InterlagosLe circuit d’Interlagos se situe à proximité de la métropole de São Paulo qui est la plus grande ville du Brésil, située dans le sud est du pays. São Paulo est le centre financier et industriel de l’Amérique du Sud. On dénombre plus de onze millions d’habitants ! Le circuit se situe sur les hauteurs de la ville, à proximité des favelas. Interlagos est un circuit difficile et bosselé, malgré sa réfection à neuf et son regoudronnage. La piste offre des passages variés et délicats et surtout de bonnes possibilités de dépassements. |
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Circuit : Autodromo Jose Carlos Pace d’Interlagos
L'histoire du circuit Le circuit d’Interlagos fut créé à la fin des années trente grâce au développement de l’activité automobile dans la région de São Paulo. La piste initiale développait 7,958 kilomètres et se composait de grandes courbes entourant une partie très sinueuse. La piste se situe au milieu de plusieurs étendues d’eau, d’où son nom « d’entre les lacs ». L’autodromo municipal d’Interlagos fut inauguré le 12 mai 1940 par le Grand Prix de São Paulo qui fut dominé par les autos italiennes, Alfa Romeo et Maserati. L’argent manque au Brésil et le circuit ne suscite pas assez d’intérêt. Il est peu à peu abandonné à l’urbanisation croissante des favelas. La renaissance du circuit intervient à la fin des années soixante sous l’impulsion de la CBA (Confédération brésilienne de l’automobile) qui aujourd’hui encore dirige le site. L’émergence des frères Fittipaldi, et notamment d’Emerson, dont le père est administrateur du circuit, favorise le réveil d’une nation pour l’automobile. Le Brésil veut désormais accueillir la Formule 1. L’événement eut lieu en 1972 mais le Grand Prix se courut hors championnat (victoire de Carlos Reutmann). Il n’intégra le championnat du monde que l’année suivante. |
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L'histoire des Mil Milhas
Les Mil Milhas sont nées sous l’impulsion du Baron Wilson Fittipaldi qui s’inspira des célèbres Mille Miglia courues en Italie et qui furent transposés au Brésil. Trop dangereuses sur des routes ouvertes et chemins, les Mil Milhas devaient se disputer sur un circuit fermé. Interlagos fit parfaitement l’affaire. En cinquante ans, de nombreux changements ont bien sûr eu lieu, et comme le dit l’organisateur actuel, « le but est de rendre la course toujours meilleure, toujours plus professionnelle, toujours plus internationale ». L’épreuve a fêtée son cinquantième anniversaire en 2006. Interlagos a ainsi vu toute l’histoire de l’automobile brésilienne défiler sur son autodrome. Les années soixante virent ainsi les premières Volkswagen et Sima assemblées au Brésil prendre la relève des Carretera sur les pistes et routes du pays. Avant que la Formule 1 ne vienne au Brésil dans les années soixante-dix, les Mil Milhas étaient le lieu du développement de la technologie et de la sécurité en Amérique du Sud. Casques, rails de sécurité, pneus spéciaux, etc. y firent leur apparition. Les Mil Milhas furent également un témoin privilégié des mutations du circuit d’Interlagos, notamment au milieu des années quatre-vingt lorsque le circuit fut abandonné par la F1 et vit la domination des Stock Cars. C’est durant cette période que Zeca Gioffone devint le pilote ayant le plus remporté la course. L’épreuve est aujourd’hui organisée par Antonio Hermann (8ème des 24 Heures du Mans 1997) qui entend faire des Mil Milhas une grande course internationale. Et comme toutes les grandes courses, elles ont durant ces dernières années sourit à Porsche. Les plus grands pilotes brésiliens ont disputé les Mille Milles, d’Emerson Fittipaldi qui ne parvint pas à gagner la course alors organisée par son père, à Nelson Piquet double vainqueur en 1997 et 2006, en passant par Wilson et Christian Fittipaldi qui « vengèrent » ainsi leur frère/oncle. |
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Perspectives de développement Les Mil Milhas s’ouvrent de plus en plus et entendent devenir une compétition internationale reconnue. Sous l’impulsion d’Antonio Hermann de nombreux compétiteurs européens sont invités à l’épreuve. Ce fut par exemple le cas en 2004 lorsque la Chrysler Viper GTS-R du Racing Box s’imposa. Elle ne réédita pas sa performance l’année suivante (seulement troisième) car la concurrence brésilienne se développa, notamment grâce à de riches et puissantes familles comme les Negrão (victorieux sur une Audi provenant du DTM) ou les Diniz (sur Lister Storm et dont est issu Pedro qui couru en Formule 1). Franz Konrad, ami d’Antonio Hermann, traversa également régulièrement l’Atlantique comme en témoignent ses deux victoires en 1993 et 1995. Il était également présent en 2005 et 