à la rencontre de PLANETLEMANS

Peu après que Rick Wilson ait stoppé l’aventure du site maison blanche, clin d’œil au célèbre entonnoir du circuit Sarthois, un nouveau média web a vu le jour. Nous sommes alors en 2002, et depuis, PLANETLEMANS n’a cessé d’être une des références dans le monde du média « endurance ».

Pour celles et ceux qui le découvriraient maintenant, PlanetLemans traite de manière la plus réactive possible l’actualité des 24 Heures du Mans, Le Mans Series, American Le Mans Series et FIA GT. Nos amis néerlandais disposent d’une superbe couverture photographique, grâce au talent de Sander Van Dijk, et sont très bien implantés dans le monde des courses GT et Protos. Quoi qu’il en soit, un excellent site de news, de photos, d’interviews et de documentaires, pour tous les fans de courses d’endurance.

Pour mieux vous faire partager l’ambiance PLANETLEMANS, nous avons interviewé Sander Van Dijk, rédacteur en chef du site qui à gentiment accepté de partager ces quelques lignes avec nous.

 

Endurance-Series : Bonjour Sander, pour nos lecteurs qui ne te connaîtraient pas encore, peux-tu nous dire quelques mots sur toi ?
Sander Van Dijk : bien sur, j’ai 32 ans et je vis à Haarlem, aux Pays-Bas. Mon travail de tous les jours n’a malheureusement rien à voir avec notre média, le sport auto ou le constructeur Spyker. Je travaille comme consultant pour la société EMC Consultancy, sans compter ma passion du Mans, le travail rédactionnel sur le site et les reportages que je fais pour Spyker. J’aime également beaucoup voyager, chose que j’ai pu faire souvent grâce à ma profession. Généralement, j’essaye de passer un mois dans l’année aux antipodes. L’an passé, je pris mon baluchon et ma tente, et je suis parti en Argentine. Cette année, si j’ai le temps, et j’espère l’avoir, j’irai en Asie.

 

Endurance-Series : Sander et la compétition automobile, qu’est ce que c’est ? T’intéresses tu à toutes les disciplines, ou une en particulier ? Depuis quand te passionnes-tu pour l’endurance ?
Sander Van Dijk : Pour être honnête, il y a encore quelques années, je n’étais pas vraiment intéressé par les courses. Je suis allé voir à plusieurs reprises des compétitions à Zandvoort sans grande passion, mais tout cela était avant que Frank, Vincent et moi même décidions d’aller au Mans. La première fois, nous y sommes allés sans billet, avec une simple carte et nous ne pensions jamais ne pas pouvoir rentrer sans avoir acheté des billets à l’avance ! Du coup, nous avons raté la course, c’était en 1999. L’année d’après, nous avons mieux géré cela et lorsque j’ai assisté à la première séance qualificative, j’ai attrapé instantanément le virus des 24 Heures… L’ambiance, le bruit et les odeurs sont vraiment uniques. Depuis, j’essaye de ne pas manquer une seule édition des 24 Heures et des manches du FIA GT.

 

Endurance-Series : Raconte nous l’histoire de PLANETLEMANS.
Sander Van Dijk : L’un des mes loisirs favoris à l’époque étaient la photographie. J’ai acheté un Reflex Pro pour couvrir les événements, mais personne ne voulait utiliser mes photos. Frank et moi avons alors changé notre façon de voir les choses. Si personne ne voulait nos, travaux, nous allions créer notre propre demande… Le site venait de naître. Dans le même temps, un populaire site anglais venait de disparaître, et nous avons senti qu’un vide était présent. Dans un premier temps, nous nous sommes attachés à publier les communiqués de presse des écuries, et au fur et à mesure notre équipe s’est agrandie et au jour d’aujourd’hui, tous les articles en ligne sont de nous. Pour nous caractériser, on peut dire que PLANETLEMANS est un site de passionnés, comme peuvent l’être d’autres médias tels qu’Endurance Info et Project Le Mans. Nous avons tous un « vrai » travail, et à aucun moment nous avons décidé de créer ce site pour gagner notre vie. Chez nous, l’un est photographe, l’autre webmaster, l’autre journaliste, et tous avec la même motivation et la même passion de l’endurance.

 

Endurance-Series : Quel est ton meilleur souvenir au Mans ?
Sander Van Dijk : J’en ai plusieurs, mais je dois avouer que le première fois que j’ai collaboré avec le Racing For Holland pour les 24 Heures est restée un moment magique. Derrière le rail à l’aube le dimanche matin, avec mon appareil photo, est également un instant unique. Voir les voitures rouler la nuit, avec les freins en fusions, les flammes… que de souvenirs.

 

Endurance-Series : Si tu avais la possibilité de revivre une course d’endurance du passé, laquelle serait-elle ?
Sander Van Dijk : Je n’ai pas forcement l’envie de revivre un moment du passé, mais c’est vrai qu’en voyant les courses de VHC ou en lisant les livres retraçant l’histoire, j’ai parfois l’idée d’avoir manqué quelque chose d’extra. J’aurais vraiment aimé voir rouler les CanAm, et tout particulièrement la 917/30.

 

 

Endurance-Series : Comment sont perçues les aventures du RFH et Spyker aux Pays-Bas ? Ils sont suivis par la presse généraliste ?
Sander Van Dijk : Les courses d’endurance sont très peu connues chez le grand public. Beaucoup de gens ont en effet entendu parler des 24 Heures du Mans, mais les LMS manquent vraiment de publicité. Par exemple, vous ne pouvez pas suivre les courses à la télévision, sauf sur MotorsTV. En ce qui concerne Spyker et le Racing For Holland, ils sont plus souvent connus pour leurs activités en F1 et en A1GP. Il existe cependant un « petit » groupe de supporters qui suit les courses d’endurance et qui sont fans du RFH. Notamment au Mans…

 

Endurance-Series : le public Hollandais est très « chaud » tous les ans dans la Sarthe, comment l’expliques-tu ?
Sander Van Dijk : je ne sais pas ! Tu sais, en Hollande, tu portes un t-shirt orange, et c’est parti pour faire la fête… (rires)

 

Toute la rédaction d’Endurance-Series remercie Sander Van Dijk pour sa disponibilité.

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Pierre-Yves RIOM