> Mazda, le grand retour ? (29 Décembre 2007)

La déco rappelle clairement la fameuse787b

Acteur discret de l’endurance en Amérique et prochainement en Europe comme motoriste, Mazda nous offre l’occasion de rêver d’un « vrai » retour dans la Sarthe.

 

La Furai Concept, c’est son nom, qui sera présentée officiellement au North American International Auto Show (Salon de Detroit) ne cache pas son identité ni ses origines. Dès le premier regard, les pointillés formants des losanges rappellent la décoration de la fameuse 787B victorieuse au Mans en 1991… Pas d’ambigüité possible, l’endurance est bien au cœur de cet outil marketing de la firme d’Hiroshima.

Le châssis est empreinté à la Courage C65

Le parallèle avec notre discipline ne s’arrête pas là puisque la Furai empreinte le châssis de la Courage C65 vue en ALMS. A l’image de la Peugeot 908 présentée au Mondial de l’Automobile 2006 et comme tout concept-car préfigurant une voiture de course, l’aspect design est exagérément présent au détriment de l’efficacité. Pourtant, selon la société Swift Engineering sollicitée pour ce projet, La Furai génère pratiquement autant d’appui que la Courage C65 sans pourtant avoir bénéficié d’une étude en soufflerie. Coté mécanique, la technologie du moteur rotatif est encore de la partie. Placé en position centrale, le tri-rotor 20b carbure à l’éthanol E100 et annonce une puissance de 450 chevaux. Complètement fonctionnelle, la voiture a déjà roulé sur le circuit de Laguna Seca aux mains de Jamie Bach.


Sans tomber dans l’excès d’optimisme, la venue de cette voiture n’est certainement pas anodine. Wait and see…

 

Julien HERGAULT / Photos et Informations Mazda

 

 

 

 

 

 

 

> "McLaren était prêt" Gordron Murray (24 Décembre 2007)

Une petit news qui n’en est pas vraiment une, mais qui nous a pincé le cœur et aussi laissé rêveur …
« McLaren était prêt à revenir en piste pour les 24 heures du Mans », c’est ce que déclare Gordon Murray ce mois ci dans le magazine anglais Motorsport.

 

2001 - Nous sommes à l’aube du nouveau millénaire et Audi règne déjà sans partage en terre mancelle. Le temps est passé sur la fabuleuse victoire acquise 6 ans plus tôt, le triomphe de la McLaren F1 ne reste qu’un exploit sans suite acquis dans des conditions favorables aux GT et face à une maigre concurrence. Sous le nom de code « Project 6 », l’ingénieur sud-africain élabore cette fois un « vrai » prototype doté de solutions audacieuses comme les radiateurs placés sous la voiture. Une maquette est réalisée et les premiers tests en soufflerie laissent présager un très bon potentiel. Aujourd'hui encore, Gordon juge le rapport appui / résistance aérodynamique excellent pour une LMP900 de l’époque…
Evidement, aucune « Project 6 » ne sortira des ateliers de Woking. Certainement refroidi par l’échec commercial de la F1, Ron Dennis ne donna pas suite au projet. Alors que l’endurance se remettait difficilement de la mort des GTP, on peut regretter que McLaren ne soit pas venu soutenir Panoz et Oreca dans leur lutte face à l’ogre Audi.
Faites de beaux rêves, joyeux noël.

 

Julien HERGAULT / Photo Mclaren / Informations Motorsport

 

 

> Réglement technique 2008 : Stabilité et ouverture (23 Décembre 2007)

Toutes les courses qui vont se dérouler sous le label Le Mans en 2008 (24 Heures du Mans, American Le Mans Series aux USA, et Le Mans Series en Europe), vont répondre au nouveau cahier des charges défini par l’Automobile Club de l’Ouest. Celui-ci a valeur de règlement technique pour tous les concurrents ; les catégories admises en 2008 restant inchangées : prototypes LM P1, LM P2, et Grands Tourismes LM GT1 et LM GT2.

 

 

Stabilité et ouverture sont les lignes de force de ce règlement 2008 :
- le règlement des LM GT1 et LM GT2 reste identique à 2007 ;
- les performances instantanées des LM P1 essence sont rapprochées de celles des LM P1 diesel ;
- une différence évidente de niveau de performance est maintenue entre les prototypes LM P1 et les prototypes LM P2 ;
- les LM P2 sont confortés dans leur positionnement à destination des équipes privées. Ainsi, pour que les concurrents n’investissent pas inutilement dans la recherche de la diminution du poids des voitures, le poids des LM P2 est augmenté de 50 kg.
Toujours dans un esprit de réduction des coûts, l’autorisation est donnée aux LM P1 et LM P2, dès 2008, d’utiliser des moteurs issus de la grande série (par opposition aux motorisations exclusives pour voitures de course).
Quant à l’ouverture vers les biocarburants, elle met en évidence le soin apporté par l’ACO à la protection de l’environnement et à la diminution de la consommation des énergies fossiles. En conséquence, l’essence à composante éthanol (10%) et le diesel (BTL) seront admis en 2008 en LM P1 comme en LM P2.

 

 

Nouveautés du règlement ACO 2008
- LM P1 :
- poids minimum de 900 kg
- brides des moteurs essence augmentées de 3%

- LM P2 :
- augmentation du poids de 50 kg (porté à 825 kg)
- capacité du réservoir ramenée à 80 litres (au lieu de 90 litres)

- LM P1 & LM P2 :
- moteurs de grande série autorisés
- biocarburant admis : essence à composante d’éthanol (10%), et biodiesel (BTL)

- LM GT1 & LM GT2 : règlement identique à 2007


Toujours soucieux de la sécurité, et la barre des 3’30’’ sur un tour du circuit des 24 Heures ayant été franchie en course, l’ACO envisage de réduire les performances des LM P1 et LM P2.
Une discussion va donc être engagée avec les concurrents pendant l’année 2008 dans la perspective d’une mise en application en 2009 ou 2010.
Les modifications qui seront imposées porteront principalement sur la carrosserie, l’aileron et les brides, afin que les temps des LM P1 ne soient pas inférieurs à 3’30’’ sur un tour de circuit du Mans.

Pierre-Yves RIOM d'aprés le communiqué de l'ACO / Photos Audi et Peugeot Média et Endurance-Series

 

> La BMS Scuderia Italia au Mans avec une Ferari F430 GT (21 Décembre 2007)

Une courte brève pour vous annoncer que la BMS Scuderia Italia – présente ces deux dernières années aux 24 Heures du Mans avec une Aston Martin DBR 9 semi officielle sera présente en 2008 avec une Ferrari F430 GT équipée de toutes les évolutions 2008 ! C’est grâce à la seconde place acquise en championnat FIA GT – catégorie GT2 – que l’équipe de Tiziano Minuti a obtenu une invitation pour la prochaine classique mancelle. Cette seconde place fut décrochée avec une Porsche 997 GT3 RSR pilotée par Emmanuel Collard et Matteo Malucelli. La Ferrari sera équipée par Pirelli, fournisseur pneumatique de la BMS depuis 2005. Les noms des pilotes formant l’équipage seront communiqués ultérieurement. Deux voitures seront par ailleurs engagées en FIA GT. La BMS Scuderia Italia tient à remercier Porsche Motorsport pour la collaboration réalisée en 2007 et qui a débouché, outre le titre de vice champion FIA GT2, sur une victoire de catégorie aux 24 Heures de Spa Francorchamps.

1ère participation, en 1997 avec une Porsche GT1.

François Nassiet, d’après le communiqué de la BMS Scuderia Italia / Photo BMS Scuderia Italia

 

> Courage-Oreca : Au revoir A.E.R, (re)bonjour Judd (16 Décembre 2007)

Voilà le choix technique que viennent de prendre Hughes de Chaunac et ses hommes afin de propulser les Courage LM-P1 la saison prochaine en Le Mans Series et aux 24 Heures du Mans. Abandonnant le délicat A.E.R, l’équipe Courage-Oreca mise désormais sur un bloc Judd GV 5,5L et sa réputation maintenant faite de moteur puissant et fiable. Pour la structure Varoise, cette collaboration avec le motoriste du Warwickwhire n’est finalement qu’un retour aux sources comme nous le confirme Hughes de Chaunac : «  Nous entretenons les meilleures relations avec John Judd et Engine Developments depuis de très nombreuses années. Rappelons que c’est avec ORECA, et sous la bannière Mazda en 1992, que le Judd GV-10 de 3,5 litres – un pur moteur de course dérivé de la F1 – a  franchi pour la première fois la ligne d’arrivée aux 24 Heures du Mans (4ème place). Avec nos LM-P1 Dallara-Oreca en 2002, l’évolution  4 litres de ce même moteur ne nous a causé aucun souci de fiabilité. Il est donc naturel que nous poursuivions notre collaboration avec Engine Developments et John Judd père et fils, maintenant que leur V10 porté à 5,5 litres pour la catégorie LM-P1 est universellement reconnu comme la meilleure référence actuelle des moteurs à essence en endurance. »

 

A voir également, les 58 moteurs Judd ayant participé aux 24 Heures du Mans depuis 1992.
Cliquez ICI

 

 

Pierre-Yves RIOM / Propos recueillis sur le site  d'ORECA

 

 

> Gérard Welter de retour aux affaires ! (13 Décembre 2007)

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Après une année 2007 entièrement tournée vers le développement d’un nouveau sport-prototype LMP2, l’équipe de Gérard Welter sera de retour sur les pistes d’endurance en 2008.


