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Les lundis de l'Histoire … des moteurs.
Vous savez que j’aime bien les records un peu «spécifiques», qui sortent des sentiers battus. Pour cette semaine, je traiterai donc des records par type de motorisation.
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L'impressionante "numéro réservé" victorieuse en 1979
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Commençons par la position du moteur Depuis 1963, chaque vainqueur dispose d’un moteur central, soit 42 victoires, sauf pour 1979, si l'on considère que la Porsche 935K3 KREMER avait un moteur arrière. A quand une nouvelle Panoz Batmobile capable de se battre pour la victoire?
La seule victoire d’un moteur non classique, c'est-à-dire sans pistons 4 temps est celui de 1991, avec la fameuse Mazda 787B équipée de l’incroyable quadri-rotor R26B. Les Rover-BRM et autres Howmet équipées de turbines n’eurent pas cette chance. Actuellement, le moteur rotatif n’est même plus utilisé par Mazda en championnat ALMS, qui préfère utiliser un 4 cylindres turbo AER. Il faut dire que le règlement actuel ne favorise plus ce type de moteur dont la dernière apparition au Mans date de 2002 sur une WR
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Ce sont les moteurs 12 cylindres qui ont remporté le plus de victoires, 20 au total, à noter que quatre voitures ont quand même gagné avec un 4 cylindres mais cela pendant les années 20… Diversité il y a tout de même, puisque lors de ces dix dernières années, des 6 cylindres, des 8 cylindres et des 12 cylindres se sont imposés aux 24 Heures.
Les moteurs atmosphériques surclassent les moteurs suralimentés avec deux fois plus de victoires, mais c’est un peu normal, puisque le turbo n’est utilisé en compétition de haut niveau que depuis le milieu des années 1975 avec Renault et Porsche notamment. Depuis cette époque par contre, les victoires des moteurs suralimentés sont majoritaires. En effet, la dernière victoire d’un moteur atmosphérique au Mans date de 1999 avec la fameuse BMW V12 LMR. Concernant le refroidissement, les voitures refroidies par eau dominent largement, les 11 victoires d’un moteur refroidi par air, provennant en majorité des Flats Porsche.
On compte deux victoires d’un moteur diesel avec l’Audi R10 TDi, en 2005 et 2006. Comme je l’avais détaillé lors des autres lundi des records, d’autres carburants on étés tentés en plus du Gasoil et de l’Essence : l’Ethanol et différents alcools issus de plantes.
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Coté chiffres, les plus petits moteurs en cylindrée, vainqueurs au Mans sont le fabuleux 2L Turbo de l’Alpine A442b de 1978 et le non moins superbe V12 2L de la Ferrari 166MM vainqueur en 1949. Le plus gros étant le V12 7L Jaguar vainqueur en 1988 et 1990 sur les XJR9LM et XJR12.

Les chiffres suivants sont plus approximatifs, mais on peut estimer que les moteurs les moins puissants vainqueurs au Mans datent des années 20 avec des puissances inférieures aux 150ch. Le moteur vainqueur, considéré comme le plus puissant, est toujours le fameux V12 Jaguar des GroupeC donné pour plus de 750cv en course dans la XJR9LM de 1988. Aux essais, certaine autres GroupeC comme les Nissan R89C atteignaient sans doute plus de 950ch. Les diesels Audi et Peugeot ne sont pas loin des chiffres de la XJR9, et à ce propos on peut affirmer que ces V12 5.5L Bi-Turbo sont les plus « coupleux » ayant participé au Mans.
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Du rugissement de la XJR9, au feulement de l’Audi R10, les 24 Heures du Mans ont vu passer de multiples technologies de moteurs |
C’est ça aussi la magie du Mans, les différentes motorisations utilisées, les exploits technologiques. C’est la seule course au Monde où à 2 heures du matin, on peut entendre les rugissements du V12 Lamborghini donner la réplique aux grondements du V8 Corvette arbitré par l’assourdissant silence du V12 diesel Audi…
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Eric ROLLING // Remerciement à Jean-François RIOM et Pascal GRANDJEAN pour les photographies.
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