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Entrevue avec Harold Primat, pilote de la Pescarolo n°17
La course vient de rentrer dans sa dernière heure. Nous quittons la très rapide portion de « Hatzenbachbogen » pour se rendre de nouveau dans le box Pescarolo Sport, et faire le point sur la course. Alors que Julien s’engouffre dans le stand des « verts », je pars à la recherche d’Harold Primat, afin de faire le point sur le week-end délicat de la n°17 et de son pilote Suisse. Je le retrouve dans l’hospitality Pesca… |
Harold, ton week-end s’achève finalement par un abandon. Cela n’a vraiment pas été facile pour toi et Christophe?
C’est le moins que l’on puisse dire. On a eu beaucoup de mal à régler l’auto durant les essais. S’en est suivie une très mauvaise qualif où je n’ai pas été dans le rythme et là on abandonne. C’est très décevant.
Pour quelle raison abandonnez vous ?
A la fin de mon second relais, une dent du pignon du deuxième rapport de boite a cassé, ce qui a endommagé le carter et causé l’abandon. C’est d’autant plus frustrant que j’avais trouvé un très bon rythme. Curieusement la voiture avait retrouvé du grip, chose qu’elle n’avait jamais pu faire durant les deux premières journées. Je pense qu’il était possible de finir derrière la n°16. C’est cela qui déçoit le plus finalement.
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Ces 1000Km du Ring seront a oublier pour la Harold
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Une belle preuve de courage pour l'équipage de la 17


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Tes 24 Heures 2007 ont également été « sportives ». Une bonne expérience ?
Excellente. Le Mans pour moi cette année a été une très grande course. Tout d’abord parce que les faire chez Pescarolo est une expérience fantastique, mais également par notre remarquable seconde partie d’épreuve, après le problème de pompe à huile. Repartir 42ème et s’arracher comme des diables pour finalement finir 13ème est pour toute l’équipe une superbe récompense. Et puis Le Mans, quelle ambiance !
C’est clair que cela fait aussi parti de l’épreuve. Tu en as vraiment un bon souvenir apparemment ?
Complètement. Je n’avais jamais ressenti cela sur un circuit auparavant. Il existe une réelle communion avec les spectateurs. Lorsque j’étais au volant, sous la pluie et que je voyais les milliers de personnes dans les tribunes et enceintes générales, j’en avais la chair de poule. Pour moi cette année, les 24 Heures ont été chargées d’émotion. J’ai adoré.

Il s’agit de ta troisième participation au Mans, tu ne gardes pas d’aussi bons souvenirs de tes précédentes courses ?
Pas vraiment. L’an dernier, sur la Courage Swiss Spirit on a cassé la boite de vitesses alors qu’on était cinquième. Sur la voiture était montée une boite habituellement utilisée en LMP2, on se doutait qu’elle ne tiendrait pas. En 2005, sur la Dallara Nissan Rollcentre non plus cela n’a pas été simple. Jusqu’à cette année, je gardais un meilleur souvenir de ma première participation aux 12 Heures de Sebring. |
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" Lorsque j’étais au volant, sous la pluie ... j’en avais la chair de poule " |
Ah oui, sur la Courage Kruse ?
On a cassé le moteur mais on a fini à la deuxième place de la catégorie LMP2. Monté sur le podium, c'était vraiment extra. En plus, pour l’anecdote, je peux même me dire que j’ai mené la course au général. En fait, en début d’épreuve, et au jeu des ravitaillements, je me suis retrouvé en tête, devant les Audi. Cela n’a duré que quelques tours, mais quel pied! Sebring, c’est autre chose, comme Daytona d’ailleurs. |

En tête aux 12H de Sebring ... non vous ne revez pas ! |

Harold, ici à Daytona au volant de la Pontiac-Crawford du "Spirit Of Daytona Racing"

Bobby Labonte en NASCAR, c'est 11 saisons chez Joe Gibbs, un titre de Champion en 2000, 21 victoires, 26 Poles Position, 113 Top5 et 192 Top10... bref c'est sans commentaires ...

Cette année, sur une C.O.T du Petty Racing Team.

Harold, en conversation avec Bobby et Doug Goad.
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A ce propos, ta première participation aux 24 Heures de Daytona a été comment ?
Disons originale. C’est assez curieux l’engouement du public là bas. C’est clair qu’il n’y a personne dans les tribunes, mais il ne faut pas croire, il y a du monde dans le paddock En fait, les spectateurs préfèrent rester dans l’infield. Et puis, depuis peu la venue des Stars de la NASCAR et de l’IRL plait beaucoup aux fans. C’est d’ailleurs une bonne chose pour la série Rolex qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Les courses sont courtes et intenses, le spectacle est vraiment présent à chaque manche. Au sujet de notre course, nous avions navigué régulièrement entre la 9ème et 11ème place durant la première moitié de la course. Peu après 1 heure du matin, nous avons connu un problème mécanique, qui a immobilisé la voiture pas mal de temps. Après l’intervention, c’est Doug Goad qui a repris le volant et nous sommes remonté à la 10ème place. Malheureusement, peu avant l’arrivée le moteur a serré et nous n’avons pas pu continuer. Nous étions globalement dans un bon rythme, c’est dommage.
A tes côtés, tu avais Bobby Labonte comme équipier. C’est impressionnant de rencontrer un pilote champion Nextel Cup et qui a accumulé prés de 200 Top10 en carrière ?
Oui assez. Surtout à Daytona, le temple de la Nascar. Les pilotes sont là bas comme chez eux. Les fans en ont que pour eux. La presse également. Je me souviens de séances d’interviews de Bobby où il y avait plusieurs dizaine de journaliste devant lui… et pas un seul avec moi. (rires). C’est une chose à vivre une fois dans sa vie.
Et la voiture ? Comment se comportent les DP par rapport à une P1 comme la Pescarolo ou la Courage ?
Comme te dire… Les Daytona Protos sont dans l’esprit d’une grosse GT à l’aérodynamisme semblable à une petite GTP. C’est très rustique comme mécanique avec un bon gros V8 5L, mais très sympa à piloter. A daytona en 2006, nous avions une Pontiac Crawford qui était une auto plutôt performante sur le papier mais malheureusement pas autant que celle du Howard-Boss ou du Cheever Racing. Finalement la conduite d’une P1 s’apparente plus à celle d’une monoplace alors que les DP restent plus archaïques dans leurs comportements sur la piste. Tout cela reste un excellent souvenir pour moi.
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"la venue des Stars de la NASCAR et de l’IRL plait beaucoup aux fans" |
Et tes piges en ALMS ?
Grâce à mon partenaire, j’ai pu effectivement faire deux manches d’ALMS sur la Creation Judd en 2006. Excellent souvenir puisque nous finissons 3ème à Laguna Seca. Lors de cette course je regrette juste mes deux sorties de piste en début de relais. Je connaissais trop peu la voiture. Au Petit Le Mans, nous terminons au pied du podium, à la 4ème place. Là aussi un bon souvenir. Et puis quel circuit !

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Joli podium à Laguna Seca, en 2006 avec la Creation.
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Quels sont tes projets pour la saison à venir?
Pour le moment, rien n’est fait. Il faut que je m’entretienne avec mes partenaires. Nous espérons que l’aventure avec Pescarolo Sport va pouvoir continuer.
Merci beaucoup à Harold Primat pour sa disponibilité. Nous nous sommes entretenus avec lui peu de temps après son abandon…preuve de sa gentillesse.
Pierre-Yves RIOM |
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