Les 24 heures du Mans et la Le Mans Series sont en effet inscrits au calendrier des hommes de Thorigny qui poursuivent ainsi 30 ans d’histoire commune avec la mythique épreuve mancelle.


Le partenaire principal du programme est le groupe Salini, basé au Bourget en région parisienne, qui développe depuis plus de 40 ans de multiples métiers et services autour de la construction et de l’immobilier d’entreprise.
Ses dirigeants, Philippe et Stéphane Salini expliquent ainsi leur engagement : "Nous avons trouvé chez WR des valeurs qui sont les nôtres : esprit d’équipe, amour du travail bien fait, respect de la parole donnée. Ce nouveau défi va nous permettre de forger une identité forte auprès de nos clients et partenaires, dans un univers, l’endurance et Le Mans, qui nous fait tous rêver !"


Pour sa part, Gérard Welter ne cache ni son plaisir, ni sa motivation : "L’équipe a fait un boulot fantastique autour de cette nouvelle auto, et le groupe SALINI nous a permis de mettre les bons ingrédients là où il le fallait !"


Côté technique, on peut donc s’attendre à un savant mélange d’innovations et de solutions éprouvées : la WR LMP2008 sera ainsi équipée du V8 Zytek 3,4 litres associé à une boîte de vitesses Ricardo 6 rapports à commande électrique (système EGS de Zytek). Un ensemble performant et éprouvé qui animera un châssis et une aéro 100 % nouveaux.


La voiture et son équipage, déjà constitué, seront présentés officiellement courant janvier.

 

Julien HERGAULT / Photos et informations WR

 

 

> Mücke récompensé, McNish promu (5 Décembre 2007)

La saison des récompenses continue ! Après Emmanuel Collard, Jean-Christophe Boullion, Martin Short, Darren Turner et David Brabham aux BRDC Awards, c’est au tour de Stephan Mücke et Allan McNish d’être décorés voir honorés…

 

A l’occasion d’une grande soirée de l’ADAC (Allgemeiner Deutscher Automobil-Club), Stephan Mücke a reçu la coupe Herbert-Schultze. Ce trophée attribué chaque année depuis 1970 avait déjà récompensé le berlinois à quatre reprises par le passé. Les membres du jury ont élu le pilote Charouz pour ses performances et son éclectisme. Voyez plutôt : Sept victoires, treize podiums, et ce, aux commandes de quatre montures différentes ! (Lola Judd en LMS, Lamborghini Murciélago en FIA GT, Zytek 07S en ALMS, AMG-Mercedes classe-C en endurance tchèque)

 

A Edinburgh, c’est Allan McNish qui a été désigné par Le Scottish Motor Racing Club pour remplacer Jackie Stewart au poste de président du club. Le pilote Audi a accepté cette « promotion » lors du dîner annuel du club au Sheraton Hôtel. Allan était visiblement ravi et ému d’endosser ce nouveau rôle qui lui tient à cœur. Dans un long et beau discours, il déclarait vouloir faire tout son possible pour "aider les jeunes pilotes écossais à progresser". Dario Franchitti, lui aussi présent à ce repas, fut récompensé pour sa victoire à Indianapolis et son titre en IRL.

 

Julien HERGAULT / Informations & Photos Stephan MÜCKE & Allan MCNISH

 

 

> Collard et Boullion récompensés (28 Novembre 2007)

Emmanuel Collard et Jean-Christophe Boullion seront prochainement honorés par un award du British Racing Drivers' Club.

Les deux pilotes Pescarolo Sport vont recevoir le "Silverstone - Le Mans Challenge Award" qui récompense la meilleure performance combinée aux 24 Heures du Mans et aux 1000 Kms de Silverstone.
Pour rappel Emmanuel Collard et Jean-Chrsitphe Boullion ont terminé 3èmes des 24 Heures du Mans et deuxièmes des 1000 Kms de Silverstone comptant pour les Le Mans Series.
La cérémonie de remise des Awards se tiendra à l'hotel Savoy à Londres lundi 3 décembre.

 



Julien HERGAULT / Infomation Emmanuel COLLARD

 

 

 

 

> Matech Racing présente la Ford GT1 (26 Novembre 2007)

Vendredi 23 novembre, l'International Motor Show ouvrait ses portes au Luxembourg. Parmi les thèmes majeurs du millésime 2007, on peut citer Porsche en compétition, mais aussi Abarth et la mythique Fiat 500, la Peugeot 908 HDI FAP ou les reines du rallye que sont les Citroën C4 WRC et Ford Focus WRC…

 

Mais le salon sert aussi de cadre à une avant-première mondiale dans le domaine de l’endurance. En effet, la structure suisse Matech Racing, qui a fait renaître le mythe Ford GT40 en alignant des GT en configuration GT3 dans le championnat d'Europe du même nom, a décidé d'aller encore plus loin dans le rêve et la performance. Si les différentes catégories du Grand Tourisme seront redéfinies dès 2009, sur base de l'actuelle GT2 et selon la cylindrée des modèles, Matech Racing a décidé d'aller de l'avant en développant dès maintenant une version encore plus performante de la Ford GT. Véritable GT1 avant la lettre, le prototype présenté à Luxembourg disputera en 2008 le championnat VLN. Cette compétition exclusivement organisée sur le grand Ring est caractérisée par une réglementation assez large, qui permet à des préparateurs tels que Matech Racing d'expérimenter certaines solutions techniques.

 

Julien HERGAULT / Communiqué Matech

 

> Aston Martin Racing recrute un nouveau directeur (26 Novembre 2007)

Bien qu’il ne possède aucun lien de parenté avec Martin, Robin Brundle, qui rejoint Aston Martin Racing en qualité directeur n’est pas un inconnu dans le monde de l’automobile.

Ce britannique est l’ancien président d’un grand groupe automobile multimarques. Brundle a géré son groupe, le John Brundle Motors Limited, pendant 23 ans avant que l'affaire ne soit vendue cette année. Il s’occupera désormais de tous les aspects commerciaux et sportifs des activités mondiales d’Aston Martin Racing y compris le service client. Il sera épaulé dans sa tâche par George Howard-Chappell qui conserve son rôle de directeur sportif et technique.

 

David Richards : « Je suis enchanté d'accueillir Robin. Le département compétition offre déjà des bénéfices significatifs à Aston Martin et à ses équipes clientes, mais Robin a le potentiel pour nous faire progresser encore en conquérant de nouveaux marchés et en développant de nouveaux modèles. Robin possède une grande expérience de l’automobile et du sport automobile, il a prouvé qu’il possédait les capacités d’un directeur, c’est ce qu’il faut pour amener Aston Martin Racing encore plus haut. »

 

Robin Brundle : « Ayant managé et vendu avec succès mon entreprise, ce nouveau poste est parfait pour moi. J'ai observé Aston Martin Racing de loin et j’ai admiré la progression que l'équipe a réalisée en peu de temps. J'ai maintenant l'intention d’apporter ma contribution à l’équipe en particulier et au sport automobile en général. Je suis impatient de travailler avec George et le reste de cette brillante équipe. »

Julien HERGAULT / Informations & Photos ASTON MARTIN RACING

 

 

> Une Dome S101.5 laboratoire pour préparer la S102 (23 Novembre 2007)

La S101.5 du RFH reprend du service
Tatsuya Kataoka

Nous ne maitrisons absolument pas le japonais, mais l’utilisation d’un « traducteur en ligne » nous a permis de saisir en grande partie les informations diffusées dans un récent communiqué de la société Dome Cars Limited.

 

On le sait, la S102 qui défendra les couleurs de la firme japonaise en endurance l’an prochain sera un prototype « fermé ». Si la nouvelle arme du constructeur prendra la piste dans quelques mois, le développement de la voiture a déjà commencé ! C’est sur une S101.5 « laboratoire » que sont actuellement testés différents systèmes qui prendront place dans le nouveau modèle. La voiture du Racing For Holland, revenue au pays courant octobre, a reçu une nouvelle boite de vitesse et divers éléments qui ont été testé le 9 novembre à Sugo et le 12 à Fuji. Pour l’occasion, Tatsuya Kataoka et Daisuke Ito, pilotes en Super GT, se sont familiarisés avec la voiture et commencé le développement en vue de 2008. Si le paddle shift (vitesses au volant) a posé quelques problèmes, les premiers essais s’avèrent concluant. Cependant les ingénieurs se refusent à tirer trop de conclusions hâtives, la conception d’une barquette étant bien différente de celle d’un prototype « fermé ».


La nouvelle voiture est actuellement en phase de finition, son design final sera assez différent de l’image de synthèse présentée lors de l’annonce du projet. Si les nippons avouent avoir étudié de très près l’aérodynamisme de la Peugeot 908, la partie arrière de la S102 pourrait être très différente de la voiture française, le V10 Judd étant beaucoup plus compact qu’un V12 diesel.