2006 avec des Saleen S7-R. Un accord fut même signé avec Stéphane Ratel en janvier 2006 et aurait dû déboucher sur l’intégration des Mil Milhas au calendrier 2007 du FIA GT. Mais celui-ci, sous l’impulsion de ses participants, dut diminuer ses escapades en dehors de l’Europe et l’accord tomba finalement à l’eau. Patrick Peter en profita afin que la course entre dans le giron des Le Mans Series. C’est dans ce contexte qu’aura lieu en novembre prochain les Mil Milhas 2007. Cela promet des perspectives intéressantes aussi bien pour la course en elle-même que pour la série. Certains concurrents comme Peugeot devrait être satisfait de rouler au Brésil, pays représentant un fort potentiel commercial. Les petits concurrents sont eux plus réservés quant au fait d’aller à São Paulo. Certes l’affiche est alléchante, mais les coûts de déplacements seront élevés. C’est pourquoi l’organisateur pourrait en prendre une partie à sa charge. Les Mil Milhas peuvent ainsi devenir une épreuve internationale majeure, réunissant pourquoi pas une partie du plateau de l’American Le Mans Series avec celui des Le Mans Series. Il faudra malgré tout faire attention car les épreuves « lointaines » n’ont pas toujours été des réussites en terme de quantité d’engagés pour ces deux championnats (Adélaïde 2000, Istanbul 2005 et 2006). Cette année, qui voit l’épreuve retrouver sa date originale du mois de novembre, sera donc une année cruciale les mythiques Mil Milhas dont le format de quasiment de dix heures pourrait faire office de super finale de l’Endurance. |
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Véritable tracé naturel, Interlagos serpente sur 4,309km et est réputé pour sa surface bosselée, même si le problème a été en partie résolu avec un nouveau revêtement en 2004, et si la piste semble avoir bénéficié du même traitement pour 2007. Les contraintes physiques de ce circuit sont d’autant plus sensibles qu’il tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, soumettant les pilotes –et surtout leur cou- à des forces inverses à celles qu’ils connaissent habituellement. Il est possible de dépasser sur cette piste, surtout à l’entrée du virage n°1. Le compromis de set-up tend généralement à favoriser la vitesse de pointe en ligne droite et non le meilleur chrono possible : cela donne aux pilotes la possibilité de dépasser… et de ne pas se faire dépasser pendant 71 tours de course. Aéro : Les contraintes différentes d’Interlagos demandent des qualités quasi opposées aux voitures. Les premier et dernier secteurs sont composés principalement de longues lignes droites, où une bonne vitesse de pointe est essentielle. Cela signifie qu’un niveau assez minime d’appui aérodynamique y est requis. Cependant, le deuxième secteur est constitué de virages plutôt lents, qui demandent une charge élevée afin de procurer de l’adhérence à la ré-accélération, au freinage, et en courbe. La prise en compte de ces deux impératifs donne naissance à un niveau d’appui optimal destinéà réaliser le meilleur temps au tour possible. Mécanique : Pneumatiques : Interlagos comprend peu de virages à haute vitesse soumettant les enveloppes à des forces latérales élevées. Sachant que la surface n’est pas abrasive, des gommes assez tendres peuvent donc être utilisées sans problème. Moteur : La longue ligne droite principale d’Interlagos demande beaucoup de puissance et la plus longue période de pleine charge dépasse 16 secondes. Tous les moteurs devront également être adaptés aux contraintes de l’altitude car le circuit se situe à 800 mètres au-dessus du niveau de la mer. La pression atmosphérique moindre entraîne une perte de puissance de l’ordre de 7%. Par conséquent les 61% du tour passés à pleine charge correspondent à 57% au niveau de la mer (comparable à Budapest). Cette situation rend la vie de certains éléments mécaniques, comme les pistons, plus facile. Cependant, d’autres éléments, comme le vilebrequin, restent très sollicités. La progressivité est également un facteur important, surtout dans le deuxième secteur. Les pilotes utilisent les vitesses les plus basses à cet endroit, avec des changements de direction vifs et des actions rapides sur les freins comme sur l’accélérateur. L’arrivée progressive de la puissance peut avoir un réel impact sur l’équilibre de la voiture, permettant aux pilotes d’utiliser la trajectoire optimale dans ce secteur. |
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Les Mil Milhas en spectateur
La ville de São Paulo est desservie par les aéroports internationaux de Cumbica/Guarulhos (vols internationaux) et Congonhas (vols nationaux) ayant des liaisons quotidiennes avec les grandes capitales mondiales. On peut ensuite rejoindre le centre ville par bus, taxi ou métro.
