24 heures du Mans, bilan des GT2

RISI COMPETIZIONE

Ferrari F430 GT n°97 (Salo/Melo/Mowlen)
1ère séance Qualificative  : 3ème temps
2ème séance Qualificative : 3ème temps
Warm-Up : 6ème temps
Course : Abandon au 223ème tour

 

Ferrari F430 GT n°97 (Krohn/Braun/Jonsson)
1ère séance Qualificative  : 6ème temps
2ème séance Qualificative : 13 ème temps
Warm-Up : 8ème temps
Course : 2ème position à 1 tours des vainqueurs GT2

 

L’analyse d’endurance-series :
RISI, ou lorsque la déception se mêle à la joie. A la vue des premières heures de course, on s’est demandé qui pouvait enlever la victoire à la Ferrari n°97. Pourtant 24 heures après, c’est bien la n°99, engagée sous les couleurs du Krohn Racing, qui se retrouve sur la deuxième marche du podium. En ce qui concerne la voiture de pointe, elle a malheureusement subit la dure loi du Mans, certes en dominant longuement la catégorie mais en ne voyant pas les lueurs du petit matin. L’équipage était très rapide, la preuve en est leur troisième temps en qualif, mais une sortie de piste durant la nuit ne leur permettra pas de concrétiser leurs légitimes espérances. Pour la seconde auto, la n°97, cette seconde place à l’arrivée est une grande surprise. 5ème de la catégorie à la mi-course, le trio américain a fait preuve de patience et de régularité à défaut d’une grande rapidité. Leur meilleur tour en course prouve leur tableau de marche, en moyenne à trois secondes de la Porsche IMSA, la plus rapide au tour. 

 

 

 

 

IMSA PERFORMANCE MATMUT

Porsche 997 GT3-RSR n°76 (Narac/Lietz/Long)
1ère séance Qualificative  : 2ème temps
2ème séance Qualificative : 3ème temps
Warm-Up : 1er temps
Course : 1er des GT2, 320 tours

L’analyse d’endurance-series :
L’ équipe IMSA vient de rentrer dans la cour des grands. Aussi bien les pilotes que tout le staff du Team ont fait preuve d’une grande force lors de ces 24 Heures du Mans 2007. La tache n’était pourtant pas simple face à des Ferrari solidement préparées et plusieurs 997, certes en positions attentes, mais d’un niveau de performance très élevé. Ce qui a probablement fait la différence à l’arrivée a été la gestion délicate de la piste et du trafic, dans des conditions météo très particulières. Coup de chapeau également à l’équipage, très rapide et très constant. L’appui indiscutable de Pat Long a été d’un bénéfice énorme dans la course à la victoire. Notons également qu’en plus d’avoir été extrêmement régulière, la Porsche n°76 a été crédité de la meilleure vitesse de pointe enregistrée en GT2 : 297km/h, aussi vite que l’Aston-Martin DBR9 n°100 de la BMS et plus rapide que la Zytek Barazi n°32 !

 

AUTORLANDO SPORT

Porsche 997 GT3-RSR n°63 (Simonsen/Ehret/Nielsen)
1ère séance Qualificative  : 5ème temps
2ème séance Qualificative : 1er temps
Warm-Up : 9ème temps
Course : 3ème position à 11 tours des vainqueurs GT2

L’analyse d’endurance-series : Comme nous l’avions dit lors des essais préliminaires, la surprise pouvait venir du Team Autorlando. Ce fut effectivement le cas avec une très belle troisième place sur le podium à l’arrivée. La course de la Porsche italiano danoise n’a pourtant pas été toute claire. Un changement d’amortisseur, une crevaison puis un tout droit à la première chicane des Hunaudières en fin de course a compliqué leur tâche pour finalement rendre encore plus méritant ce podium acquit dans la douleur. Félicitations donc à eux, ils confirment les espoirs que nous avions placé en eux au soir de la journée test. Petit plus pour Alan Simonsen, qui a prouvé sa rapidité au volant de la voiture allemande, et cela dans les conditions météo que l’on sait.