Toujours est-il que Dome semble se donner les moyens de hisser sa S102 au plus haut niveau de l’endurance mondial. Nous attendons avec impatience la présentation de la belle.

 

Le Judd 5.5l toujours accouplé à une boite de vitesse X-Trac
La S102 ne sera pas le premier proto "fermé" de la marque. Ici la RL80 aux 24 heures du Mans 1980

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Julien HERGAULT / Photos Dome Cars Limited & Jean-François RIOM

 

> M. Lewis réalise un rêve, AutoCon sera au Mans en 2008 : sa réaction (21 Novembre 2007)

Vice champion LMP1 en American Le Mans Series cette saison, le Team Autocon Motorsport va, pour la première fois après deux saisons outre-atlantique, participer à la plus prestigieuse course d’endurance au monde. En effet, leur position de dauphin derrière le Team Audi Sport North America leur a permis d’obtenir une invitation à la prochaine édition des 24 Heures du Mans.

 

"Le Mans est l’ultime temple de la vitesse" M.Lewis

 

Dans une catégorie outrageusement dominée par les Audi R10 TDi officielles, la seconde place du championnat, synonyme de passeport pour la Sarthe, représentait de ce fait un enjeu colossal pour les écuries AutoCon, Intersport et Cytosport. Pour quatre petits points d’avance seulement sur le Team de Clint Field, ce précieux sésame a donc été attribué à la structure d’Escondido en Californie après une saison plus régulière que véritablement performante. Mais qu’importe la manière, seul le résultat compte, surtout lorsqu’il s’agit d’obtenir un billet pour Le Mans. Quoi qu’il en soit, l’AutoCon Motorsport mérite bel et bien sa seconde place au championnat, qui plus est acquise en changeant de voiture en cours de saison, délaissant ainsi la Lola pour la Creation à partir de la manche de l’Utah.

Michael Lewis, propriétaire de l’écurie déclare réaliser un rêve en participant aux 24 Heures du Mans : « D’un point de vue personnel, c’est l’apogée des courses de voitures de sports. Que puis-je dire de plus. Pour quelqu’un comme moi, qui a grandi dans le milieu de la course, idolâtrant les pilotes et les circuits, Le Mans est l’ultime temple de la vitesse. C’est pratiquement une terre sainte. Je vais apprécier chaque moment de cette expérience. Mon seul regret est que je ne puisse pas le partager avec mon père. Sa passion pour la mécanique et la course est la raison pour laquelle je suis là aujourd’hui. C’est également très gratifiant pour un propriétaire d’écurie. Après avoir commencé la compétition en club il y a 25 ans, participer aux 24 Heures du Mans consiste à courir au plus haut niveau parmi les meilleurs. C’est un accomplissement pour chaque personne ayant contribué à faire d’Autocon Motorsport, quelque chose de significatif. Un petit morceau de tous partira avec nous en Juin prochain. »

 

 

Pierre-Yves RIOM / Propos tirés du site web d'AutoCon / Photos AutoCon

 

> Des nouvelles de Marco Apicella (17 Novembre 2007)

On se souvient que le sympathique pilote italien Marco Apicella avait été victime d’un très violent accident lors de la séance qualificative des 24 Heures du Mans. Sa spectaculaire sortie de piste avait été provoquée par la rupture d’un flexible de frein et avait nécessité son hospitalisation. Pour mémoire le châssis de la Lamborghini Murcielago R-GT engagée par le Team JLOC avait du être remplacé par un ancien châssis DAMS. Atsushu Yogo et Koji Yamanishi avaient alors pris seuls le départ de la course, malheureusement soldée par un abandon à l’issue du… premier tour. Marco, qui prenait part cette année au championnat japonais SUPER GT dut ensuite respecter une longue période de convalescence. Ce n’est que lors de la finale de ce championnat, courue le 4 novembre dernier sur le circuit du Fuji Speedway, qu’il put faire son retour à la compétition, toujours au volant d’une Murcielago JLOC. Pour l’anecdote, Marco et son coéquipier Yamanishi ont été contraints à l’abandon.

 

François NASSIET / Photos Marco APICELLA & SUPER GT

 

> L’ACO accueille avec joie la naissance du Groupe Pescarolo Automobiles (29 Octobre 2007)

L’ACO a réagi ce week-end à l’annonce de la création du Groupe Pescarolo Automobile faite la semaine dernière. Voici le contenu du communiqué de presse :

 

Conscient de ses devoirs et de la portée de chacune de ses actions, l’Automobile Club de l’Ouest n’a jamais voulu déroger à son rôle d’organisateur des 24 Heures du Mans pour intervenir dans l’existence même d’un concurrent. Il n’empêche que l’ACO ne peut rester insensible au devenir d’une équipe, quelle que soit sa nationalité et sa dimension.   Autant dire sa satisfaction d’apprendre la création du Groupe Pescarolo Automobiles.
A l’instar d’Yves Courage qui, quelques semaines plus tôt, a scellé son avenir avec celui du Groupe Oreca, c’est donc au tour d’Henri Pescarolo de consolider enfin les moyens de son ambition de constructeur.
Au-delà de l’aspect structurel du rapprochement des sociétés Pescarolo Sport et Saulnier Racing, il faut saluer l’implication totale de Jacques Nicolet. Homme d’affaire avisé, repreneur de Saulnier Racing en ce début d’année 2007, c’est aussi un pilote reconnu.

Ainsi va l’endurance, à l’image de ces pilotes et entrepreneurs privés qui ne renoncent pas à se battre face à des usines, tandis que l’ACO se porte garant de l’équilibre des forces en présence. Et l’histoire lui donne raison, témoin cette embellie constatée depuis les sept dernières années, avec un nombre croissant d’équipes privées candidates aux 24 Heures du Mans alors que dans le même temps les constructeurs reviennent officiellement. Une situation qui oblige toujours l’ACO à procéder ainsi à une sélection délicate puisque pour mémoire, l’édition 2007 a enregistré 76 demandes d’engagements alors que la capacité maximum du circuit est de 55 voitures invitées à prendre le départ.

Autres sujets de satisfaction : l’incroyable suspense et spectacle des 24 Heures 2007 où devant 250 000 spectateurs (un record !), trois constructeurs différents se sont partagés le podium (pour la 2e fois seulement au cours de ces 30 dernières années !) ; et le caractère indécis du classement final de la saison Le Mans Series 2007 qui se jouera au Brésil, lors de la dernière course, le 10 novembre prochain.

L’ACO, dans sa sagesse d’entreprise centenaire, poursuivra ses efforts pour que le sport conserve sa merveilleuse incertitude jusqu’à l’arrivée de la dernière course, preuve d’un règlement juste et bien pensé.

Bienvenue donc au Groupe Pescarolo Automobiles, et rendez-vous en 2008 pour l’ensemble des séries Le Mans, qui connaissent un succès croissant sur tous les continents.

 

Julien HERGAULT / Communiqué ACO / Photos Julien HERGAULT

 

 

> Une nouvelle série type "Le Mans" (17 Octobre 2007)

Créé et développé par Geoscan Concept, un nouveau championnat avec des prototypes roulant au biocarburant sera inscrit en Super Série FFSA 2008 : La Bioracing Series. Geoscan Concept innove dans son positionnement unique et original de discipline monotype associée à l’utilisation de biocarburant. Le concepteur créé un nouveau prototype, le G.P 4.0, qui composera la Bioracing Series. Cette nouvelle discipline, présente sur les circuits français en 2008, confirme les 15 années consécutives d’implication en faveur des biocarburants de Geoscan Concept, organisateur de disciplines monotypes. La Bioracing Series poursuit la démonstration que performances sportives et respect de l’environnement sont compatibles. Ce prototype fermé, au design racé, bénéficiera de performances de tout premier plan. Geoscan Concept propose un budget optimisé « clef en main » à 65 000 € HT, comprenant la location du prototype G.P 4.0, l’assistance technique, la maintenance et la logistique. Le vainqueur 2008 de cette nouvelle compétition sera récompensé par un volant aux 24 Heures du Mans. Pour la Bioracing Series, l’avenir s’annonce en vert !

Prototype GP 4.0 (Geoscan Project 4 litres):
- Constructeur TORK Engineering
- Designer E Design
- Motoriste Sodemo
- Transmission Sadev
- Aérodynamique Aéro Concept Engineering


Fiche technique : 

CHASSIS
Type Sport Prototype fermé
Structure et matériaux Tubulaire + carbone
Suspensions Double triangulation AV et AR

MOTEUR
Type V6
Cylindrée 4 000 cm3
Emplacement Longitudinal
en position centrale arrière
Puissance (ch.DIN) 350 CV à 6000 tr/mn
Couple maxi 450 Nm à 4200 tr/mn
Carburant E85

TRANSMISSION
Boîte de vitesses Séquentielle 6 vitesses

FREINS
Type Disques ventilés,
Etriers Brembo 4 pistons

PNEUMATIQUES
Pneumatiques AV : 21/65/18
Pneumatiques AR : 24/65/18

DIMENSIONS
Longueur/Largeur/Hauteur 4 300 / 1 900 / 1 030 mm
Empattement 2 600 mm
Poids à vide 800 Kg

Julien HERGAULT / Communiqué Geoscan Concept & FFSA / Images Geoscan Concept

 

 

 

> Calendrier "Le Mans" 2008 (15 Octobre 2007)

Pour l’Automobile Club de l’Ouest, la saison 2008 se prépare activement, et c’est un programme riche en évènements exceptionnels qui s’annonce. Prenez date :
 

1er JUIN
JOURNEE-TEST 24 HEURES

Pour les 55 concurrents invités par l’ACO à participer aux 24 Heures du Mans, cette Journée-test est d’une importance capitale afin que les pilotes et mécaniciens s’étalonnent sur les 13,629 km du tracé mythique des 24 Heures. Pour eux, c’est LA journée à ne pas manquer, et pour les spectateurs, c’est l’occasion d’approcher (enfin) ceux qui écriront la légende des 24 Heures… dans 13 jours.

