année dernière ! Mais dès le début de course, le vétéran Greg Pickett (61 ans) et son équipier Klaus Graf multipliaient les erreurs et plongeaient l’auto dans les profondeurs du classement. Peu après minuit, la casse d’une soupape mettait fin à la prestation trop discrète d’un équipage pour le moins hétérogène. |
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Creation Aim
Creation Aim n°14 (Hall/Mowlem/Goossens)
Qualifications : 17ème temps
Course : 11ème à 65 tours des vainqueurs
Meilleur tour en course : 3:39.052 |

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L’analyse d’endurance-series : Pour sa 4ème participation aux 24 heures, l’équipe d’Oxford n’a encore pas convaincu. De toute les LMP1 présente en 2007, la CA07 est celle qui a le moins progressé en 12 mois. Le gain ne se chiffre en effet qu’à 285 millièmes, c’est peu face aux 5 secondes des Pescarolo par exemple. Une stagnation étonnante d’autant que l’association avec la société AIM devait booster le développement de l’auto. Il semble qu’aujourd’hui l’équipe soit en proie à des difficultés financières et l’absence au volant de Jamie Campbell-Walter toujours convalescent n’arrange pas sa situation. Le team pouvait tout de même compter sur un trio expérimenté totalisant 14 participations à l’épreuve. En course les nouvelles couleurs de l’auto (bleu et or) ne lui portèrent pas chance puisque des crevaisons à répétition, la casse du splitter puis un problème de transmission la reléguèrent rapidement dans les profondeurs de classement. L’équipage rallie tout de même l’arrivée sans jamais avoir été dans le rythme de ceux qu’elle concurrençait auparavant. Comme nous l’avions constaté à l’occasion les 3 premières manches de LMS, l’équipe de Ian Bickerton et Mike Jankowski marque le pas cette année. C’est la déception de la première moitié de saison. |
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Pescarolo Sport
Pescarolo Judd n°16 (Collard/Dumas/Boullion)
Qualifications : 9ème temps
Course : Abandon après 15h20 de course
Meilleur tour en course : 3:31.114
Pescarolo Judd n°17 (Tinseau/Primat/Treluyer)
Qualifications : 11ème temps
Course : 7ème à 19 tours des vainqueurs
Meilleur tour en course : 3:30.610
L’analyse d’endurance-series : Présent sur le podium des 3 dernières éditions, nous savions qu’il serait difficile pour Henri de renouveler l’exploit face à 6 voitures officielles parfaitement au point. Dans l’ombre des « diesels », la progression des bleus et verts est tout aussi impressionnante. Le tour en 3’28’’533 réalisé par Jean-Christophe Boullion mercredi soir l’aurait placé au cœur de la lutte des « diesels » l’année dernière. Si l’espoir d’atteindre le podium était mince, pour conserver le titre officieux de meilleur « essence » il fallait cette année vaincre des adversaires tailles : Oreca, Dome, Charouz.
Mission accomplie mais surprise, cette fois ce n’est pas la 16 mais bien la 17 qui porte les couleurs de l’équipe mancelle au sommet du classement de la catégorie fictive. Christophe Tinseau et Harold Primat sont décidément en grande forme cette saison (podium à Monza) et leur compagnon occasionnel, Benoit Treluyer, a parfaitement remplis son rôle. |


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En revanche ce n’était pas la semaine de la n°16 qui après avoir été fortement endommagée mercredi soir (sortie de piste de Romain Dumas due à une plaque d’huile non signalée), perdait rapidement pied en course a cause d’un changement de boitier électronique puis abandonnait à 6h24 quand son V10 Judd cessait de chanter.
Une fois de plus, l’expérience et la ténacité d’Henri et son équipe ont fait la différence. Un grand bravo à eux, leur campagne 2008, bien que vierge de tout trophée, n’est pas passée inaperçue et les grognements du barbu semblent avoir convaincu l’ACO de revoir son équivalence Essences/Diesels. |
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Rollcentre Racing
Pescarolo Judd n°18 (Barbosa/Ickx/Gregoire)
Qualifications : 16ème temps
Course : 10ème à 29 tours des vainqueurs
Meilleur tour en course : 3:35.601 |
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L’analyse d’endurance-series : Si l’on considère Pescarolo Sport, Oreca et Charouz Aston-Martin comme des constructeurs, Rollcentre est en fait la première équipe privée en LMP1 ! La Pescarolo anglaise termine à 10 tours de son homologue d’usine, ce qui n’est pas si énorme que ça. Sans une fuite au niveau de l’électrovanne de commande de boite, le résultat aurait pu être meilleur et l’objectif d’entrer dans le top 10 au général aurait été atteint. Il convient de souligner la belle performance de Vanina Ickx dont les chronos sur le sec étaient proches de ceux de Stéphane Gregoire. Dimanche matin sous la pluie, Vanina a fait preuve de beaucoup d’adresse en réalisant un très beau relais sur des œufs. |
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Chamberlain Synergy
Lola Aer n°19 (Evans/Berridge/Stretton)
Qualifications : 19ème temps
Course : Abandon après 8h53
Meilleur tour en course : 3:42.859 |
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L’analyse d’endurance-series : Présente au Mans depuis 1987, l’équipe Chamberlain revenait cette année avec le même objectif que l’année passée : finir. L’équipage avait la particularité d’être le premier de l’histoire des 24 heures à être composé d’un mari (Bob Berridge) et de son épouse (Amanda Stretton) à qui s’ajoutait Gareth Evans. Samedi soir, l’animatrice de télé tapait le rail dans les esses de la forêt. Elle parvenait à rentrer au stand non sans heurter le rail à plusieurs reprises mais l’auto trop endommagée ne repartirait pas. |
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Epsilon Euskadi
Epsilon Euskadi Judd n°20 (Burgueno/De Castro/Valles)
Qualifications : 15ème temps
Course : Abandon après 18h36 de course
Meilleur tour en course : 3:35.401
Epsilon Euskadi Judd n°21 (Gounon/Johanson/Nakano)
Qualifications : 14ème temps
Course : Abandon après 18h08 de course
Meilleur tour en course : 3:37.638
L’analyse d’endurance-series : Ce fût le fil rouge du début de semaine. Venu avec 2 voitures prêtes à courir, Joan Villadelprat entendait bien profiter du forfait de l’une des 55 voitures engagées. Seulement voila, même si la Lucchini se retirait avant son passage aux vérifications techniques, il était normalement trop tard pour que la n°21 tienne son rôle de suppléante. L’ACO ne se montrait heureusement pas trop rigide et acceptait mardi soir l’inscription d’un second prototype noir. Le hasard faisant bien les choses (…) le stand laissé libre par l’équipe Racing Box était voisin de celui déjà occupé par l’Epsilon Euskadi n°20.
Jean Marc Gounon pouvait donc s’atteler à régler la voiture mercredi avant d’améliorer nettement les chronos jeudi soir. En performance, la voiture nous a semblé en net progrès puisqu’elle ne concède que 2 secondes à la meilleur Courage Oreca. Un écart certe conséquent mais inférieur à celui qui séparait les deux autos sur les circuits plus courts emprunté en Le Mans Series. |


