Barcelona - Circuit Catalunya

Soleil, mer, héritage culturel, ambiance festive… Barcelone est une ville où l’on se sent bien, qu’importent ses centres d’intérêts. A 30 kilomètres au nord de cette agglomération de plus de 5 millions d’habitants, le circuit de Catalunya est érigé à Montmeló. Inauguré en 1991, le tracé est l’un des plus familiers pour les pilotes qui le pratiquent souvent dans le cadre d’essais privés.

 

Circuit : Barcelona, Espagne
Heure locale : GTM+1 (heure française)
Capacité : 115.000 spectateurs
Longueur : 4.655 km
Sens : horaire
Site officiel : http://www.circuitcat.com

 

Bref historique

Fin des années 80’, les barcelonais se préparent à accueillir les Jeux Olympiques et la ville est en pleine ébullition tant au niveau culturel qu’urbanistique. Pourtant depuis la disparation du circuit urbain non-permanant de Montjuïc situé sur les hauteurs de la ville, la cote méditerranéenne ne compte plus de tracé digne de ce nom. C’est le 3 octobre 1986 que le Parlement de Catalunya accepte à l'unanimité une proposition qui vise à "coordonner les organismes afin d'étudier et rassembler les efforts pour créer un nouveau circuit permanent". La première pierre du Circuit de Catalunya est posée le 24 février 1989 grâce à l’union du gouvernement Catalan, du Royal Automobile Club de Catalunya (RACC) et la Mairie de Montmeló. Pour le créer les architectes ont consulté divers pilotes de F1 dont Alain Prost. Au final il en résulte une piste extrêmement intéressante pour les essais privés avec une très grande variété de virages. Résolument moderne, le circuit est considéré comme étant le premier d’une nouvelle ère, celle de la sécurité avant tout, parfois au détriment de l’authenticité. Cinq jours après l'inauguration officielle du 10 septembre 1991, le Circuit de Catalunya héberge sa première course officielle, une manche du championnat d'Espagne de Tourismes puis son premier Grand Prix de Formule 1 le 29 septembre 1991. En plus de 15 ans, le bitume a assez mal subi les outrages du temps et de nombreuses bosses de sont accentuées. En revanche sa fréquentation n’a jamais diminuée, les événements d’importances comme la F1, le DTM ou le Moto GP se succèdent toute la saison. De plus ses infrastructures modernes et le climat tempéré de sa région en font un terrain idéal pour les tests d’intersaisons.

Première pierre le 24 février 1989

Un premier GP d'anthologie

L’Espagne et l’endurance

On ne peut pas dire que l’Espagne soit une nation attachée au sport-auto. Aussi il faut attendre 1986 pour trouver trace d’une compétition de notre discipline favorite en terre ibère. Jusqu'à présent, les circuits de Catalunya, Jarama, Jerez et Valencia se sont partagé l’organisation de quelques épreuves d’endurance sans que jamais l’une d’entre elle ne soit un réel succès populaire. Après Jarama en 2006 et Valencia en 2007, on peut encore se demander quel leitmotiv encourage les organisateurs des LMS à s’aventurer en terres hostiles. D’autant que les infrastructures modernes du circuit ne semblent pas coller à l’esprit «LMS» emprunt aux glorieuses courses de 1000 Km d’antan. Et si l’ACO entendait profiter du récent intérêt suscité par Fernando Alonso pour immiscer sa série dans le cœur des Espagnols ? Il y a là un réel potentiel de développement illustré par l’ambitieux projet LMP1 Epsilon Euskadi et la présence d’un pilote local de renommé : Marc Gene.

Le circuit

Des courbes très rapides, une longue ligne droite, un bitume particulièrement abrasif sont autant de paramètres que doivent prendre en compte les équipes pour être performantes ici.

Aérodynamique :
L’efficacité aérodynamique est le facteur clé de la performance. Les deux longues lignes droites sont précédées de courbes rapides où un niveau d’appui raisonnablement élevé est essentiel pour permettre aux pilotes de garder la trajectoire idéale et ainsi garantir une vitesse de pointe optimale en ligne droite. Les équipes roulent donc en configuration "haut appui".

