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Les lundis de l'Histoire... d'efficacité !
Les 24 heures du Mans sont considérées comme la course sur circuit la plus dure au monde. Pourtant certains pilotes ont eu une réussite fantastique l’emportant à chacune de leurs participations. A.J Foyt, Alexander Wurz, Herman Lang et Tazio Nuvolari ont remporté les 24 Heures du Mans dès leur première et unique participation ! Pour Jean-Pierre Wimille, l’un des meilleurs pilotes français selon Enzo Ferrari, c’est encore mieux, deux victoires en deux participations: 1937 et 39.
Pour en revenir à Alexandre Wurz, on peut voir que la TWR-Joest qu’il a pilotée en 1996 est certes une machine hybride à l’histoire compliquée, mais elle cumule les records: en 1996 Wurz, Reuter et Jones étaient en tête à chaque classement horaire! Le châssis vainqueur en 1996 l’a également été en 1997, année où pourtant une seule voiture était engagée par Joest…
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Mais Mr Woolf Barnato a encore fait mieux… trois victoires en trois participations et trois années de suite ! 1928 sur Bentley Sport 4.5 et 1929/1930 sur Bentley Speed Six et chaque fois avec un autre coéquipier !
Mais ce Monsieur n’était pas qu’un "simple" pilote. Woolf Barnato fut l’une des figures les plus importante de l'histoire du sport automobile de l’entre deux guerres. Fils d'un milliardaire britannique diamantaire, «Babe» Barnato hérite de la fortune paternelle à l'âge de 2 ans. Excellent pilote, sportif de haut niveau, aussi à l'aise à la barre de ses voiliers que sur les terrains de cricket, boxeur en poids moyen, golfeur, éleveur de chevaux et pilote de hors bord Barnato aimait, par-dessus tout, les belles voitures. Il achète sa première Bentley en 1925 et confident du créateur de la marque, Walter Owen Bentley, Barnato s’achète des parts dans l'entreprise, entreprise qu’il sauve même du dépôt de bilan. Devenu actionnaire majoritaire Barnato allait prendre les commandes de Bentley Motors en difficulté.
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En 1928 il s’accorde un volant dans l'équipe officielle à coté de son richissime ami Rubin lui aussi débutant. Ils décident de découvrir les 24 heures du Mans au volant d’une ancienne 4,5 litres qui avait été prise l'année précédente dans le fameux crash de Maison-Blanche. Ce choix sera le bon, Barnato tiendra tête jusqu'au bout et l’équipage 100% néophyte gagne pour moins d’un tour d’avance face à la à la puissante Stutz pourtant favorite ! 1929, changement de monture, il opte pour le tout nouveau modèle "Speed six" avec lequel il allait s'imposer en compagnie de l’excellent Birkin, en établissant un nouveau record à la distance de 2 844 kilomètres. Un an plus tard, et avec un nouveau partenaire (Glen Kidston), il améliorait son propre record (2 930 km), à l'issue d'un duel terrible avec la Mercedes de Caracciola. Ce «coup du chapeau», trois années de suite, allait lui offrir une gloire éternelle ainsi qu’à Bentley. Il faudra attendre 73 ans pour revoir une Bentley franchir la ligne d’arrivée en tête. Woolf est également le premier président du légendaire "Bentley Drivers Club" (1936).
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Bentley connaissait alors de nouveaux ennuis financiers que Barnato ne put résoudre et la marque fut cédée à Rolls Royce, alors que «Babe» se retrouva membre du conseil d'administration. Barnato est également célèbre aussi pour avoir battu en mars 1931, au volant d'une « Speed Six » sur l'itinéraire Paris-Nice, le Train Bleu pour quelques minutes. Woolf Barnato mourut en 1948 et fut conduit à sa dernière demeure par une Bentley de la grande époque"
Eric Rolling
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