 

TEAM LNT

Panoz Esperante GTLM n°81 (Kimber Smith/Watts/Milner)
1ère séance Qualificative  : 8ème temps
2ème séance Qualificative : 4ème temps
Warm-Up : 3ème temps
Course : Abandon au 60ème tour

 

Panoz Esperante GTLM n°82 (Dean/Tomlinson/Bell)
1ère séance Qualificative  : 11ème temps
2ème séance Qualificative : 7ème temps
Warm-Up : 13ème temps
Course : 5ème position à 12 tours des vainqueurs GT2  

                   

L’analyse d’endurance-series :
Que pouvaient espérer les deux Panoz LNT ? Au final, pas grand chose puisque leur coup de poker de l’an passé n’a pas pu être réitéré. La faute à une concurrence nettement plus fiable que lors de la 74ème édition. Les deux GT américaines sont encore très loin des Ferrari et Porsche en performances pures.  Cinq secondes sur un tour, c’est un gouffre pour espérer jouer placé à l’arrivée. La n°82 abandonnera dans la nuit suite à la casse de sa boite de vitesse et la n°82 clôturera le classement de la catégorie à l’arrivée, à 12 tours des vainqueurs. Après cette nouvelle déconvenue, il va falloir remobiliser les troupes et redresser très vite la barre dans la deuxième moitié de saison LMS…le sympathique Team anglais en a vraiment besoin.

 

 

 

SPYKER SQUADRON

Spyker C8 Spyder GT2R n°85 (Belicchi/Chiesa/Cafi)
1ère séance Qualificative  : 7ème temps
2ème séance Qualificative : 9ème temps
Warm-Up : 9ème temps
Course : Abandon au 145ème tour

 

Spyker C8 Spyder GT2R n°85 (Janis/Kane/Hezemans)
1ère séance Qualificative  : 9ème temps
2ème séance Qualificative : 6ème temps
Warm-Up : 4ème temps
Course : Abandon au 70ème tour

 

L’analyse d’endurance-series :
Difficile année pour les toujours aussi belles voitures bataves. Ni la n°85, ni la n°86 ne verra l’arrivée suite à des problèmes mécaniques. A la mi-course, il n’y avait plu de Spyker sur la piste mancelle, un problème de transmission et un serrage moteur mettant fin à la course des voitures oranges. Il est vrai que les Spyder ont nettement progressé depuis deux ans, mais la comparaison avec les meilleurs voitures de la catégorie (Porsche 997 et Ferrari F430) est encore un peu prématurée tant les GT hollandaise sont loin des meilleurs en performances pures. Sur des pistes plus tortueuses ou moins rapides, elles peuvent se battre pour la victoire (si la fiabilité est là )mais sur un circuit comme Le Mans, le gouffre de 6 à 9 secondes encaissé au tour relègue bien loin les Spyker C8.

 

 

 

AF CORSE

Ferrari F430 GT n°78 (Macari/Newey/Aucott)
1ère séance Qualificative  : 13ème temps
2ème séance Qualificative : 10ème temps
Warm-Up : 11ème temps
Course : 4ème position à 12 tours des vainqueurs GT2

L’analyse d’endurance-series :
Plaisir, tel était le maître mot de l’équipage de la Ferrari F430 GT n°78 au moment du départ. Avec un meilleur tour en 4.12.281, soit plus de sept secondes moins vite que la Porsche IMSA, le trio Newey/Macari/Aucott a été l’un des moins rapides de ces 24 Heures du Mans 2007. La présence du célèbre ingénieur britannique le laissait présager, le tableau de marche de la très belle voiture italienne était très « spirit of Le Mans », voir même « vintage » par moment. Quoi qu’il en soit, la voiture termine la course à la quatrième place, et à seulement un tour de la Porsche 997 GT3-RSR Autorlando. L’exploit n’était donc pas si loin…Tout comme la F550 GTS du Team Convers en GT1, la présence de cette auto n’était peut être pas indispensable au départ de la grande classique Sarthoise…

 

GPC SPORT

Ferrari F430 GT n°83 (Vaillaroel/Rosenblad/Marsh)
1ère séance Qualificative  : 11ème temps
2ème séance Qualificative : 12ème temps
Warm-Up : 11ème temps
Course : Abandon au 252ème tour