Suspensions :
Il s’agira une nouvelle fois de trouver le bon compromis pour garantir la plus grande stabilité et offrir aux pilotes la meilleure maniabilité qui soit. Les équipes opterons donc pour des suspensions plutôt rigides à l’avant pour permettre les changements rapides de direction, à l’arrière au contraire, la tendance sera plutôt à choisir des suspensions légèrement plus souples afin d’optimiser la motricité en sortie de virages lents. La hauteur de caisse sera également un élément du réglage châssis important, une hauteur de caisse assez basse permettra à la voiture d’être très réactive.

Pneumatiques :
Le circuit de Catalunya est connu pour être particulièrement exigeant notamment en raison des nombreuses courbes rapides que compte ce tracé. Ces courbes sont très exigeantes pour les pneumatiques qui auront tendance à souffrir ici, notamment le pneu avant gauche, très sollicité. Les équipes devront donc être très attentives à l’usure des pneumatiques, elles pourront jouer sur l’angle de carrossage pour limiter l’usure des pneus avants notamment.

Moteur :
Le circuit de Barcelone n’est pas ce que l’on appelle un "circuit de moteur" car il ne sont pas particulièrement sollicités contrairement à d’autres rendez-vous de la série. Il y a peu de fortes accélérations et avec près de 70% du tour en pleine charge, le moteur doit avant tout se montrer progressif et souple pour garantir une bonne stabilité à l’auto et limiter autant que faire se peut l’usure des pneumatiques.

Boîte de vitesses :
Compte tenu de la longueur des lignes droites sur ce circuit, le choix du réglage de la boîte de vitesses est relativement délicat. En effet, en ce qui concerne le dernier rapport, il faut prévoir les éventuels risques de surrégimes en cas de vent arrière ou si le pilote prend l’aspiration d’un autre pilote en vue de le dépasser. Il faudra donc prendre ces éléments en considération lors de la préparation de cette course.

Circuit de Catalunya en spectateur

Contrairement à Spa ou au Nürburgring, se rendre aux 1000 km de Barcelona en transports en commun peut se révéler plus intéressant qu’en voiture.

Les trains en provenance de la France arrivent à la gare Franca située en centre ville. De Paris, vous pouvez « descendre » avec le Joan Miro, un train de nuit qui relie Paris à Barcelone. En deuxième classe les cabines sont à 4 lits, on vous offrira un petit pack contenant une bouteille d'eau, une brosse à dents, du dentifrice, du savon et des bouchons d'oreilles. Le bar offre une belle sélection de Tapas et de vins d'Espagne ce qui change des distributeurs automatiques que l'on trouve dans les TGV. Le Joan Miro part tout les jours de Paris à 20:32 et il arrive à Barcelone França le lendemain matin à 8:24. A savoir qu'il dessert aussi Orléans (21:32) et Limoge (23:41). Pour le retour, le train quitte Barcelone França à 21:05 et arrive à Paris à 8:48. En s'y prenant à l'avance, on trouve des Allez et Retours à 134€. Pour rejoindre le circuit, il suffit de prendre la ligne 2 du Ferrocarrils, le RER local, puis de marcher un peu (voir plan).

En avion, les compagnies low-coast proposent des tarifs attractifs (120€), à condition de réserver suffisamment tôt. Les vols en provenances de la région parisienne se partagent les aéroports de Barcelona et Gerona. Le premier est aux abords de la ville, mais à l’opposé du circuit. Pour s’y rendre en train, il faudra compter une petite heure et un changement (voir plan). Idem si vous louez une voiture : 45 km soit environ une heure. L’aéroport de Gerona est lui à 80 km du circuit, mais sont éloignement de la métropole rend l’accès aussi rapide en voiture.

 

Deux hôtels « grande enseigne » jouxtent le circuit. A 50€ la nuit l’Ibis et l’Express Class Holidays sont les solutions les moins couteuses pour se type d'hébergement. A seulement 4 km, le camping El Vedado propose des emplacements et des chalets bon marchés. Un peu plus loin, le front de mer propose aussi de nombreuses solutions.

 

Si vous allez voir les 1000 kilomètres dans le cadre d’un week-end prolongé, n’hésitez pas à consacrer 2-3 jours pour visiter Barcelone. La Rambla, le Parc Güell, le Marché de la Boqueria sont autant d’endroits où vous aimerez flâner.

