Entrevue avec Benjamin, mécanicien sur la Pescarolo n°17

 

Parmi les nombreuses personnes que nous avons rencontrées durant ce week-end allemand, nous avons fait la connaissance de Benjamin : le cadet de l’équipe. Il va revenir avec nous sur son parcours d'études, ses débuts chez Pescarolo Sport, ses premières 24 Heures du Mans et ses envies de désert Sénégalais…

Salut Ben, pour nos lecteurs, peux-tu nous expliquer ton rôle au sein du Team d’Henri ?
J’ai deux taches totalement différentes l’une de l’autre durant le week-end. Lors des essais libres, qualifications et warm-up je travaille à la gestion du stock de pneumatiques entre le box et l’arrière du stand. Tandis que pendant la course, je suis à « l’extincteur ravitaillement » de la voiture n°17.


Quel est ton jeune parcours professionnel jusqu’ici ?
Il est classique. J’ai fait un BEP, puis un CAP « maintenance automobile ». En ce qui concerne la compétition,  j’ai commencé par le championnat de France de course de côte, en tant que mécanicien. Déjà sur un prototype, une Norma.

 

Ensuite, tu as poursuivi tes études ?
Tout à fait, après ça je suis rentré à la filière pour apprendre les métiers de la soudure. Pendant ma formation j’ai pu faire un stage chez Pescarolo Sport qui a ensuite débouché sur mon engagement au sein du Team.


Une Norma, la voiture de l'apprentissage "compèt"

La célèbre Filière, qui a sorti tellement de talents...

Une aventure magique dans le stand de la " n°17 "

L’édition 2007 des 24 Heures a été ta première expérience au Mans, tu peux nous en dire quelques mots?
C’était tout simplement fabuleux. J’ai deux rêves dans ma vie, faire le Dakar et Le Mans. Je viens d’en exhausser un ! Comme en LMS, je travaillais sur la voiture n°17 et notre course a été plutôt "agitée". Il y avait des moments de grande tension, d’émotion, de joie et de tristesse. Le fait que les trois pilotes n’aient jamais rien lâché nous a motivé et voir l'arrivée a récompensé notre travail de la plus belle manière qu’il soit.

Donc le Rallye Raid et plus particulièrement le Dakar te passionnent aussi ?
Absolument. Il existe pour moi de multiples similitudes entre les deux disciplines. Tout d’abord un esprit d’équipe énorme et un effort collectif intense lors des courses. Ensuite, l’endurance, aussi bien des pièces mécaniques que des Hommes est un facteur primordial. Et puis, le Dakar n’est pas une chose inconnue chez Pescarolo Sport puisqu’Henri lui-même l’a fait à plusieurs reprises mais également l’un des membres de l’équipe, Didier, qui a travaillé dans le Team de Jean-Louis Schlesser.

Le Dakar, une aventure connue chez Pescarolo Sport

Lorsque tu n’es pas sur les circuits, quels sont tes moments préférés dans ton métier?
L’assemblage des voitures, à l’atelier du Technoparc. D’ailleurs, j’ai pu en profiter un maximum avant les essais du Ricard. A ce moment là, nous avons tous eu une charge de travail colossale. Ce fut pour chacun d’entre nous un véritable challenge, et je suis persuadé que nous en sommes resortis plus fort.

 

Merci à Benjamin pour sa disponibilité et sa gentillesse. Que ses rêves d’Afrique se réalisent…

 

Pierre-Yves RIOM