Spa-FrancorchampsSitué dans la province de Liège, Francorchamps est un village francophone. Au cœur d’une vallée nommée «la Haute Ardenne» la région réunit les amateurs de sport : randonnée l’été, ski l’hiver. Le circuit fait parti des rares dinosaures dont le bitume a traversé le temps sans y laisser son âme. Par la diversité et l’authenticité de son tracé, il fait parti de ceux que préfèrent les pilotes. |
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Circuit : Spa-Francorchamps, Belgique
Bref historique Né en 1921 de l’initiative de deux passionnés locaux, le circuit de Spa reliait les villes de Francorchamps, Malmedy et Stavelot. Long de 15.8 Km, il devint rapidement l’un des hauts lieux du sport automobile. Comparable au Nürburgring par son environnement, sa difficulté et ses dénivellations, sa physionomie est toutefois opposée à celle du circuit allemand. Car si la Nordschleife puise sa difficulté dans les méandres incessants de son tracé, le circuit spadois met en valeur les pilotes aux gros cœurs. Le Raidillon de l’Eau Rouge, la descente de Burnenville, le «S» de Masta… à l’époque ces noms faisaient rêver les pilotes et paradoxalement en tua plus d’un : Archie Scott-Brown, Richard Seaman, Chris Bristow, Alan Stacey, Stefan Bellof…longue est la liste des pilotes ayants laissé leur vie sur le toboggan des Ardennes. En 1966 l’accident de Jackie Stewart eu l’effet d’un électrochoque et les différents championnats internationaux désertèrent progressivement les lieux. |
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Spa et l'endurance
A l’image du Mans, le circuit fait parti des précurseurs en matière d’endurance. En effet et aussi surprenant que cela puisse paraître, dès 1924, soit seulement un an après la création de l’épreuve mancelle, le circuit belge accueillait à son tour une épreuve de 24 heures. Evidement, les protagonistes de l’époque sont les mêmes et comme dans la Sarthe, Chenard-Walcker, Bugatti, Alfa Roméo inscriront leurs noms à l’épreuve. Peugeot l’emporte en 1926 alors qu’il faudra attendre 1992 pour voir le constructeur français triompher chez lui. En 1964, pour se démarquer de leurs homologues français, les organisateurs de l’épreuve décident de réserver l’épreuve aux véhicules de tourisme. Si au début ce format rencontre un franc succès, à la fin des années '90, l’épreuve perd peu à peu son lustre d'antan. La réglementation internationale se cherche et les courses de tourisme sont condamnées un peu partout en Europe. Cette situation pousse les organisateurs à revoir leur copie en profondeur. 2001 voit donc le retour des GT et c’est une Chrysler Viper qui succède à la Peugeot 306 du team Kronos. |
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Les 1000 Km de l’ère LMS
En 2004 conscient que la promotion de l’endurance ne passera pas par la FIA, l’Automobile Club de l’Ouest décide d’assurer lui-même la relève du défunt championnat ISRS. |
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Spa est un circuit très atypique, ses particularités sont connues et appréciées par les pilotes, ingénieurs et spectateurs.
d’importantes charges dans le Raidillon, parce que la voiture essaie virtuellement de se plier en deux dans l’axe vertical. De plus, lorsque la voiture parvient au sommet de colline, la vitesse crée une accélération verticale contraire à la gravité. Les appuis continuent à plaquer la monoplace à la piste, mais ce ‘G’ négatif peut se révéler problématique pour le circuit d’huile du moteur. |
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Se rendre aux 1000 km par les transports en commun, c’est possible. Oubliez l’avion, les tarifs pratiqués sur la ligne Paris/Liège sont très largement supérieurs à ceux du rail. De Lille et Paris, vous pouvez vous rendre directement à Liège. De Lyon ou Strasbourg, vous devrez passer par Bruxelles ou Namur. Pour un Paris/Francorchamps, il faut compter 4 heures et 50€ aller en réservant à l’avance. Il vous faudra tout d’abord aller jusqu’à Liège, puis prendre un train en direction de Verviers où vous devrez marcher un petit kilomètre jusqu’à la gare routière. Ici un bus vous emmènera jusqu’aux portes du circuit. Pour réserver vos billets : voyage-sncf.com et b-rail.be.
