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Sports 3,5L : 5ème partie
DETAIL DES ENGAGES EN CATEGORIE SPORT3.5L |
PEUGEOT 905 Evo 1BIS
Ecurie: PEUGEOT TALBOT SPORT (F) / pneus Michelin
N°1: M. Blundell,Y. Dalmas, D.Warwick
N°2: P.Alliot, J-P.Jabouille, M.Baldi
N°31: A.Ferté, E.Van de Poele, K.Wendlinger
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Echaudée par le manque de potentiel de la 905 l’équipe de Peugeot Talbot Sport emmenée par André de Cortanze va avancer de six mois l’évolution de la 905. L’Evo 1bis va s’avérer en fait bien plus qu’une simple évolution, avec notamment un gros travail aérodynamique sur toute la carrosserie et au niveau du moteur. L’Evo 1bis va immédiatement se révéler très compétitive et remporter trois des cinq courses auxquelles elle a participé de fin 1991 à début 1992.
Pour Le Mans 1992, Peugeot prévoira une version « Endurance » développée en parallèle dès Novembre 1991.
La version endurance bénéficie d’un moteur au régime abaissé de 1500tr/min par rapport à la version sprint, ce qui permet une meilleure répartition du couple. L’ensemble de la voiture et du propulseur est retravaillé dans le sens de la fiabilité. La boite de vitesse et l’embrayage sont renforcés, tout comme les disques- plaquettes de freins et les appareillages électriques qui sont doublés et gagnent en puissance. Le surcroît d'équipement entraîne une hausse du poids d’environ 30kg, ainsi, les 905 « LM » pèsent environ 790 kg. La 905 est également la seule voiture équipée d’une servo-direction. Le circuit du Mans exigeant moins d'appuis, l'aérodynamique est dont plus fine avec la disparition de l’aileron avant. Outre le travail en atelier, les 905 ont effectué pas moins de six séances d'essais sur le circuit Paul Ricard pour fiabiliser, optimiser et valider les choix techniques tant dans les domaines mécanique qu'aérodynamique. Il est amusant de noter que la 905 n’arrivera au terme des 5000km qu’au bout de la dernière séance d’essais !
Au Mans, Peugeot engage trois voitures. Pour compléter les équipages présents en Championnat du Monde, Mark Blundell rejoint Derek Warwick et Yannick Dalmas qui seront les seuls à disposer d’un tout nouveau chassis EV17. Keke Rosberg, dont le comportement avait déplu au Mans en 1991 est mis de coté. Jean Pierre Jabouille complète l’équipage Mauro Baldi/Philippe Alliot, tandis que la troisième voiture est confiée à Eric Van De Poele, Alain Ferté et Karl Wendlinger. |
TECHNIQUE :
V10 3500cc à 80° et 40 soupapes en position centrale arrière
Puissance: environ 650cv à 11000tr/min
Châssis: monocoque en fibre de carbone
Boite de vitesses à 6 rapports
Freins en Carbone
Longueur : 4,80 m - Largeur : 1,96 m –Hauteur : 1,04 m - Empattement : 2,80 m |
ESSAIS :
Au volant de la n°2 Philippe Alliot réalise le meilleur temps des essais: 3.21.209 à 243km/h de moyenne soit 1.3 secondes de mieux que la n°1 et 5.2 secondes de mieux que la meilleure Toyota. Ce temps incroyable sera le record du circuit de 13.6km utilisé de 1990 à 1996. Mais ce sont bien deux T-Car qui ont réalisés les deux meilleurs temps et non les voitures de courses habituelles. La voiture n° 31 quant à elle réalisera le 6ème temps. Après de tels essais il est clair que les 905 feront figures de favoris pour la course si la fiabilité suit… |
TOYOTA TS010
Ecurie : TOYOTA TEAM TOM’S (J) / Pneus: Goodyear
N°7: U.Katayama, G.Lees, D.Brabham
N°8: J.Lammers, A.Wallace, T.Fabi
N°33: M.Sekiya, K.Acheson, P.H Raphanel
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Après plusieurs tentatives infructueuses, Toyota revient en force avec un nouveau prototype la TS010 et l’objectif avoué de remporter les 24 Heures du Mans et le Championnat du Monde.