 

Déambuler sous le soleil sur les 4 Km asphaltés du chemin de ronde menant à toutes les tribunes du circuit est un véritable plaisir. Une signalisation minutieuse simplifie le déplacement à travers les zones de public et facilite l'accès aux tribunes. La Tribune A, située dans la partie extérieure à la fin de la ligne droite de départ offre peut-être le meilleur point de vue du circuit. Sa division en trois blocs lui permet d'accueillir 4.000 places présentant une très bonne orientation. La Tribune L, localisée à l'extérieur de la courbe Seat (nº4), offre aussi une vision très étendue du Circuit. On peut voir la fin de la ligne droite des stands, toute la courbe Elf (nº2), l'attaque du "curvone" Renault (nº3) et aussi le freinage du virage Seat. La grande Tribune N se trouve entre les virages 7 et 9 (Campsa). Elle propose une belle vision de l'accélération en montée au Mas La Moreneta, reconnue comme très technique par les pilotes.

 

Un dernier conseil, même au mois d’avril, n’oubliez pas de vous munir de lunettes de soleil, d'appliquer une crème solaire et de mettre une casquette.

 

Liens Vidéo 

Tour complet en Ferrari F360 GTB dans le peloton déchainé de l’open GT

WSC 1986 – Jerez 1000 Km

WSC 1987 – Jerez 1000 Km

WSC 1988 – Jerez 800 Km

LMS 2007 – Valencia 1000 Km - Les Peugeot-boys à la lutte

 

Epreuves d’endurance internationales disputées en Espagne

Année

Championnat

circuit

Vainqueur

Auto

1986

WSC

Jerez

Oscar Larrauri
Jésus Pareja

Brun Motorsport
Porsche 962C

1987

WSC

Jarama

Jan Lammers
John Watson

Silk Cut Jaguar
Jaguar XJR-8

1987

WSC

Jerez

Eddie Cheever
Raul Boesel

Silk Cut Jaguar
Jaguar XJR-8

1988

WSC

Jerez

Jean-Louis Schlesser
Mauro Baldi
Jochen Mass

Team Sauber Mercedes
Sauber C9

1988

WSC

Jarama

Eddie Cheever
Martin Brundle

Silk Cut Jaguar
Jaguar XJR-9

1989

WSC

Jarama

Jean-Louis Schlesser
Jochen Mass

Team Sauber Mercedes
Sauber C9

1994

BPR

Jarama

Jean-Pierre Jarier
Jésus Pareja
Dominique Dupuy

Larbre Compétition
Porsche 911 Turbo LM

1995

BPR

Jerez

Ray Bellm
Maurizio Sandro-Sala

Gulf Racing GTC
Mc-Laren F1 GTR

1995

BPR

Jarama

Ray Bellm
Maurizio Sandro-Sala

Gulf Racing GTC
Mc-Laren F1 GTR

1996

BPR

Jarama

Ray Bellm
James Weaver

Gulf Racing GTC
Mc-Laren F1 GTR

1997

ISRS

Jarama

Didier Cottaz
Jérome Policand

Courage Compétition
Courage C41 Porsche

1999

SRWC

Barcelona

Emmanuel Collard
Vincenzo Sospiri

Jb Giesse Team
Ferrari 333SP

2000

SRWC

Barcelona

Christian Pescatori
David Terrien

Jb Giesse Team
Ferrari 333SP

2000

FIA-GT

Valencia

Julian Bailey
Jamie Campbell-Walter

Lister Storm Racing
Lister Storm

2001

FIA-SCC

Barcelona

Christian Pescatori
Marco Zadra

BMS Scuderia Italia
Ferrari 333SP

2001

FIA-GT

Jarama

Rickard Rydell
Alain Menu

Prodrive
Ferrari 550 Maranello

2002

FIA-SCC

Barcelona

Jean-Christophe Boullion
Sébastien Bourdais

Pescarolo Sport
Courage C60

2002

FIA-GT

Jarama

Andrea Piccini
Jean-Denis Delétraz

BMS Scuderia Italia
Ferrari 550 Maranello

2003

FIA-GT

Barcelona

Thomas Biagi
Matteo Bobbi

BMS Scuderia Italia
Ferrari 550 Maranello

2004

FIA-GT

Valencia

Fabrizio Gollin
Luca Cappellari

BMS Scuderia Italia
Ferrari 550 Maranello

2006

LMS

Jarama

Emmanuel Collard
Jean-Christophe Boullion
Didier André

Pescarolo Sport
Pescarolo Judd

2007

LMS

Valencia

Pedro Lamy
Stéphane Sarrazin

Team Peugeot Total
Peugeot 908 HDI FAP

 

Julien HERGAULT