14 & 15 JUIN
24 HEURES DU MANS

La plus grande course du monde… et de l’espace. En 2008, le départ sera donné à 15 heures, en simultané sur la piste (par trois astronautes illustres) et depuis la station internationale orbitale (ISS), en liaison sur les écrans géants du circuit. Autant dire que sur terre, cette 76e édition est d’ores et déjà en route pour battre le record de fréquentation de 2007 (250 952 spectateurs !). Au niveau sportif, tout est fait pour que le suspense dure pendant deux tours d’horloge : ajustement de l’équivalence diesel/essence, esprit de revanche de Peugeot sur Audi, ambitions réaffirmées des autres prototypes « essence », bagarres interminables en GT, etc., et quelques surprises…

12 & 13 JUILLET
LE MANS CLASSIC

En année paire, le culte de l’automobile historique envahit le grand circuit des 24 Heures : 6 000 voitures de collection exposées en 2006 dans l’espace Clubs, et une succession de courses pendant 24 heures réservées aux voitures ayant déjà participé aux 24 Heures du Mans (ou du même type) entre 1923 et 1979. Magique, et hors du temps !

Pierre-Yves RIOM / Communiqué de Presse ACO

 

> Une tribune dans les Hunaudières ! (11 Octobre 2007)

Le futur stade du MUC 72. Pour les 24 heures, une tribune provisoire pourrait voir le jour sur son parvis. (image cliquable)

A l’issue du Trophée Inter-Ecuries, débuteront les travaux de modification du tracé au virage du Garage-vert. Mais les travaux ne concernent pas uniquement le circuit Bugatti puisque ce nouveau Garage-vert s’inscrit dans un projet global de création d’une nouvelle entrée éponyme (côté est du circuit Bugatti), à quelques pas du terminus du tramway. Les spectateurs pourront ainsi venir directement au circuit par les transports en commun. Un accès pour les personnes à mobilité réduite est prévu, ainsi que la possibilité d’implantation d’une tribune provisoire de plus de 2 000 places, et la mise en service d’un nouveau tunnel qui permettra de passer sous la piste pour remonter jusqu’à la passerelle Dunlop via les deux tunnels déjà existants. Cette nouvelle tribune pourrait s’élever sur le parvis du nouveau stade face aux Hunaudières.


Julien HERGAULT / Informations ACO / Image www.map3.net

 

 

> Le départ des 24 Heures du Mans 2008 sera donné depuis l'espace... (10 Octobre 2007)

Dans le cadre du centenaire de l’association entre les Automobiles Sarthoise Léon-Bollée et les pionniers de l’aviation américaine, le départ des 24 Heures du Mans 2008 sera donnée depuis la Station Orbitale Internationale (ISS). Sur terre, dans la ligne droite des stands du circuit des 24 Heures, trois astronautes seront également présents pour l’habituelle procédure de starter : le Français Jean-Loup Chrétien, l'Américain Mark Brown et le Russe Vladimir Titov. Au même moment, et retransmis en direct sur les différents écrans géants du circuit, les hommes présents dans la station spatiale abaisseront un drapeau Français, synonyme de feux vert pour cette 76ème édition de la classique Mancelle.

 

Pierre-Yves RIOM / Source OUEST FRANCE

 

> Riley travail sur une Corvette GT2 (10 Octobre 2007)

Si ce n'est la base de travail, aucun rapport avec la Corvette Markland vue cette année en LMS

A l’occasion du Petit Le Mans, Bill Riley a annoncé l’ouverture d’un nouveau programme visant à engager une Corvette en GT2. Actuellement impliqué en Gan Am, rappelons que Riley Technologie est une entreprise américaine basée à Mooresville. Spécialisé dans le design, l’industrie et le sport automobile, Riley a déjà participé plusieurs fois aux 24 heures du Mans, et même développé la Cadillac LMP900 en 2000. Nous savions que l’entreprise envisageait la construction d’une LMP1 fermée, mais rien jusqu'à présent n’avait filtré sur cette info.

 

L’annonce ayant été relayée par GM et Scott Atherton (président du Panoz Motor Sports Group) nous ne pouvons que donner du crédit à ce projet.

 

Bill Riley : « Nous sommes vraiment excités d’annoncer notre programme et nous avons confiance au sujet de cette Corvette. Nous espérons être compétitifs, nous avons utilisé tous les outils que nous pouvions pour que notre package soit le meilleur possible. Nous sommes pressés de la voir en action à Sebring. »
Pour cette étude, les toutes dernières technologies ont été utilisées y compris des méthodes de conception informatique intégrant la dynamique des fluides.

 

Les fans américains n’auront pas à attendre longtemps pour voir la voiture en piste puisque deux modèles seront engagés aux 12 heures de Sebring 2008. La question d’un engagement aux 24 heures du Mans n’a pas été abordée à Road Atlanta, mais gageons que de bons débuts à Sebring donneraient un essor mondial au projet !

 

Julien HERGAULT / Informations Riley Technologie

 

> Réglement ACO : des ajustements prévus pour 2008 (30 Septembre 2007)

Comme annoncé par Jean-Claude Plassart, Président de l’Automobile Club de l’Ouest, lors de la conférence de presse de juin dernier, en préambule aux 24 Heures du Mans 2007, l’ACO a mis à profit ces derniers mois pour affiner son étude sur l’équivalence entre les motorisations essence et diesel engagées dans la course.
 
Force est de constater que l’édition 2007 des 24 Heures a démontré l’équilibre du règlement en vigueur, avec un suspense magnifique jusqu’à l’arrivée, et la présence de trois constructeurs différents sur le podium (Audi, Peugeot, Pescarolo). Ceci n’était arrivé qu’une seule fois au cours des 30 dernières années (en 1999, avec le podium BMW, Toyota, Audi).

Par ailleurs, le même règlement nous vaut un final étonnant en Le Mans Series puisque le titre constructeur va se jouer lors de l’ultime épreuve de la saison, le 10 novembre prochain au Brésil.

Quoi qu’il en soit, garant de ce climat de confiance et cet esprit d’ouverture indispensable à l’endurance, l’ACO a pris le temps de consulter l’ensemble des concurrents. Il lui apparaît donc judicieux de rapprocher les performances, sur un tour, des prototypes LM P1 à moteur essence de celles des prototypes diesel, et de maintenir ainsi un suspense constant et visible à chaque instant de la course.

En conséquence, deux mesures d’ajustements techniques vont être prises pour l’ensemble de la saison 2008 :

 


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le poids minimum des LM P1 sera fixé à 900 kg.

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les surfaces de bride des motorisations essence vont bénéficier d’une augmentation de 3 %.


Ces ajustements interviennent avant la révélation, en novembre, des modifications affectant le règlement de la catégorie Prototypes (LM P1 et LM P2) qui, lui, restera valable plusieurs années.

 

Pierre-Yves RIOM / Communiqué de Presse de l'ACO

 

> Colin McRae : la disparition d'un grand Monsieur du Rallye (24 Septembre 2007)

La vocation première d’Endurance-Series est bien naturellement l’actualité de l’endurance, mais parce qu’il était un formidable pilote et parce qu’il a été l’un des rares « rallyemen » à être monté sur le podium des 24 Heures du Mans, nous souhaitions rendre hommage à Colin McRae, disparu dans un accident d’hélicoptère le 15 septembre dernier…

Colin était plus qu’un simple pilote de rallyes, il était un artiste du volant, capable d’arriver à l’équerre dans les épingles de l’arrière Pays Niçois 20 mètres avant le virage. Sous ses airs nonchalants, il était un grand téméraire derrière le volant, offrant aux spectateurs un spectacle grandiose. Trouverons nous quelque chose à redire sur sa fin de carrière en WRC, non puisque Colin ne prenait probablement plus beaucoup de plaisir au volant des voitures modernes devenues particulièrement aseptisées et avec lesquelles un artiste comme lui ne se sentaient plus à l’aise. Nous ne pouvons également que souligner son podium décroché aux 24 Heures du Mans 2004, au volant de la Ferrari 550 Prodrive, prouvant à cette occasion son incroyable homogénéité. D'ailleurs son palmarès en mondial des Rallyes en atteste, puisqu’il a su gagné tout au long de sa carrière sur la majorité des surfaces.

 

 

Parce qu’à la rédaction d’Endurance-Series nous sommes fans de Sport-Automobile avant tout, nous souhaitions rendre ce dernier hommage à un homme qui a marqué nos esprits, et qui a beaucoup contribué à éveiller la passion que nous avons pour ce sport.

