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1966-1967 : Les coupés Chaparral

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Extrait de l'automobile magazine,
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Peu de voitures ont autant capté l’imagination des aficionados du sport automobile que les légendaires Chaparral de Midland, au Texas. Ces Chaparral - possédées et financées par Jim Hall qui travaillait dans le pétrole au Texas – reçurent le soutien technique du service Recherche et Développement de Chevrolet. Une fois que Hall et Chevrolet eurent fait des Chaparrals blanches les voitures à battre sur le sol américain dans la série CanAm, Hall tourna son regard vers les courses d’endurance classiques en Europe. Apportant des innovations comme le châssis en fibre de verre, la transmission semi-automatique et l’aileron mobile, Hall vint en France pour se battre contre toute une armada de Ford GT.
La première participation de Hall au Mans eut lieu en 1967 avec le coupé Chaparral 2D, propulsé par un V-8 ‘small block’ de 5,3 litres (327 ci) et piloté par Phil Hill, premier champion du monde de Formule 1 américain, et par Jo Bonnier, as des Grands Prix F1. La voiture occupait la dixième place lorsqu’elle fut contrainte à l’abandon au bout de huit heures de course pour un problème de batterie morte (le règlement du Mans interdit de remplacer une batterie).
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L’année suivante, la vénérable 2D fut retirée en faveur de la 2F révolutionnaire, véritable tour de force technique de Hall. La 2F était dotée d’un châssis en fibre de verre, d’un V-8 « big block » de 7 litres (427 ci) en aluminium à injection, et d’un aileron arrière monté assez haut et réglable par le pilote, qui pouvait aller d’une position à faible traînée en ligne droite à une position de fort appui dans les virages. Hill revint au Mans avec Mike Spence comme co-pilote et tous deux placèrent la 2F deuxième sur la grille de départ. Bruce Jennings et Bob Johnson conduisaient une deuxième Chaparral 2F. |
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L’équipage Johnson/Jennings perdit du temps lorsque Johnson prit l’échappatoire à Mulsanne, mais Spence, une fois sorti du chaos du départ type Le Mans, prit la tête. Johnson et Jennings abandonnèrent au bout de 10 heures, tandis que Hill et Spence se trouvaient ralentis, leur aileron étant coincé en position de fort appui. Alors que Hill était troisième à 5 heures du matin, l’équipage découvrit du liquide de transmission lors d’un arrêt au stand de ravitaillement : il venait d’un joint endommagé. Trois heures plus tard, la voiture se relançait dans la bataille avec une transmission refaite. Malheureusement, elle fut contrainte à l’abandon au bout de 18 heures de course acharnée : ce fut la dernière Chaparral à courir au Mans. |
Julien HERGAULT / Informations Corvette Racing / Photos GM, CHEVROLET, CORVETTE, L'Automobile Magazine
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