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Sports 3,5L : 7ème partie
LA FIN DU CHAMPIONNAT DU MONDE
Après la difficile victoire aux 24 Heures du Mans en Juin 1992, le Championnat du Monde reprend ses droits pour l’équipe Peugeot Sport. A Donington, Suzuka et Magny-cours, les 905 remportent toutes les épreuves du championnat et Chamberlain est titré en catégorie Cup avec sa Spice. Toyota n’est pas encore de taille à lutter avec le prototype Français et récolte une deuxième et deux troisièmes places finales.

Victoire au Championnat du Monde pour Dalmas - Warwick // Tout comme Mazda, Lola jettera l’éponge à la fin de la saison 1992
Lola se classe 5ème, Chamberlain 4ème et Mazda 3ème avec seulement 39 points. La MXR01 n’aura été malheureusement convaincante qu’aux 24 Heures du Mans. Toutefois, il est bon de noter que le constructeur Japonais n’engageait qu’une seule voiture lors des manches mondiales. Du coté des pilotes, Yannick Dalmas et Derek Warwick l’emportent devant leurs coéquipiers Philippe Alliot et Mauro Baldi ; le premier pilote Toyota, Geoff Lees, ne termine la saison qu’à la 5ème place.
Malheureusement, le Championnat du Monde n’est plus viable, le nombre d’engagés étant clairement insuffisant. Mazda jette ainsi l’éponge fin 1992, tout comme Lola et BRM. Le projet March 92S ne verra jamais le jour et Nissan arrêtera l’exploitation de la NP35 que l’on aura finalement vue qu’au Japon. Seul Allard présente un projet de prototype Sport 3.5L mais fin 1992, le Championnat du Monde d’endurance disparaît après 40 années d’existence. |
L’AVENIR DE L'ENDURANCE
En 1993, l’ACO et l’I.M.S.A sont bien seuls pour faire vivre l’endurance au niveau international. Cependant, deux nouveautés vont permettre à l’endurance de se relancer : la création par l’ACO de la catégorie « WSC » (World Sports Car) pour les prototypes et surtout, le retour des Grand-Tourisme en endurance. Le championnat Japonais JSPC est également annulé faute de participants. Seul persiste le championnat nord-américain d’I.M.S.A : Toyota avec les Eagle MKIII, Nissan avec les NPT-90, Jaguar avec TWR et Porsche avec les 962C Joest permettent à la série Américaine de proposer de beaux prototypes et une belle bagarre pour la victoire. Les Eagle remporteront le championnat, les 12 Heures de Sebring et les 24 Heures de Daytona mais ne seront jamais présentes dans la Sarthe.
En Europe, les propriétaires de prototypes se réfugient dans un championnat annexe : l’Intersérie. Les frères Kremer y engagent leurs CK7, Courage fait quelques piges et on retrouve des Spice et Lola privées, notamment une T92/10. Le championnat Italien est un des premiers à faire courir les GT depuis 1992, GT qui deviendront l’avenir de l’endurance avec la création de nombreux championnats nationaux puis du Championnat international BPR (Barth/Peter/Ratel) et l’acceptation de ces voitures en I.M.S.A. |
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PRESENTATION AVANT LE MANS
Le Mans est donc la seule vraie épreuve internationale d’endurance pour l’année 1993 et la dernière pour les Sport 3.5L. Toyota et Peugeot vont s’y affronter une dernière fois avec les 905 et TS010.
Le plateau sera complété par quelques anciennes GroupeC dont les toujours aussi performantes Porsche 962 Joest, sans oublier celles de Kremer, les Toyota 93CV et les Courage. On trouvera également de « petits » prototypes vus en 1992 et surtout les GT qui représentent la majorité du plateau.
On notera notamment la présence officielle en GT de Lotus, Porsche et Jaguar. Malheureusement, excepté Joest, aucun concurrent de l’I.M.S.A ne fera le déplacement au Mans. Il n’y aura donc pas les Jaguar XJR12 TWR, Nissan NPTI Momo, les Spice SE90 américaines et encore plus regrettable, Toyota préférera pour épauler la TS010, son prototype Japonais 93CV que les redoutables Eagle MKIII jugées moins fiables mais sûrement plus performantes. Compte tenu du manque de compétition, l’ACO a décidé d’organiser une session test pour permettre aux concurrents de régler leurs voitures sur la piste mancelle. Une cinquantaine de voitures sont prévues pour les 24 Heures soit le double de l’année précédente.
Voitures acceptées au Mans 1993
Catégorie1 - Voitures du groupe C 1992 - atmosphérique 3.5 litres - 12 cyl. max ; mini 750 kg - pas de bride
Catégorie2 - Voitures du groupe C 1990 et IMSA GTP 1993 - moteur libre - pas de bride pour les atmosphériques < 3500 cm3 - 2 brides de 37,2 mm pour les 962 et Cougar - 2 brides de 35,7 pour les Toyota 92 C-V
Catégorie3 - Barquettes prototypes Le Mans ou Nationaux - bride de 42,5 pour la W.R. - bride de 35,7 pour Lucchini ou Debora
Catégorie4 - Voitures Grand Tourisme - 2 brides de 34 mm pour la Porsche 911 Turbo S LM - 2 brides de 45 pour la Ferrari 348 TB - bride de 45 pour les Lotus - 2 brides de 32 pour la MIG, les Venturi et les Jaguar XJ220
A noter que deux Spice seront également présentes au Mans, mais que cette fois ci elles seront dans la même catégorie que les anciennes Groupe C, la catégorie 2. Catégorie 2 qui ne sera pas cette année limitée en carburant et qui avec les redoutables Toyota 92CV, et notamment les Porsche 962 de Joest, devrait pouvoir se mêler à la lutte pour une place dans les 5 premiers. |
LA SESSION TEST
L’ACO décide d’organiser une journée test un mois avant la course des 24 Heures, permettant à des concurrents qui ne courent pratiquement pas de la saison de prendre leurs marques et d’affiner leurs réglages avant la course. 32 voitures participent à cette session de test. Les temps effectués sont loin des temps réalisés l’an passé. Peugeot et Toyota déplacent deux voitures chacun. Le meilleur temps est réalisé par Alliot-Baldi sur la Peugeot 905 en 3.29.050. Elle est suivie des deux Toyota dont la meilleure à 1,8s du temps de la 905. Les progrès de la TS010 semblent donc se confirmer.

La première GroupeC est la Porsche 962 Joest de Winter/Jelinski à 3s de la moins bonne 905. La voiture Allemande enregistre également la meilleure vitesse de pointe dans la ligne droite des Hunaudières à plus de 360 km/h. La 911 Turbo S LM possède quant à elle le meilleur temps en catégorie GT. A noter la venue d’une toute nouvelle Sport 3,5L, l’Allard J2X encore à cours de développement avec le 19ème temps à une minute de la meilleure 905.
Assurément, les Toyota se sont approchées, en termes de performance, des Peugeot. La lutte s’annonce par conséquent superbe notamment avec le passage des « Toy » en Michelin. Dans le prochain opus, je vous détaillerai les modifications réalisées par Toyota et Peugeot sur leurs Sport 3,5L, une présentation de la Allard, la liste des engagés pour les 24 heures et le résultat des essais qualificatifs. |


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Eric Rolling / Photographies Jeremy Jackson et Pascal Grandjean
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