Colin McRae en compétition, c'est...

 

1986 : Début en compétition
1991 (Subaru Legacy) : Victoire au York/Talkland, circuit d’Irlande, Scottish et Manx
1992 (Subaru Legacy 4WD Turbo) : Victoire au Vauxall, Pirelli, Scottish, Ulster et Manx
1993 (Subaru Legacy 4WD Turbo) : Victoire en Nouvelle Zelande
1994 (Subaru Impreza 555) : Victoire en Nouvelle Zelande, Australie et RAC
1995 (Subaru Impreza 555) : Victoire en Nouvelle Zelande et RAC
1996 (Subaru Impreza 555) : Victoire en Espagne, Sanremo et Acropole
1997 (Subaru Impreza WRC) : Victoire en Australie, RAC, Safari, Tour de Corse, Sanremo
1998 (Subaru Impreza WRC) : Victoire au Tour de Corse, Acropole et Portugal
1999 (Ford Focus WRC) : Victoire au Portugal et au Safari
2000 (Ford Focus WRC) : Victoire à l’Acropole et en Espagne
2001 (Ford Focus WRC) : Victoire à l’Acropole, en Argentine et à Chypre
2002 (Ford Focus WRC) : Victoire à l’Acropole et au Safari

 

Pierre-Yves RIOM

 

> Corvette C6-R n°63, réactions (24 Juin 2007)

La fin de course en GT1 fut malheureusement décapitée lorsque le safety car entra en piste peu avant l’arrivée. La C6-R n°63, bien plus rapide à ce moment là que l’Aston Martin DBR9 n°009 serait certainement revenue dans le diffuseur de l’anglaise et le résultat n’aurait peut être pas été le même… mais c’est la course. Certes l’équipe américaine est détrônée en terre sarthoise, mais la fin de saison ALMS et la prochaine édition du Mans en 2008 va nous  réserver une formidable revanche . Réactions des pilotes de la "Vette" 63…

 

Ron Fellows, très rapide à la fin de son dernier relais raconte : « La visibilité était épouvantable, et des flaques d’eau étaient présentes partout sur le circuit. Nous avons essayé de ne pas perdre trop de temps, et surtout de ne pas sortir de la piste. C’était un véritable challenge. Je ne suis pas particulièrement heureux de la sortie du safety car en fin d’épreuve, mais c’est la course. Toute l’équipe et mes coéquipiers ont fait un travail remarquable durant la course. En ligne droite, nous n’avions pas une vitesse de pointe suffisante pour suivre les meilleurs Aston, mais la météo a rééquilibré tout cela. »

 

Jan Magnussen malgré sa déception explique cette fin de course très électrique :  « A la fin de la course, j’ai pensé que la pluie allait nous « sauver », mais la voiture de sécurité en a décidé autrement. A ce moment là, Ron était extrêmement rapide, il était bouillant. Ce fut un régal de le regarder. Il grappillait des poignés de secondes à chaque tour, et nous avions même calculé lorsqu’il serait en position de doubler la DBR9 de tête. J’adore ces fins de courses… » … « nous avons vécu une grande épreuve. Pour nous, il s’agit d’une course presque parfaite. Nos ravitaillements n’était que ceux prévus pour les changements de pilotes, pleins d’essence et changements de pneumatiques, rien d’autre. Le seul problème est qu’un autre équipage n’a également connu aucun problème, et qu’ils étaient plus rapide que nous. »

Johnny O’Connell très déçu par la fin de course : « l’équipage s’est entendu à merveille. Nous avons tous les trois poussé la voiture à sa limite, dans des conditions très difficiles. La façon dont s’est terminée la course est une honte.  Nous étions plus rapides de 20 à 30 secondes au tour par rapport à la voiture de tête. Ron est revenu dans le même tour qu’elle, et là la voiture de sécurité est entrée en piste ! Cela aurait pu être l’une des arrivées les plus haletantes de l’histoire des 24 Heures du Mans, mais c’est comme ça ! »… « Nous sommes fiers de ce que nous avons accompli. Nous espérons qu’Aston Martin viendra aux Etats-Unis pour le reste de la saison. Il est clair que nous étions plus lents d’environ 1 à 2 secondes au tour lorsque la piste était sèche, mais sous la pluie la Corvette était bien mieux. C’est une course un peu spéciale pour moi car j’avais mon fils avec moi, je voulais lui faire partager l’ambiance du Mans. Je pense que cela signifie que nous devrons revenir l’an prochain et obtenir à nouveau une victoire ici, pour lui.

 

Pierre-Yves RIOM // Photos PY RIOM

> RISI Competizione , réactions (21 Juin 2007)

Lorsque Giuseppe Risi évoquera cette 75ème édition des 24 Heures du Mans, il hésitera certainement entre un souvenir heureux, et décevant. Certes sa voiture de pointe la n°97, pilotée par le formidable trio Salo/Melo/Mowlen n’est pas à l’arrivée, mais sa sœur n°99 (associé à Tracy Krohn) termine à la seconde place de la catégorie, juste derrière la Porsche IMSA. Autre grande satisfaction, celle d’un record. Colin Braun est le plus jeune pilote de l’histoire à monter sur le podium du Mans.

 

 

L’américain revient sur sa 1ère participation : « C’était fantastique, il y avait une marrée humaine sous mes pieds lors du podium. Lorsque j’ai vu toute l’équipe en bas, qui avait travaillé si dur, je me sentais mal de ne pas leur avoir offert la victoire. J’ai eu une chance énorme, merci à Tracy et Giuseppe. »
« Maintenant, je prends la direction de la NASCAR, et c’était le seule occasion de faire Le Mans. Pour cette première participation, je suis très fier d’avoir saisi l’opportunité de monter sur le podium. Chacun a travaillé très dur, et Tracy et Nic m’ont offert le plus d’informations possibles sur cette course. C’était un énorme effort collectif pour en arriver là. »

 

Tracy Krohn explique : « Les pilotes ont été très bons au volant, mais nous n’aurions pas connu ce résultat sans une super équipe. Nous avons eu une grande chance que la voiture soit si bien préparée et nous n’avons connu aucun ennui mécanique. Lors de la course, nous avons connu toutes conditions météo possibles, et je dois dire que la voiture était aussi bonne sur une piste humide ou sèche. »

 

Du coté de la voiture « rouge », le bilan est nettement plus décevant. Certainement parce que la voiture a dominé le classement de la catégorie durant onze heures de suite : « Il est très décevant de finir Le Mans comme cela. L’équipe a fourni un très gros travail et chacun a été au bout de soi même. Je veux remercier tout les membres du Risi Competizione et les hommes de chez Michelin qui ont fait un grand boulot et, bien sûr, Mika et Johnny. Nous n’avons pas pu finir la course, malgré que nous aillons été en tête jusqu’ici. Nous verrons la prochaine fois. » raconte Jaime Melo.


Mika Salo quand à lui évoque sa déception : « C’est dur de finir comme cela. Nous étions les plus rapides en courses, et nos arrêts aux stands se sont vraiment bien passés. La voiture était excellente. Durant la nuit, l’auto était parfaitement équilibrée, tout était parfait ! Jusqu’à ce que Jaime endommage la voiture sur une flaque d’huile laissée par un autre concurrent. Les mécaniciens ont vraiment bossé très dur et je voudrais d’ailleurs les en remercier pour cela. »

 

Pierre-Yves RIOM d’après le communiqué RISI Competizione // Photos PY RIOM & RISI Competizione

> IMSA Performance MATMUT, réactions (21 Juin 2007)

C’est fait, IMSA performance la tient sa victoire aux 24 Heures du Mans. Après des 1000Km de Valence aux souvenirs plutôt amers, l’écurie normande devait avoir une certaine idée de revanche derrière la tête. Quoi qu’il en soit, leur principal leitmotiv était une incroyable volonté d’accrocher la plus célèbre des courses d’endurance à leur tableau de chasse.  Dans une catégorie où la concurrence n’aura jamais été aussi performante, notamment face aux Ferrari RISI, l’équipe managée par Franck Rava avait placé de son coté les meilleures armes possibles pour cet affrontements : une voiture performante et fiable, une équipe expérimentée et techniquement très bonne ainsi qu’un équipage aussi rapide que régulier. Les Ferrari étaient pourtant les plus vites sur la piste, la n°97 menant les débats onze heures de suite avant d’abandonner, mais la 997 GT3-RSR de l’équipe française a su passer à travers les gouttes et remporter cette superbe victoire, cinq ans après l’implication du Team au haut niveau.

 

 

Franck Rava, le directeur sportif commente : « Ce jour était attendu depuis trois ans, cela faisait deux fois que nous passions à côté. Là, nous avons réussi à saisir l’opportunité et nous ne l’avons pas lâchée. Mais cela ne va rien changer. Nous allons poursuivre notre programme en Le Mans Series en essayant d’y être aussi bons que nous l’avons été aujourd’hui »


Les deux pilotes habituellement présents au volant de la Porsche en LMS (Narac/Litez), se sont vues épauler de la plus belle manière qu’il soit par l’américain Patrick Long, déjà titré en GT2 au Mans en 2004. Pour eux, il s’agit là d’une victoire acquise au détriments de nombreux efforts dans des conditions de course difficiles. Notons également qu’en plus de sa victoire en catégorie GT2, le Team IMSA y remporte le Michelin Energy Endurance Challenge.