La TS010 est l’oeuvre de Tony Southgate. Equipée d’une carrosserie et d’un châssis en carbone, les suspensions sont à double triangulation avec des ensembles ressort-amortisseurs montés horizontalement. La boîte Toyota est à six rapports. Les disques et plaquettes sont d'origines Carbone Industrie et les étriers proviennent de chez Brembo. Le moteur, un V10 3.5 litres, est très compact avec son angle à 72°. Pour les pneumatiques, contrairement à Peugeot et Mazda, Toyota fait confiance à l’Américain Goodyear.
Les japonais alignent la première TS010 pour l'ultime épreuve du Championnat du Monde des voitures de Sport, en 1991. La Toyota de Geoff Lees et Andy Wallace termine sixième.
En 1992, deux TS010 sont engagées pour l'ensemble de la saison. Toyota commence bien la saison, avec la victoire remportée pour la première manche du championnat, à Monza aux mains de Lees-Ogawa dans des conditions très spéciales puisque la Toyota fut la seule voiture à finir la course. La 2ème manche fut beaucoup moins prolifique puisque qu’aucune des deux TS010 ne voient l’arrivée et l’écart avec les Peugeot 905 est beaucoup plus important que lors de la première épreuve.
Comme pour la Peugeot, une version « Endurance » est spécialement étudiée pour les 24 Heures du Mans, version qui rend environ 80cv à la version « sprint » mais qui garde la même carrosserie. Les pilotes, dont beaucoup d’anciens de Formule1, sont un panachage des pilotes Toyota oeuvrant en Championnat du Monde, en JSPC sur les anciennes 92CV et en IMSA sur les Eagle MK3. A noter la participation du français Pierre-Henri Raphanel qui courrait chez Peugeot l’an dernier. Toyota engage par le biais de deux écuries semi- privées deux modèles 92 CV présentes notamment au meilleur niveau dans le championnat japonais. |
TECHNIQUE :
V10 3500cm3 à 72° et 50soupapes
Puissance: Environ 600cv en version « Endurance »
Chassis monocoque en fibre de carbone
Freins en Carbone
Boite de vitesse 6 rapports
Poids Le Mans 1992: 799 à 812 kg |
ESSAIS :
3ème, 4ème et 5ème, les trois Toyota TS010 réalisent un joli tir groupé à l’avant du peloton en devançant notamment les deux Mazda MXR01, une Peugeot 905 et toutes les anciennes Groupe C. Cependant, elles sont nettement dominées par les Peugeot n°1 et n°2. La meilleure Toyota, 3ème, rendant ainsi plus de 5 secondes à la meilleure Peugeot : un gouffre. Il faut noter que si Toyota disposait d’un bloc spécifique qualifications, la voiture en elle même était très proche de la version course contrairement aux 905. La partie s’annonce donc difficile pour les TS010 face à une 905 bénéficiant d’une année d’expérience en plus. |
MAZDA MXR01
Ecurie : MAZDASPEED (J) / Pneus: Michelin
N°5: V.Weidler, J.Herbert, B.Gachot
N°6: M.Sandro-Sala, Y.Terada, T.Yorino
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Le moteur rotatif étant banni en 1992, Mazda s'engage avec une voiture totalement différente des Mazda « C » à rotors, vues en endurance depuis 1979. Comblé par son succès historique aux 24 Heures 1991, Mazdaspeed se tourne vers TWR et achète plusieurs redoutables Jaguar XJR-14 victorieuses du Championnat du Monde des voitures de Sport. Cinq châssis sont achetés et montés spécialement par TWR pour Mazda. La carrosserie en fibre de carbone est redessinée par l’équipe TWR et le V8 Ford HB est remplacé par un V10 Judd, équipé d'une gestion électronique Zytek et rebaptisé Mazda MV-10. La boite de vitesse restant celle de la XJR14. Mazda bénéficie d’un soutient direct de Judd et développe tout comme ses concurrents une version « Endurance » de ses prototypes.
