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Les qualificationsLa troisième séance d’essais libres vient de s’achever. Avec les 3ème et 11ème temps, les deux voitures n’ont pas encore trouvé leurs réglages adéquates. Les problèmes de grip rencontrés depuis le début du week-end ne semblent pas résolus et la séance qualificative qui arrive ne permettra sûrement pas de trouver plus d’appui aérodynamique. La tension est palpable dans le box. Certes une contre-performance en qualification n’est pas éliminatoire, mais les quatre pilotes veulent s’étalonner en performance pure face aux Lola Charouz et Courage usine. Chez Pescarolo, les acteurs de la qualification s’échangent à tour de rôle et c’est donc Emmanuel Collard et Harold Primat qui s’y collent. Sanglés dans les deux baquets, ils baissent leurs visières et enclenchent la première…
Selon les pilotes, le manque important d’appui vient de la conception même de la voiture. Conçue pour Le Mans, la Pescarolo n’a jamais vraiment été à l’aise sur les tracés sinueux. Le rendez vous quelque peu raté de Valence et la très belle seconde place à Monza en sont la preuve, la P1 bleue est faite pour les circuits rapides.
« Nous n’avons jamais été à l’aise sur ce circuit, même l'an dernier… » JC Boullion
La séance qualificative s’achève donc par un bilan assez décevant. Malgré ça le moral des troupes reste bon et chacun sait que la course de dimanche va être longue. Le manque de régularité de l’équipage de la Lola Charouz et la fiabilité précaire des Courage LC70 apportent finalement une petite satisfaction quant à cette position légèrement en retrait.
Pour faire simple, le tour de qualif de Manu fut moyen, puis mauvais et enfin très bon. Nous vous présentons, sous la forme d’un tableau, les positions des « quatre » lors des trois secteurs chronométrés et vous allez vous apercevoir que la Pescarolo se comporte très différemment cela la sinuosité du tracé.
La feuille des temps confirme les dires des pilotes. Les parties lentes ne sont pas faites pour la voiture tandis que la portion rapide du secteur 3 permet à la Pescarolo de faire parler sa pointe de vitesse. Elle a globalement un comportement contraire à celui de la Lola Judd du Team Charouz qui de son coté s’effondre dans le dernier tiers du circuit allemand. Notons également que la Pescarolo Rollcentre a également raté sa qualification, se retrouvant à plus d’1,3 secondes de sa sœur d’usine n°16. A travers ce comparatif, nous pouvons également constater la très bonne homogénéité de la Zytek sur ce circuit, qui visiblement lui convient très bien.
Changement de moteur pour la n°17Alors que les Grand Tourisme s’affrontent sur la piste pour leurs qualifications respectives, l’activité est toujours aussi présente dans le box Pescarolo Sport. Si du coté de la n°16 tout est plutôt calme, ce n’est pas le cas dans le stand de la n°17. Le bloc moteur Judd de la voiture de Christophe Tinseau et Harold Primat étant arrivé à son kilométrage limite d’utilisation, les mécaniciens de l’équipe vont procéder à son remplacement. Il s’agit du bloc ayant fait le meeting de Valence et la première partie de ce week-end allemand. Nous étions alors présents dans le box, et nous vous proposons en plusieurs images cette grande et impressionnante intervention mécanique.
Plus de trois heures aprés le début de l'intervention, lorsque nous pénétrons de nouveau dans le box de la 17, c’est l’effervescence autour de la voiture, toujours dépourvue de tous éléments de carrosserie. L’ingénieur motoriste de chez Judd en charge des blocs chez Pescarolo Sport procède à la première mise en marche « réelle » du moteur. Dans le stand, un instant de stress se dégage de l’ambiance générale mais est très vite remplacé par le ronronnement suave du 10 cylindres en V britannique. Mission accomplie, il faut désormais penser au Warm-Up de dimanche matin, dernière chance pour améliorer encore un peu l’auto avant la course.
Pierre-Yves RIOM // Photos PY RIOM |