Richard LIETZ : « Ce fut aussi dur que je l’imaginais, si ce n’est plus. Dès mon premier relais, j’ai été servi : des pneus slicks sur le mouillé, des « pluie » sur la piste qui séchait, de nombreux tours derrière le Safety Car alors qu’il fallait prendre garde de ne pas se relâcher. Et aussi des trajectoires pas toujours faciles à bien visualiser de nuit. J’ai bien aimé les double-relais, la cohabitation avec les gros prototypes, mais pas du tout celle avec les GT1 les moins rapides, impossibles à doubler. Surtout, j’ai vécu une expérience nouvelle pour moi et couronnée de succès, dans un team efficace et avec des équipiers qui ne l’étaient pas moins et qui n’ont commis aucune erreur. »

 

 

 

Raymond NARAC : « Je ressens une joie profonde. C’est à la fois une étape et un aboutissement. Il a fallu tant de travail pour en arriver là ! Les relais ont été si durs qu’à chacun d’entre eux, j’ai eu l’impression d’être dans une manche de Porsche Carrera Cup, tant le niveau était relevé avec ces diables de Ferrari qui ont fini par céder. Dès que mon tour arrivait, je me sentais bien, mais j’ai souvent commis des fautes, par exemple au petit matin avec l’humidité. D’un autre côté, cela ne fait que trois ans et demi que j’ai débuté, et je progresse à chaque fois. J’ai gagné une dizaine de secondes sur un tour depuis 2005. »

 

 

 

 

Patrick LONG : « J’avais déjà gagné le GT au Mans à ma première tentative en 2004, et j’avais presque trouvé cela normal. Puis je suis revenu en 2005 et 2006 sans réussir à rééditer cette performance. Il y a deux ans, j’avais terminé 2e dans le même tour que le premier, et j’avais été déçu de rater le coche de si peu. Cela m’a permis de mieux mesurer ce que représente une victoire au Mans, et de savourer encore davantage celle d’aujourd’hui. »


Hughes de Chaunac, impliqué au sein du Team a tenu à féliciter toute la structure IMSA pour sa très belle victoire : « Ce succès de l’équipe IMSA Performance Matmut est une superbe et fabuleuse récompense d’un travail acharné. Tout le mérite en revient à Franck Rava et à l’ensemble de son équipe d’ingénieurs et de mécaniciens. »

 

Pierre-Yves RIOM, d’après l’information presse de la MATMUT
Photos PY RIOM et Bernard BAKALIAN

> Jacques Villeneuve, « je reviendrai » (20 Juin 2007)

Samedi soir, lors de son premier triple relais, Jacques Villeneuve nous avait un peu inquiété, alignant des tours en 3:36, 3:37, là ou ses équipiers tournaient en 3:31, 3:32.
Patient, Jacques est progressivement monté en puissance, sans faire de faute et montrant à tous les observateurs qu’il possédait les qualités d’un grand pilote d’endurance.

 « Nous sommes sur une stratégie à trois relais. J’ai touché quelque chose avec l’avant en pleine ligne droite au début de mon relais et il a fallu remplacer le capot avant. C’est assez difficile, notamment à cause des reflets sur le pare-brise, mais je suis de plus en plus en confiance. Je suis surpris par le nombre d’abandons en LMP1. »

« J’ai pris plus de plaisir que lors de mon premier relais où j’avais été gêné par le soleil rasant et par le trafic. Là, tout s’est bien passé. Pour mon dernier run, la difficulté était de trouver la concentration pour adopter un le bon rythme entre consommation et vitesse. Le début de course était difficile avec beaucoup de trafic. Pour être à l’aise sur ce circuit, il n’y a qu’une solution : il faut déjà avoir fait l’épreuve au complet. Je reviendrai tant que je n’aurais pas gagné ! »

> Mattias Ekström (11 Juin 2007)

Parmi les nombreux documents que le service communication d’Audi adresse aux médias français, il en est un qui a retenu notre attention. Il s’agit d’interviews de chacun des pilotes, dans un esprit « décalé » qui correspond parfaitement à l’esprit que nous voulons donner au site. En attendant que la grande semaine du Mans débute, nous partageons ces documents un à un.

Mattias Ekström

Q’est-ce qui vous a mené au sport automobile ?
Mon père courait quand j’étais enfant. A l’époque, je ne m’intéressais qu’au hockey sur glace, au tennis et au football. Ma passion pour l’automobile m’est venue en 1992 quand un tournoi de tennis fut annulé à cause du mauvais temps. Comme nous étions désoeuvrés, un ami m’a proposé d’essayer son kart. Après cet essai, son père a déclaré « Quiconque possédant ce talent doit arrêter le tennis pour se mettre au karting ! »

Comment gagniez-vous votre vie avant d’être pilote professionnel ?
J’ai travaillé comme mécanicien.

Hormis la course automobile, quels autres sports suivez-vous ?
Le hockey sur glace, en particulier le Championnat suédois, le Championnat du monde des rallyes, le MotoGP. J’aime aussi regarder un bon match de tennis.

Admirez-vous un sportif en particulier ?
J’admire un grand nombre de sportifs mais deux personnalités de la course automobile, qui ont cessé leur activité, m’ont particulièrement impressionné : Walter Röhrl et Michael Schumacher.

Quels sports pratiquez-vous ?
Le jogging et l’aviron, plus le jet ski en été.

Si vous pouviez inviter la personnalité de votre choix à dîner, de qui s’agirait-il ?
Je rencontre généralement des gens ouverts et intéressants.

Votre ville préférée ?
Stockholm.

Julien HERGAULT / Communiqué Audi

> Lucas Luhr (11 Juin 2007)

Parmi les nombreux documents que le service communication d’Audi adresse aux médias français, il en est un qui a retenu notre attention. Il s’agit d’interviews de chacun des pilotes, dans un esprit « décalé » qui correspond parfaitement à l’esprit que nous voulons donner au site. En attendant que la grande semaine du Mans débute, nous partageons ces documents un à un.

Lucas Luhr

Qu’est-ce qui vous a mené au sport automobile ?
Mon père disputait des courses de 24 heures au Nürburgring. Quand il prenait place dans la voiture, j’ai pris son portefeuille et dépensé jusqu’au dernier penny sur le circuit de kart qui était à côté. Après quoi je lui ai demandé : papa, je veux un kart !

Comment gagniez-vous votre vie avant de devenir pilote professionnel ?
J’ai reçu une formation de commerce et de négoce en gros, et je vendais des voitures.

Hormis l’automobile, quels autres sports suivez-vous ?
Je ne suis pas un authentique fan de foot mais je regarde les grands matches. Je m’intéresse aussi au golf parce que j’y joue. Et je suis les concours de pêche.

Un sportif que vous admirez en particulier ?
Michael Jordan.

Quels sports pratiquez-vous ?
Le golf, le jogging, le vélo. Le tennis me plaît beaucoup et je m’essaye au football, où j’apprends encore. Enfin, j’aime aller pêcher.

Si vous pouviez inviter la personnalité de votre choix à dîner, de qui s’agirait-il ?
Michael Jordan.

Votre ville préférée ?
New York.

Julien HERGAULT / Communiqué Audi

> Spyker Squadron, réactions (11 Juin 2007)

Pour l’équipe néerlandaise, la journée d’essais préliminaires du 3 Juin a surtout été l’occasion pour les nouveaux pilotes de réaliser leurs dix tours réglementaires et de se familiariser avec le circuit Sarthois. 

Andrea Belicchi explique : « Andrea Chiesa a débuté la première partie de séance et a fait ses tours obligatoires. Puis, c’est moi qui ai pris le volant pour réaliser ces dix tours. Pourtant, ce n’est pas la première fois que je roule ici au Mans. En 1998, j’ai participé à la course de Spyder Renault mais ce n’était pas une course de 24 heures – plutôt 24 minutes d’ailleurs -   puisqu’il s’agissait de la course de support. Cela dit, nous avions utilisé le grand tracé et j’ai gagné la course. »

 

Pour les deux pilotes de la voiture n° 85, le programme de la suite de la séance consistait à vérifier le comportement de l’auto et peaufiner un réglage de base. La voiture a roulé sans problème et les deux pilotes ont senti une amélioration nette par rapport à la dernière course de Valence.