Comme l’année précédente, c’est ORECA qui engage les voitures Anglo-japonaises. Mazdaspeed n'engage qu'une seule MXR-01 dans les courses sprints (500 km) du Championnat du Monde et en JSPC mais deux aux 24 Heures du Mans. Pour le début de saison, les résultats en Mondial comme en JSPC sont vraiment décevants avec deux abandons et une 7ème place sauf à Silverstone où Sala-Herbert obtiennent une superbe 2ème place à l'arrivée. Parmis les équipages engagés au Mans, figure celui vainqueur en 1991, mais le 2ème trio sur la n°6 apparaît moins homogène. A note que la MXR01 n°5dispose d’un aileron biplan contrairement à la n°6 qui a moins d’appuis. |
TECHNIQUE :
Mazda MV10 3497 cm3 (JuddGV10) V10 à 72° et 40soupapes
Puissance : + de 600cv à 10 000 tr/min
Châssis monocoque fibre de carbone
Boite de vitesse TWR à 6 rapports
Poids LeMans 1992: 778-779kg |
ESSAIS :
Comme en Championnat du Monde, les deux MXR01 sont décevantes aux essais, obtenant la 7ème et la 10ème place.
La meilleure Mazda tourne à 5secondes de la moins bonne Toyota et à 3secondes de la moins bonne Peugeot. Dans ces conditions, la course au podium va s’avérer difficile mais après l’incroyable victoire de 1991, tous les espoirs sont permis. |
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LOLA T92/10
Ecurie: EURORACING (NL)/ Pneus: Michelin
N°3: J.Pareja, C.Zwolsman, C.Euser
N°4: HH. Frentzen, H.Matsuda, S.Kasuya, M.Hideshi
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Eric Broadley, fondateur de Lola, décide de réaliser un nouveau sport-prototype, en collaboration avec le Team Hollandais Euro Racing de Charles Zwolsman, bien connu pour avoir engagé des Spice dans différents championnats. La Lola T92/10 est conçue en 1992 dans un souçis de polyvalence car Lola souhaite commercialiser sa voiture, notamment aux USA. Conçue par Wiet Huidekoper en collaboration étroite avec Broadley, la T92/10 se rapproche « esthétiquement » de la Jaguar XJR-14 et de la Peugeot 905, mais les moyens ne sont malheureusement pas les mêmes. Elle est équipée d’un 10 Cylindre en V Judd, la même base que celui de la Mazda, issu directement de la Formule1 et dont Judd a tiré une version endurance en diminuant notamment le régime de rotation de 2000tr/min. L’originalité de la Lola réside dans sa lame avant intégrée partiellement dans le passage des roues.
Seules trois machines de ce type ont été construites dont deux pour le Team Euro Racing qui les engage dans le Championnat du Monde des voitures de Sport ainsi qu’au départ de la grande ronde infernale Sarthoise. Les résultats lors des deux premières manches du Championnat du Monde ne sont guère concluants avec des abandons à chaque reprise, mais avec des temps aux essais assez bons devant la Mazda MXR01 grâce notamment à la qualité de certains pilotes comme S. Johansson ou C. Euser. Tirant leçon du manque de fiabilité, la boite de vitesse et les suspensions sont entièrement revues avant les 24 Heures du Mans.
La course au podium s’annonce donc difficile avec des voitures très jeunes et loin d’être totalement fiables.
Pour le Mans, S. Johansson est remplacé par le très rapide H.H Frentzen qui sera relayé par trois pilotes Nippons. |
TECHNIQUE :
Judd V10 à 72° 3497cm3 et 40 soupapes
Puissance : 620cv à 10 800tr/min
Boîte de vitesse Lola / Hewland à 6 rapports
Chassis monocoque en fibre de carbone
Poids LeMans 1992: 790 à 817 kg |
ESSAIS :
Des essais concluants avec les 9ème et 12ème temps, devant les Spice, BRM, et toutes les anciennes GroupeC à part la 962 n°51 Kremer. Cependant, les 905 et TS010 sont loin devant et les Mazda font légèrement mieux. A noter tout de même le meilleur temps de Frentzen pendant le Warm Up à la grande surprise générale. |
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BRM P351
Ecurie : BRITISH RACING MOTORS (GB) / Pneus: Goodyear
N°9: R.Jones, W.Taylor, H.Toivonen
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Disparue depuis la fin des années 70 la célèbre firme britannique retrouve vie grâce à l’initiative de John Mangoletsi qui a réussi à convaincre John et David Owen (propriétaire de BMR depuis 1956), de prêter le nom de leur compagnie à son nouveau projet de construction et de développement d’une nouvelle auto de course. Pour Mangoletsi, la construction de ce nouveau prototype est mis en place avec comme principal objectif : Le Mans. La P351, relativement classique, est l’œuvre de Paul Brown, sous la direction de Ian Dawson tandis que Graham Dale-Jones, ancien ingénieur chez Cosworth, travaille sur le cœur de l’auto : un 12 Cylindre. Pour superviser et procéder au développement du moteur, Mangoletsi fait appel à la société Ricardo Consulting Engineering.