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Démarreur, boite de vitesse, direction, sorties de piste… les problèmes se succédaient dès l’entame de la deuxième heure de course. Finalement les deux EE1 étaient victime d’une casse de transmission dimanche matin. Malgré ce double abandon, la 20 et la 21 auront respectivement couvert 189 et 158 tours, soit près de 5000 kilomètres. Une expérience non négligeable pour Sergio Rinland qui doit maintenant travailler la fiabilité pour prétendre jouer un rôle l’année prochaine. |
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Tokai University YGK
Courage Oreca YGK n°22 (Suzuki/Kageyama/Kurozawa)
Qualifications : 22ème temps
Course : Abandon après 17h39 de course
Meilleur tour en course : 3:52.274 |
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L’analyse d’endurance-series : Avant qu’elle n’arrive en France nous ne savions rien ou presque de cette équipe. Professeur à l’Université de Tokai depuis 1994, Yoshimasa Hayashi connaît bien les 24 heures du Mans puisqu’avant d’enseigner à l’université, il fut le concepteur du bloc Nissan V8 turbo VRH35Z, capable d’atteindre les 1200 chevaux en qualification. Une puissance qui ne fait pas la force du V8 YGK si l’on se réfère a la vitesse de pointe de l'auto chronométrée 282 km/h ! Les 25 étudiants qui découvraient l’auto et le circuit ont certainement beaucoup appris lors de leurs multiples interventions, mais en piste la voiture n’est jamais parvenue à descendre sous les 3’50… Finalement une rupture de la boite de vitesse aura raison de la Courage blanche. |
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Autocon
Creation Judd n°23 (Lewis/Willman/McMurry)
Qualifications : 21ème temps
Course : Abandon après 18h18 de course
Meilleur tour en course : 3:43.217 |
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L’analyse d’endurance-series : Si l’équipe californienne se rendait pour la première fois au Mans, Bryan Willman et Chris Mac Murry avaient déjà participé à l’épreuve en 2004 au volant de la Pilbeam du Team Bucknum Racing. Si l’équipe utilise une ancienne CA06-H en ALMS elle disposait cette fois du second châssis CA07. Un emprunt que n’a, semble-t-il, pas vraiment apprécié Felipe Ortiz propriétaire du châssis et malgré tout écarté du volant de la n°14. A l’instar de la Pescarolo LMP1 du Saulnier Racing, l’objectif n’était autre que celui de franchir la ligne d’arrivée. Un objectif que Mike Lewis ne pouvait atteindre en raison d’une rupture de la boite de vitesse survenue à 4 heures de l’arrivée. |
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Terramos
Courage Mugen n°24 (Terada/Takahashi/Katoh)
Qualifications : 18ème temps
Course : Non classée ; 224 tours couverts
Meilleur tour en course : 3:41.589 |

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L’analyse d’endurance-series : Moins distancée que sa consœur de l’université Tokai, la Courage à moteur Mugen n’a pas vraiment convaincu. Jeudi soir, la voiture se faisait tamponner par la Peugeot 908 de Ricardo Zonta qu’elle envoyait dans le mur des virages Porsche. Sorties de pistes et multiples ennuis mécaniques, la voiture rouge aura passé huit heures dans les stands ! En conséquent, quand elle franchissait la ligne d’arrivée dimanche à 15 heures, il lui manquait plus de 40 tours pour être classée. |
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