Pour la voiture sœur, la n°86, plusieurs petits problèmes sont venus perturber d’entrée de jeu le déroulement de cette journée test. L’équipe a procédé au changement des injecteurs, des sondes et de la gestion moteur. Une fois fait, Jerek Janis pouvait entrer en piste et y effectuer ses dix tours de « rookie ». Jerek Janis à propos de sa première expérience : « Pour moi, c’est la première fois que je pilote au Mans et c’est une toute nouvelle expérience. Je dois dire que le circuit est vraiment sympa, avec de très longues lignes droites mais cela dit pas très difficile d’un point de vue pilotage. La seule vraie partie compliquée est l’enchaînement des virages Porsche. Par rapport à Mike et Jonny qui connaissent bien le tracé, j’ai perdu beaucoup de temps dans cette partie très rapide du circuit et il est clair que j’ai encore besoin de temps pour rouler sur un bon rythme et être à l’aise à haute vitesse. A ce niveau là, le moteur est très bon. »

 

L’après midi, chacune des deux voitures a continué ses tours, à la recherche d’information et d’un bon setup. Un compromis a été trouvé pour la position de conduite d’Alex Caffi car il est légèrement plus petit que ses coéquipiers. Plus tard dans la journée, un problème sur la pompe à essence a causé l’arrêt en bord de piste de la voiture n°85. Ramenée au box à 17h20, il était trop tard pour repartir malgré le changement de pièce effectué dans les temps. Sur la seconde voiture, Mike Hezemans et Jonny Kane ont poursuivi et ont chaussé des Michelin plus performants en fin de journée. Malheureusement, un drapeau quinze minutes plus tard n’a pas permis de faire « péter » un temps.

 

La réaction de Peter Van Erp, responsable du Team : « L’équipe a fait du beau travail et ils ont travaillé très dur ces dernières semaines. Bien que nous ayons eu des problèmes mineurs durant cette journée test, nous sommes en progrès et notre course sera très certainement prometteuse ce week-end. Par rapport à l’an dernier, nos voitures ont gagné en vitesse en pointe, avec un gain de 7km/h, tout cela sans chercher la performance maximale. Les temps de Jonny sont très prometteurs, et nous espérons que les deux voitures puissent être aussi rapides en course. » 

 

 

Pierre-Yves RIOM d’après le site officiel du Spyker Squadron  // Photos PY RIOM

> Adrian Fernandez, réactions (11 Juin 2007)

Adrian Fernandez engage cette année une Lola Acura en American Le Mans Series. On sait l’intérêt que porte la firme japonaise pour les 24 heures du Mans et il est fort probable que le Fernandez Racing soit au départ de la classique mancelle l’année prochaine. Il n’est donc pas surprenant qu’Adrian vienne cette année en éclaireur au volant d’une des deux Zytek Lmp2 de l’équipe Barazi Epsilon. Premier mexicain du millénaire à participer aux 24 heures, Adrian découvrait les 13.6 km le 3 juin dernier.

« Un jeu vidéo donne une idée du circuit, permet d’apprendre la trajectoire, mais la réalité est totalement différente. Avec les simulations ou les caméras embarquées, on n’imagine pas les sensations physiques provoquées par les bosses ou les virages. Dans la première portion de la ligne droite, on passe dans un village, c’est cet endroit qui m’a le plus impressionné. J’ai aussi adoré Mulsanne, Indianapolis, Arnage... Il y a plusieurs belles portions, le Virage du Tertre Rouge est extrêmement rapide, tu lèves le pied, donnes un petit coup de freins et après c’est à fond pendant un bon moment. C’est vraiment un circuit atypique, avec une ligne droite séparée en 3 longues portions. Ensuite ça continue, l’approche d’Indianapolis est aussi très rapide. La première fois que j’ai pris la piste, j’avais un peu la chair de poule même si la veille j’avais reconnu les portions du circuit permanent en vélo et les parties routières en voiture. C’est un circuit stimulant mais aussi très dur, aujourd’hui 3 ou 4 voitures ont été gravement endommagées. A Salt Lake City, il y avait aussi une longue ligne droite mais le reste du circuit était très lent. Ici il y a beaucoup de longues lignes droites et les vitesses atteintes dans les virages rendent le circuit très technique. Le 3 juin, j’ai été surpris par nos performances, la voiture est très, très bonne, nous avons une bonne équipe et des bons coéquipiers. »

 

Julien HERGAULT / Communiqué Fernandez Racing

> IMSA-ORECA en 8 questions (10 Juin 2007)

Quelle est l’interconnexion entre les écuries IMSA et ORECA ?

 

"Leur rapprochement sur les circuits tient au partenariat avec la Matmut. Il s’est concrétisé au Mans en 2006 lorsqu’un ingénieur d’ORECA a renforcé l’équipe IMSA Performance-Matmut. Il a grandi cette année par la volonté de Daniel Havis, PDG du groupe Matmut, qui a demandé à Hugues de Chaunac de faire bénéfi cier les hommes de Franck Rava de l’expérience d’ORECA, dans les domaines techniques et sportifs."

 

Quel a été l’emploi du temps des équipes Matmut depuis le 3 juin ?

 

ORECA étant basé à Signes (près du circuit Paul Ricard HTTT) et IMSA Performance à Rouen, la majorité de l’effectif des premiers est restée sur le circuit, tandis que les seconds n’ont laissé qu’une structure légère (4 hommes) sur place. Mercredi 6 juin, Soheil Ayari et Laurent Groppi ont rôdé trains roulants, moteurs et boîtes de vitesses prévus pour la course à bord des Saleen n° 55 et 54. IMSA Performance a reçu de Stuttgart un ensemble moteur boîte neuf. Franck Rava n’avait pas encore décidé en début de semaine quand il le ferait monter sur la Porsche.

 

La Porsche n° 76 a été la plus rapide des LM GT2. Est-ce sa meilleure performance internationale ?

 

Non. Elle a réussi deux « pole » successives cette saison dans les deux courses auxquelles elle a pris part dans le cadre des « Le Mans Series », avec l’équipage Raymond Narac - Richard Lietz. Les 1000 km de Monza (Italie), puis ceux de Valencia (Espagne).

 

Les Saleen ou la Porsche ont-elles utilisé des pneus de qualification à la journée test ?

 

Non. Elles ont toutes fait leur temps en Michelin « durs », le type de pneumatique le plus fréquemment utilisé en course. Michelin, qui équipe 39 des 55 voitures au départ, a prévu au total 8.000 pneus pour ces 24 Heures.

 

Pourquoi Nicolas Prost a-t-il piloté les deux Saleen aux essais ?

 

En inscrivant aussi Nicolas sur la n° 55, Pierre Dieudonné a pris une double précaution : assurer la qualification de sa jeune recrue en cas de gros pépin sur la n° 54, et, en l’absence de Stéphane Ortelli, avoir un 3e pilote, au cas ou l’un des deux autres aurait eu un empêchement quelconque. Le règlement le permettait : seulement deux des trois pilotes inscrits à la journée test doivent composer l’équipage définitif.

 

Pourquoi 2 pilotes officiels Porsche avec Raymond Narac sur la RSR n° 76 ?

 

Au terme des accords passé entre Hartmut Kristen,le patron de Porsche Motorsport, et Daniel Havis, PDG du groupe Matmut, l’écurie bénéficie du statut d’équipe offi cielle. La participation de Patrick Long et Richard Lietz est prise en charge à 90% par Porsche Motorsport.

 

Stéphane Ortelli est-il confirmé dans l’équipage de la Saleen n° 55 ?

 

Le 3 juin, il a suivi la journée test minute par minute sur le site www.endurance-info.com depuis son lieu de résidence à la montagne. Il récupère vite, reçoit des soins quotidiens (massages du dos et des attaches musculaires au niveau du cou) et termine normalement sa préparation physique. Il sera au Mans lundi (11 juin).

 

À quoi servent les 3 diodes sur les flancs de toutes les voitures ?

 

C’est un dispositif en vigueur depuis un certain temps aux USA, et inauguré au Mans cette année. Il permet de repérer visuellement, jour et nuit, le classement de la voiture, dès lors qu’elle figure dans les 3 premières de sa catégorie. La couleur de l’éclairage est rouge pour les « LM P1 », bleue pour les « LM P2 », verte pour les « LM GT1 » comme les deux Saleen n° 55 & 54, et jaune pour les « LM GT2 », comme la Porsche n° 76. La lumière du haut allumée indique que la voiture est en tête de sa catégorie. 2 lampes allumées = 2e ; 3 lampes allumées = 3e. Le signal est déclenché par le chronométrage dans la zone départ/arrivée, et les diodes s’actualisent au niveau au niveau du Tertre Rouge.

 

Pierre-Yves RIOM d'aprés le communiqué MATMUT // Photos PY RIOM

 

> Alexandre Prémat (10 Juin 2007)

Parmi les nombreux documents que le service communication d’Audi adresse aux médias français, il en est un qui a retenu notre attention. Il s’agit d’interviews de chacun des pilotes, dans un esprit « décalé » qui correspond parfaitement à l’esprit que nous voulons donner au site. En attendant que la grande semaine du Mans débute, nous partageons ces documents un à un.

Alexandre Prémat

Qu’est-ce qui vous a mené au sport automobile ?
Mon père travaille dans le sport automobile et m’a transmis le virus. C’est aussi à travers mon grand-père que j’ai découvert le kart. J’avais dix ans quand j’ai commencé à courir en kart.

Comment gagniez-vous votre vie avant de devenir pilote professionnel ?
En complément de l’argent que je touchais de mes sponsors, je travaillais comme instructeur de conduite et je participais à des opérations de relations publiques.

Hormis l’automobile, quels autres sports suivez-vous ?
Le tennis, le football, la moto et les meetings d’athlétisme.

Un sportif que vous admirez en particulier ?
Roger Federer pour ses formidables victoires et, en tant que Français, Zinedine Zidane.