Le développement de la voiture est finalement plus compliqué que prévu. En conséquence, les débuts de la voiture en compétition sont repoussés à la seconde manche du championnat du monde, à Silverstone. Débuts marqués par des problèmes de pompe à huile, l'empêchant de prendre part à la course après avoir été crédité du moins bon temps aux essais. Suite à ces problèmes, aux manques de moyens et malgré quelques développements pour le Mans, l’équipe n’a que peu d’espoirs pour la P351 aux 24 Heures malgré la qualité des pilotes initialement prévus sur la machine. |
TECHNIQUE :
Moteur BRM V12 à 70° 3500cm3 et 48 soupapes
Puissance : 630 cv
Boîte de vitesse X-Trac à 6 rapports
Chassis monocoque en fibre de carbone
Poids LeMans 1992: 800 kg |
ESSAIS :
Un 23ème temps sur 30, honorable à la vue du manque de préparation de la P351, temps qui la place au milieu des quatre Spice en 4.03.186. Les 24 heures du Mans serviront de séance d’essais à la petite structure. |
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TIGA C289
Ecurie: TEAM SCI (I) / Pneus:Goodyear
N°29: S.Sebastiani, R.Randaccio, V.Veninata
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Deux Tiga C289 ont déjà été vues au Mans en 1989. Apparitions soldées par deux abandons. Cette année, c’est le team Italien SCI qui engage la vieille et ex C2. Ce Team engage normalement une Spice dans le championnat du monde 1992. Mais les problèmes de transmission n’étant pas résolus sur leur Spice, SCi préfère engager la Tiga, voiture sur laquelle Veninata et Sebastiani alias «Stingbrace» ont couru au Mans en 1989, course soldée par un abandon au petit matin. L’équipage de Gentlemen drivers n’a pour chacun qu’une seule expérience aux Mans mais une longue carrière respective en endurance.
La C289 est la dernière descendante d’une longue lignée de petits prototypes anglais présents au Mans depuis 1984 et dont la marque s’est éteinte en 1991. Le moteur est préparé par Nicholson. La Tiga apparaît bien vieillotte à coté des autres Sport 3.5 hyper-sophistiquées. Les 24 Heures du Mans se profilent donc avec une voiture à bout de développement depuis trois ans et sans repères par rapport à une concurrence très rude. |
TECHNIQUE :
Moteur Ford Cosworth DFL V8 à 90° de 3300cm3
Puissance : + de 500cv à 8000tr/min
Poids LeMans 1992: 813 kg |
ESSAIS :
Pas de surprise de la part de la petite Tiga aux essais avec le 26ème temps sur 30 en 4.12.665. Seuls les prototypes de la Catégorie Spyder sont derrières et l’ALD C290 qui elle ne sera pas qualifiée. L’objectif sera de finir la course. |
SPICE SE 89-90C
Ecurie: CHAMBERLAIN / Pneus: Goodyear
N°22: F. De Lesseps, O.Iacobelli, R.Piper / SPICE SE89C
N°36: K.Shimamura, J.Harada, T.Yoshikawa / SPICE SE89C
Ecurie: TEAM TDR / Pneus: Dunlop
N°30: C.Hodgetts, F.Migault, T.Lecerf / SPICE SE90C
Ecurie: BERNARD DE DRYVER / Pneus: Goodyear
N°21: L.Taverna, A.Gini, J.Sheldon / SPICE 90C
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Malgré la faillite de la société mère fin 1991, il y aura encore des Spice présentes cette année. Malheureusement, la concurrence en Sport 3.5L est bien supérieure à l’année précédente et la victoire au classement de catégorie quasi impossible à renouveler avec des voitures sans développement et avouant leurs âges.