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Liens Vidéo
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Les Mil Milhas 1989 |
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La "bande annonce" des Mil Milhas 2007 |
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Palmarès des Mil Milhas
DATES |
VAINQUEURS |
VOITURES |
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24/11/1956 |
Catharino Andreatta |
Carretera Ford |
23/11/1957 |
Aristides Bertuol |
Carretera Chevrolet |
19/11/1958 |
Catharino Andreatta |
Carretera Ford |
21/11/1959 |
Catharino Andreatta |
Carretera Ford |
23/11/1960 |
Chico Landi |
FNM JK 2000 |
25/11/1961 |
Italo Bertão |
Carretera Chevrolet |
17/11/1965 |
Justino de Maio |
Carretera Chevrolet |
19/11/1966 |
Camilo Christófaro |
Carretera Chevrolet |
03/12/1967 |
Luís Pereira Bueno |
Interlagos Mark 1 |
22/11/1970 |
Abílio Diniz |
Alfa Romeo GTA 2000 |
09/12/1973 |
Bird Clement |
Maverick 4800 |
20/12/1981 |
Zeca Giaffone |
Opala Stock Car |
30/01/1983 |
Fausto Wajchenberg |
Passat |
22/01/1984 |
Zeca Giaffone |
Opala Stock Car |
25/01/1985 |
Paulo Gomes |
Opala Stock Car |
26/01/1986 |
Zeca Giaffone |
Opala Stock Car |
25/01/1987 |
Luís Pereira |
Opala Stock Car |
23/01/1988 |
Zeca Giaffone |
Opala Stock Car |
21/01/1989 |
Zeca Giaffone |
Opala Stock Car |
08/04/1990 |
Carlos Alves |
Opala Stock Car |
26/01/1992 |
Klaus Heitkotter |
BMW M3 2300 |
24/01/1993 |
Antonio Hermann |
Porsche 911 |
22/01/1994 |
Wilson Fittipaldi |
Porsche 911 |
08/04/1995 |
Wilson Fittipaldi |
Porsche 911 |
20/04/1996 |
André Lara Resende |
Porsche 911 |
19/01/1997 |
Nelson Piquet |
McLaren F1 GTR |
20/12/1998 |
Tom Stefani |
AS Vectra 2.0 |
19/12/1999 |
Beto Borghesi |
Aldee AP 2000 |
27/01/2001 |
André Lara Resende |
Porsche 911 GT3 R |
27/01/2002 |
Régis Schuch |
Porsche 911 GT3 R |
26/01/2003 |
Ingo Hoffman |
Porsche 911 GT3 R |
25/01/2004 |
Stefano Zonca |
Chrysler Viper GTS R |
25/01/2005 |
Xandy Negrão |
Abt Audi TT R |
22/01/2006 |
Christophe Bouchut |
Aston Martin DBR 9 |
François NASSIET, Julien HERGAULT / Photos Autodromo d'interlagos / Sources Renault F1