L’analyse d’endurance-series :
Course assez anonyme pour la voiture engagée sous les couleurs du Team GPC Sport. Dans les profondeurs du classement à chaque séance (9ème sur la grille), la F430 n°83 a connu un début de course particulièrement difficile suite à des problèmes mécaniques, puis une sortie de route au 252ème tour ( Carl Rosenblad alors au volant) mettra fin à la course difficile de cette auto. Surprenant et décevant pour une équipe favorite au titre en Le Mans Series…

 

SCUDERIA ECOSSE

Ferrari F430 GT n°87 (Niarchos/Kirkaldy/Mullen)
1ère séance Qualificative  : 1er temps
2ème séance Qualificative : 8ème temps
Warm-Up : 3ème temps
Course : Abandon au 241ème tour

L’analyse d’endurance-series :
A l’image du Team de Giuseppe Risi, la Scuderia Ecosse peut nourrir beaucoup de regrets au terme de la course. Constamment dans le trio de tête, la Ferrari F430 GT n°87 (seule vraie représentante du FIA GT) a même mené l’épreuve après l’abandon de sa sœur et rivale n°97 (RISI Competizione). Andrew Kirkaldy, toujours aussi rapide au volant de la GT italienne, avait signé une très belle pole position en 4.04.185, parfaitement significative de leur prétention de victoire. Il en sera finalement autrement, la faute à une transmission récalcitrante qui achèvera la belle rouge italo-anglaise au 241ème tour de course. Dommage, la préparation était là, les pilotes et la voiture aussi. L’équipe de Stewart Roden vient de connaître la dure réalité du Mans.

FLYING LIZARD MOTORSPORT

Porsche 997 GT3-RSR n°80 (V.Overbeek/Neiman/Bergmeisteri)
1ère séance Qualificative  : 4ème temps
2ème séance Qualificative : 5ème temps
Warm-Up : 2ème temps
Course : Abandon au 124ème tour

L’analyse d’endurance-series : L’un des trois grands favoris au tapis. Avant de prendre le départ de ces 24 Heures, il est clair que la Porsche du Flying Lizard avait toutes les armes pour s’imposer le dimanche à 15 heures. Malheureusement, la course de la Porsche américaine, superbement décorée pour l’occasion,  s’est transformée en véritable calvaire. Légèrement en retrait sur la grille, Johannes van Overbeek et Jorg Bergmeister ont réussi une première partie de course superbe, remontant dans le trio de tête en fin de soirée, au contact de la Ferrari F430 n°97 RISI (on se souvient de Sebring !). C’est alors que les malheurs vont entrer en scène : la perte d’une portière, de l’aileron arrière et finalement un bris de boite de vitesse clouera à son box la Porsche RSR, vers deux heures du matin dimanche. Il ne suffit pas d’être favoris au Mans pour l’emporter, et tout comme la Scuderia Ecosse, le lézard en a fait la douloureuse expérience. Avec la meilleur des Ferrari RISI également out, la suite de la saison ALMS risque d’être bouillante…

 

SEIKEL MOTORSPORT

Porsche 997 GT3-RSR n°71

(Collin/Felbermayr Jr/Felbermayr)
1ère séance Qualificative  : 12ème temps
2ème séance Qualificative : 11ème temps
Warm-Up : /
Course : Abandon au 68ème tour

L’analyse d’endurance-series :
Pour sa dernière participation à la plus grande épreuve d’endurance au Monde, Peter Seikel aurait espéré et mérité mieux qu’un simple abandon. Certes le grand monsieur ne cherchait pas la victoire, surtout face à des voitures bien plus rapides, mais une arrivée au pied du podium dimanche était prenable. Peter Seikel le sait très bien, Le Mans n’est pas une course comme les autres et un petit problème moteur clôturera la progression de la 997 RSR n° 71 en début de soirée samedi. Comme souvenir, nous nous rappèlerons de la première participation aux 24 Heures du Mans de l’équipe de Freigericht, en 1994 avec une Porsche 968 Turbo RS…John Nielsen doit s’en rappeler.

 

Pierre-Yves RIOM // Photos PY RIOM