Plusieurs Spice sont encore engagées en Championnat du Monde en catégorie FIA Cup. Leurs fiabilités et l’expérience du Team Chamberlain leurs permettent de finir troisième à Silverstone.
Pour Le Mans, Chamberlain continue depuis cinq années de faire confiance à Spice en engageant deux modèles : des SE89C, deux autres SE90C étant engagées par le Team TDR et Bernard de Dryver. |
TECHNIQUE :
V8 à 90° Ford Cosworth DFR-S 3500 cm3 et 32 soupapes
Puissance : 570cv
Chassis: monocoque aluminium & fibre de carbone
Poids LeMans 1992: de 801 à 829 kg
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ESSAIS :
21ème, 22ème, 24ème et 25ème temps pour les Spice aux essais. Le meilleur temps pour la N°21 en 3.58.595. Les temps sont beaucoup plus lents qu’en 1991. Seul un incroyable manque de fiabilité des voitures d’usines pourrait permettre à Spice de rééditer sa victoire de catégorie de 1991. La Spice TDR ne prendra finalement pas le départ pour une sombre histoire d’assurance impayée. |
RESULTATS DES ESSAIS
Au Pesage, Peugeot présente six 905 Evo1Bis, dont trois versions spécialement développées pour les essais. Il s’agit en fait de la version sprint. Mazda double également son effectif pendant que Toyota ne présente étrangement qu’une seule voiture aux « Specs Qualifs ». Cependant, les trois Toyota font mieux que les Mazda et les Lola. Face à de tels moyens les petits privés ne peuvent rien faire.
Les Sport 3.5L réalisent le carton plein, la première ex-Groupe C étant la Porsche 962 Kremer à la 8ème place. C’est donc Philippe Alliot, qui réalise le meilleur temps, un temps qui restera dans les annales du Mans. Mordant sur tous les vibreurs, à la limite de la glissade, il s’agit du record absolu du circuit utilisé de 1990 à 1996 en 3.21.209 à 243 km/h de moyenne! Les 905 améliorent leurs temps de 1991 de 14 secondes. Le temps de la pole de la Sauber C11 de 1991 est battu de 10 secondes et le record des essais datant de 1990 près de 6 secondes. La deuxième Peugeot est à 1.3 secondes, suivie de la Toyota n°7 à plus de 6.5 secondes. La première Mazda est 7ème et la première Lola 9ème.
Les Sport 3.5L son clairement les plus rapides, mais seront-elles fiables? Dans la négative, il faudra compter sur les Porsche Kremer et Toyota 92cv. Il est difficile de tirer des leçons des deux séances d’essais qualificatives entre les différents favoris, car tout le monde n’a pas utilisé de versions « sprints » comme Peugeot. Le véritable avantage du constructeur Français réside dans le fait qu’ils ont une année de plus d’expérience que leurs principaux concurrents.