Quels sports pratiquez-vous ?
Le squash, le tennis, le golf, le jogging et la culture physique.

Si vous pouviez inviter la personnalité de votre choix à dîner, de qui s’agirait-il ?
Zinedine Zidane.

Votre ville préférée ?
New York.

Julien HERGAULT / Communiqué Audi

> Tom Kristensen (10 Juin 2007)

Parmi les nombreux documents que le service communication d’Audi adresse aux médias français, il en est un qui a retenu notre attention. Il s’agit d’interviews de chacun des pilotes, dans un esprit « décalé » qui correspond parfaitement à l’esprit que nous voulons donner au site. En attendant que la grande semaine du Mans débute, nous partageons ces documents un à un.

Tom Kristensen

Qu’est-ce qui vous a mené au sport automobile ?
Je suis né dans une station service. Mon père courait en voitures de tourisme, en rallye et en auto cross au Danemark. J’ai commencé par collectionner les autocollants, puis j’ai voulu un kart. J’ai accompli mon premier « relais » dans la station service.

Comment gagniez-vous votre vie avant d’être pilote professionnel ?
J’ai fait des études dans le domaine des finances, puis j’ai travaillé trois ans dans une banque.

Hormis l’automobile, quels autres sports suivez-vous ?
Je m’intéresse beaucoup à tous les sports. C’est un monde fascinant. Le football, le vélo, Iron Man... J’arrive même à me passionner pour le snooker !

A dmirez-vous un sportif en particulier ?
Beaucoup de noms me viennent à l’esprit : Michael Jordan, Muhammed Ali, Lance Armstrong, Jacky Ickx, Michael Schumacher et Ayrton Senna. Tous les sportifs qui ont réussi à rester au sommet de leur carrière pendant longtemps. C’est une démonstration de motivation et de détermination.

Quels sports pratiquez-vous ?
Le jogging, le vélo, le VTT, j’aime aussi le football, le squash et le ski de fond. Je me suis également remis à piloter un kart plus souvent.

Si vous pouviez inviter la personnalité de votre choix à dîner, de qui s’agirait-il ?
Nelson Mandela.

Votre ville préférée ?
Skagen dans le nord du Danemark.

Julien HERGAULT / Communiqué Audi

> Autorlando, réactions (09 Juin 2007)

Forfais de dernière minute pour la saison 2007 des Le Mans Series, il était difficile de penser que l’équipe d’Orlando Redolfi allait signer le deuxième temps des GT2 lors de la séance d'essais préliminaires des 24 Heures du Mans.

Après 59 tours couverts sur l’ensemble de la journée Test, le très expérimenté Lars Nielsen et le prometteur Allen Simonsen se retrouvent à seulement ½ seconde des plus rapides de la catégorie, la 997 GT3 RSR IMSA. Leur meilleur tour bouclé en 4.02.192 prouve clairement le niveau de performance de la voiture et de l’équipage. Peut être un peu vite enterrée, l’écurie de Pedrengo reviens sur la scène internationale de la plus belle manière qu’il soit, dans une catégorie très relevée. 

Voilà une voiture que nous n’aurions pas soupçonné d’être devant il y a encore une semaine, et c’est pourtant chose faite. Bien évidemment le plus dur reste à faire, prouver en qualification la pointe de vitesse et cherche un podium le dimanche, résultat largement à leur portée.

 

Catégorie GT2 :

1er temps : Porsche 997 GT3-RSR n°76 (IMSA PERFORMANCE MATMUT) - 4.01.598

2ème temps : Porsche 997 GT3-RSR n°93 (AUTORLANDO SPORT) - 4.02.192

3ème temps : Porsche 997 GT3-RSR n°80 (FLYING LIZARD) - 4.02.668

4ème temps : Ferrari F430 GT n°97 (RISI COMPETIZIONE) - 4.03.422
...

 

Pierre-Yves RIOM // Photos PY RIOM

 

> Mike Rockenfeller (09 Juin 2007)

Parmi les nombreux documents que le service communication d’Audi adresse aux médias français, il en est un qui a retenu notre attention. Il s’agit d’interviews de chacun des pilotes, dans un esprit « décalé » qui correspond parfaitement à l’esprit que nous voulons donner au site. En attendant que la grande semaine du Mans débute, nous partageons ces documents un à un.

Mike Rockenfeller

Qu’est-ce qui vous a mené au sport automobile ?
J’ai grandi au milieu des moteurs et j’ai toujours voulu tout conduire. A huit ou neuf ans, j’ai tanné mon père pour qu’il me laisse essayer un kart. Cela a été le début.

Comment gagniez-vous votre vie avant d’être pilote professionnel ?
J’ai mon brevet de mécanicien et j’étais salarié en tant qu’apprenti quand je suis devenu pilote professionnel à 18 ans.

Hormis l’automobile, quels autres sports suivez-vous ?
Essentiellement le football. Il va sans dire que je suis les performances de notre équipe nationale mais aussi celles du club de Cologne. Je suis un peu de parti pris à cause de mon père.

Un sportif que vous admirez en particulier ?
Sans aucun doute Michael Schumacher. Ce qu’il a fait est unique. Mais je n’ai pas de modèle en particulier.

Quels sports pratiquez-vous ?
Le football occasionnellement, sinon le squash et le badminton. Et tout ce qui peut aider à développer l’endurance.

Si vous pouviez inviter la personnalité de votre choix à dîner, de qui s’agirait-il ?
De notre Chancelière Angela Merkel pour lui parler des taxes ...

Avez-vous une ville préférée ?
Non.

Julien HERGAULT / Communiqué Audi

> Dindo Capello (09 Juin 2007)

Parmi les nombreux documents que le service communication d’Audi adresse aux médias français, il en est un qui a retenu notre attention. Il s’agit d’interviews de chacun des pilotes, dans un esprit « décalé » qui correspond parfaitement à l’esprit que nous voulons donner au site. En attendant que la grande semaine du Mans débute, nous partageons ces documents un à un.

Dindo Capello

Qu’est-ce qui vous a mené au sport automobile ?
Enfant, je m’intéressais déjà aux voitures. Mon père m’a emmené sur un circuit de kart pour mon onzième anniversaire. Cela a été le déclic. A partir de ce jour, je me suis assis dans un kart tous les week-ends !

Comment gagniez-vous votre vie avant de devenir pilote professionnel ?
J’étais instructeur de conduite.

A quels sports vous intéressez-vous en dehors de l’automobile ?
Quasiment tous les sports retransmis à la télévision et, plus particulièrement, le vélo et le ski alpin.

Admirez-vous un sportif en particulier ?
Tous les sports ont leurs héros, comme Lance Armstrong en vélo. J’admire le skieur Giorgio Rocca, et le pilote Michael Schumacher – ses innombrables succès n’ont jamais altéré sa volonté de gagner.

Quels sports pratiquez vous ?
Le karting et le vélo.

Si vous pouviez inviter la personnalité de votre choix à dîner, de qui s’agirait-il ?
J’inviterais le Pape et les leaders des deux autres grandes religions. Pour mieux comprendre les raisons des conflits.

Avez-vous une ville préférée ?
En Italie, il y a beaucoup de villes petites ou grandes, que le monde entier nous envie.

Julien HERGAULT / Communiqué Audi

> Les champions du Monde aux 24 Heures du Mans (08 Juin 2007)

La présence cette année de Jacques Villeneuve, au volant de la Peugeot 908 Hdi FAP n°7, fait évidemment beaucoup parler. Champion du monde de F1 et vainqueur à l’Indy500, il ne reste que les 24 Heures du Mans à gagner pour que le pilote canadien rejoigne Graham Hill au panthéon des pilotes ayant remportés ces trois fabuleux trophées. Avant lui, d’autres « F1 World Champion » ont relevé le défi Sarthois, et la rédaction d’Endurance-Series vous propose de récapituler ces vingt grands pilotes…

 

Mario ANDRETTI

Champion du Monde de F1 1978

1966 - Ford MKII

1967 - Ford MKIV

1983 - Porsche 956

1988 - Porsche 962C

1995 - Courage C34

1996 - Courage C36

1997 - Courage C36

2000 - Panoz Spyder LMP

Alberto ASCARI

Champion du Monde de F1 1952 et 53

1952 - Ferrari 250S

1953 - Ferrari 340MM

Jack BRABHAM

Champion du Monde de F1 1959, 60 et 66

1957 - Cooper T39

1958 - Aston-Martin DBR1

1970 - Matra Simca MS650

Jim CLARK

Champion du Monde de F1 1963 et 65

1959 - Lotus Elite

1960 - Aston-Martin DBR1

1961 - Aston-Martin DBR1

Juan Manuel FANGIO

Champion du Monde de F1 1951, 54, 55, 56 et 57

1950 - Simca Gordini T15C

1951 - Talbo-Lago T26GS

1953 - Alfa-Romeo 3000 CM

1955 - Mercedes Benz 300 SLR

Giuseppe FARINA

Champion du Monde de F1 1950

1953 - Ferrari 340 MM

Mike HAWTHORN

Champion du Monde de F1 1958

1953 - Ferrari 340 MM

1955 - Jaguar D

1956 - Jaguar D