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Les lundis de l'Histoire … des effectifs et des abandons.
Nouveau Lundi, nouvelles histoires, nouveaux records avec cette fois un petit opus sur les effectifs en course.
Le plus grand nombre de voiture au départ des 24 Heures du Mans date de 1950, 51, 53 et 55 avec 60 voitures en course. Pour rappel, l’an passé, il y avait 54 voitures au moment du feu vert. Le nombre de 55 participants est le maximum toléré actuellement grâce à l’ajout de nouveaux stands depuis 2007. 33 partants pour la première course en 1923. Certaines années, l’ACO reçoit plus de 90 demandes d’engagement pour les 24 Heures ! Le choix est difficile pour le comité de sélection…

Le plus petit effectif date de 1930 avec seulement 17 partants. Ces dernières années, 1992 est l’année la plus sombre avec seulement 28 voitures présentes sur la grille. |

Depuis cette année, 55 voitures sont admissibles au départ

1992 : seulement 28 autos prendront le départ de l'épreuve
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Concernant les voitures parvenant à rallier l’arrivée, le record date de 1951, 1975 et 1993 avec 31 unités. Le meilleur pourcentage d’arrivée date d’ailleurs de la première année, 1923 avec 90.9% d’arrivées soit 30 voitures sur les 33 engagées, ce qui est tout simplement incroyable! Notons qu’en 1994, il n’y eu aucun abandon pendant près de 10 heures de course.

1993 est l'une des éditions les plus "fiables" des 24 Heures du Mans depuis 1923. 31 voitures verront l'arrivée le dimanche
Du coté du pire, 1931 tient la palme avec seulement 6 autos classées. Au niveau des pourcentages par rapport au nombre d’engagés, l’année la pire est 1970 : 13.7% des concurrents ont vu l’arrivée : 7 sur 51. Il faut dire qu’il a plu énormément cette année là, pour la première victoire d’une Porsche aux 24 heures du Mans. Porsche qui déchanta en 1987, avec 8 abandons officialisés dans les deux premières heures de course. Une essence différente de celle utilisée aux essais fut incriminée pour expliquer cette hécatombe qui toucha en grande partie les Porsche 962 mais qui n’empêcha pas l’une d’entres elles officielle de l’emporter. Seules 3 des 11 Porsche 962, pourtant réputées fiables avaient vu l’arrivée.
En moyenne, c’est le premier ¼ de course qui est le plus cassant et le dernier le moins.
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86 & 87 : deux expériences difficiles pour Pesca chez Sauber

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Des abandons tragiques en vue de l’arrivée, il y en a eu beaucoup aux 24 Heures. 1952, Pierre Levegh abandonnera dans la dernière heure alors qu’il était en tête en ayant conduit seul pendant toute la course. 1990, Jesus Pareja alors 2ème sur la Porsche BRUN abandonnera quant à lui à 15 minutes de la fin de la course et 1991, Jean-Louis Schlesser, lâchera la tête à 2 heures de l’arrivée, sa Sauber-Mercedes en surchauffe.
Il y en a eu dautres tout aussi tragique
Mais certains pilotes refusent d’abandonner, notamment Henri Pescarolo sur Sauber en 1987. Après une tentative infructueuse en 1986 sur la Sauber C8, Henri se réengage chez le constructeur Suisse en 1987 avec comme coéquipiers Thackwell, Okada sur la nouvelle et prometteuse C9. En 1987, Sauber n’est pas encore soutenu officiellement par Mercedes, les moyens manquent et la gestation de la C9 est difficile notamment au niveau de sa transmission : la faute à l’énorme couple du V8 5 litres turbo Mercedes. Henri tombe en panne au milieu du circuit, transmission cassée. L’écurie ferme les rideaux. Mais Henri est tenace, il répare au bord de la piste, seul, sans assistance avec ses propres moyens comme l’exige le règlement. Il parvient à effectuer une réparation de fortune grâce à sa clé à bougie. Il rentre au stand, mais celui-ci est déjà vide, les mécanos ayant déserté le stand, le responsable de l'auto ayant même signé la feuille d'abandon, tandis qu’Henri tentait de réparer. Heureusement, les officiels laissèrent la voiture reprendre la course, voiture qui abandonnera finalement sur sortie de route dans la matinée du dimanche matin. |
Eric ROLLING // Remerciement à Jean-François RIOM et Pascal GRANDJEAN pour les photographies.
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