Seules 28 voitures prennent le départ, l’ALD est non qualifiée et la Spice TDR non partante; ils étaient 50 en 1990 et 40 en 1991…
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P |
Voiture |
N° |
Concurrent |
Pilotes |
Temps |
Moyenne |
1 |
Peugeot 905 |
N°2 |
Peugeot Talbot Sport |
Baldi /Jabouille /Alliot |
3'21"209 |
243,329 |
2 |
Peugeot 905 |
N°1 |
Peugeot Talbot Sport |
Blundell /Warwick /Dalmas |
3'22'512 |
241,763 |
3 |
Toyota TS O10 |
N°7 |
Toyota Team Toms |
Katayama /Lees /Brabham |
3'26"411 |
237,197 |
4 |
Toyota TS O10 |
N°8 |
Toyota Team Toms |
Fabi /Lammers /Wallace |
3'27"711 |
235,712 |
5 |
Toyota TS O10 |
N°33 |
Toyota Team Toms |
Raphanel /Sekiya /Acheson |
3'29"300 |
233,923 |
6 |
Peugeot 905 |
N°31 |
Peugeot Talbot Sport |
Wendlinger /Ferté /Van de Poele |
3'31"250 |
231,763 |
7 |
Mazda MX R 01 |
N°5 |
Mazdaspeed |
Gachot /Herbert /Weidler |
3'34"329 |
228,434 |
8 |
Porsche 962 CK6. |
N°51 |
Porsche Kremer |
Nielsen /Reuter /Lavaggi |
3'36"317 |
226,334 |
9 |
Lola T92/10 |
N°3 |
Euroracing |
Zwolsman /Euser /Pareja |
3'37"109 |
225,509 |
10 |
Mazda MX R 01 |
N°6 |
Mazdaspeed |
Terada /Yorino /Sandro Sala |
3'38"930 |
223,633 |
11 |
Toyota 92 CV |
N°34 |
Kitz Racing |
Ratzenberger /Elgh /Irvine |
3'39"850 |
222,697 |
12 |
Lola T92/10 |
N°4 |
Euroracing |
Frentzen /Zwolsman /Kasuya /Matsuda |
3'40"207 |
222,336 |
13 |
Cougar C28 LM |
N°54 |
Courage Competition |
Ricci /Wollek /Pescarolo |
3'44"248 |
218,33 |
14 |
Cougar C28 LM |
N°55 |
Courage Competition |
Fabre /Robert /Brand |
3'44"888 |
217,708 |
15 |
Toyota 92 CV |
N°35 |
Trust Racing |
Johansson /Andskar /Fouche |
3'44"944 |
217,654 |
16 |
Porsche 962 C |
N°67 |
Obermaier Primagaz |
Yver /Altenbach /Lässig |
3'47"723 |
214,998 |
17 |
Porsche 962 GTi |
N°53 |
ADA Engineerin... |
Bell /Needell /Bell |
3'51"150 |
211,811 |
18 |
Porsche 962 CK 6 |
N°52 |
Porsche Kremer |
Donovan /Rickett /Copelli |
3'52"538 |
210,546 |
19 |
Cougar C28 LM |
N°56 |
Courage Competition |
Saldana /Yvon /Morin |
3'55"765 |
207,664 |
20 |
Porsche 962 C |
N°68 |
Ecurie Almeras |
Alméras /Alméras /Cohen-Olivar |
3'57"455 |
206,186 |
21 |
Spice SE 90 C |
N°21 |
Bernard de Dryver |
Taverna /Gini /Sheldon /De Dryver |
3'58"595 |
205,201 |
22 |
Spice SE 89 C |
N°22 |
Chamberlain Engineering |
Iacobelli /Piper /De Lesseps |
4'00"014 |
203,988 |
23 |
BRM P 351 |
N°9 |
British Racing |
Jones, Taylor |
4'03"186 |
201,327 |
24 |
Spice SE 88 C |
N°36 |
Chamberlain Engineering |
Shimamura /Yoshikawa /Harada |
4'05"538 |
199,399 |
25 |
Spice SE 90 C |
N°30 |
Team TDR |
Hodgetts, Migault |
4'09"296 |
196,393 |
26 |
Tiga C 289 |
N°29 |
Team SCI |
Veninata /Randaccio /Stingbrace |
4'12"665 |
193,774 |
27 |
Peugeot 905 Spider |
N°58 |
Welter Racing |
Petit /Artzet /Gonin |
4'28"693 |
182,215 |
28 |
Peugeot 905 Spider |
N°66 |
Eric Bellefroi |
De Vita /Alexander /Breuer |
4'46"715 |
170,762 |
29 |
Debora |
N°61 |
Didier Bonnet |
Tremblay /Bonnet /Heuclin |
4'49"019 |
169,401 |
30 |
ALD C 290 |
N°60 |
Marc Pachot |
Touroul, Pachot |
5'06"789 |
159,589 |
Eric ROLLING // Photos Jeremy JACKSON et Pascal GRANDJEAN
Remerciement à http://www.racingsportscars.com/ pour sa contribution à ce dossier.
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