Nous n’avons pas encore trouvé d’hôtel bon marché, mais pour un budget de 60€/nuit, vous trouverez votre bonheur parmi les nombreuses adresses référencées ici.
Si vous avez quelques heures à «tuer» durant votre week-end, n’hésitez pas à faire un petit tour en voiture sur l’ancien circuit. Les virages chargés d’histoire comme Burnenville valent le coup d’œil. Il y a aussi le musée du circuit au cœur de l’abbaye Stavelot. A ce jour nous ne l’avons pas visité, mais certains clichés nous font déjà saliver. A lui seul, le village de Stavelot mérite le détour, la place du village est particulièrement pittoresque.
Déambuler autour du circuit est un véritable plaisir, rares sont les circuits offrants autant de points de vues aux spectateurs. En cas de pluie, vous apprécierez la tribune couverte située entre l’épingle de la Source et le Raidillon. Proche de la piste et bien orientée c’est l’endroit idéal pour assister au départ. Ensuite, si le temps est clément, il faut se donner la peine de parcourir les 7 kilomètres longeant la piste. Dans un premier temps, restez du côté extérieur de la piste pour admirer la montée du Raidillon de l’Eau Rouge. Incroyable, surréaliste, magique…les mots nous manquent tant cette portion est bien plus spectaculaire qu’à la télé. C’est après l’enchaînement des Combes qu’il faut passer sous la piste pour admirer la vue plongeante sur la descente vers Pouhon. Il faut surtout prendre des photos à l’intérieur de Rivage, ce virage presque anodin à la télévision est un vrai régal «en vrai». Blocages de pneus, contre-braquages, travers…le spectacle est toujours au rendez-vous. Attention ensuite, nous vous recommandons de repasser du côté extérieur du circuit pour continuer. Certes de ce côté, le «chemin de ronde» n’est pas bétonné mais il n’y a pas de grillages non plus. C’est à Stavelot qu’il faudra repasser à l’intérieur pour finir votre périple. Un dernier conseil, bien fatigué n’oubliez pas de reprendre des forces avec un sandwich local aux saucisses et oignons…
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Liens Vidéo
Palmarès des 1000km de Spa
année |
vainqueurs |
voiture |
1963 |
Willy Mairesse |
Ferrari 250 GTO |
1964 |
Mike Parkes |
Ferrari 250 GTO |
1965 |
Willy Mairesse |
Ferrari 250LM |
1966 |
Mike Parkes |
Ferrari 330P3 |
1967 |
Dick Thompson |
Mirage M1-Ford |
1968 |
Brian Redman |
Ford GT40 Mk.I |
1969 |
Brian Redman |
Porsche 908LH |
1970 |
Brian Redman |
Porsche 917K |
1971 |
Jackie Oliver |
Porsche 917K |
1972 |
Brian Redman |
Ferrari 312PB |
1973 |
Derek Bell |
Mirage M6-Ford |
1974 |
Jacky Ickx |
Matra-Simca MS670C |
1975 |
Henri Pescarolo |
Alfa Romeo 33TT12 |
1982 |
Jacky Ickx |
Porsche 956 |
1983 |
Jacky Ickx |
Porsche 956 |
1984 |
Stefan Bellof |
Porsche 956B |
1985 |
Bob Wollek |
Lancia LC2 |
1986 |
Thierry Boutsen |
Porsche 962C |
1987 |
Martin Brundle |
Jaguar XJR-8 |
1988 |
Mauro Baldi |
Sauber C9-Mercedes |
1989 |
Mauro Baldi |
Sauber C9-Mercedes |
1990 |
Jochen Mass |
Mercedes-Benz C11 |
2003 |
Tom Kristensen |
Audi R8 |
2004 |
Johnny Herbert |
Audi R8 |
2005 |
John Nielsen |
Zytek 04S |
2006 |
Emmanuel Collard |
Pescarolo C60-Judd |
2007 |
Pedro Lamy |
Peugeot 908 Hdi FAP |
Julien HERGAULT / Photos Julien HERGAULT & Remerciement au circuit de Spa-Francorchamps