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A la rencontre d'un collectionneur de miniatures
Changement de décor pour ce reportage, puisque nous laissons de côté l’actualité pour aborder le monde des circuits en plus petit, en 43 fois plus petit ! Nous sommes allés à la rencontre d’un grand passionné de compétition, des 24 Heures du Mans en particulier et qui plus est un grand collectionneur d’automobiles miniatures. Dessinateur projecteur de métier, Jeff nous a permis de nous plonger le temps d’un après midi dans l’univers de la miniature de compétition, qui est sa passion depuis bientôt quarante ans. |
Comment votre passion pour les miniatures a t’elle germée en vous?
Je suis un grand passionné de compétition automobile depuis ma plus jeune enfance, vers l’âge de 4 ou 5 ans. Ce qui m’a fait acheter ma première voiture est le fait de retrouver les véritables voitures de course en répliques chez moi.
Racontez-nous vos débuts en tant que collectionneur.
J’ai commencé à collectionner les miniatures en 1968, à l’âge de 18 ans. Mes premiers modèles ont été une Ferrari 330 P4 de la marque Mercury, une Chaparral 2D « Solido » ainsi qu’une Porsche 906 Courte également Solido. Pour l’époque, ces modèles étaient très propres et d’une grande fidélité. Ce sont ces deux voitures qui m’ont fait attraper le virus de la collection, et une fois les mains dans l’engrenage, j’achetais déjà tous les modèles de compétition qui sortaient chez Mebetoys, Dinki, Polytoys, Solido et Mercury.
Avant que les Kit existent, faisiez-vous déjà des modifications sur vos modèles ?
Tout à fait. La boutique de l’époque spécialisée pour les collectionneurs était « Multi-Sports », boulevard de Sébastopol à Paris. On y trouvait tout, les nouveautés, des décalcomanies et évidement les accessoires. Je modifiais donc les voitures en mettant des roues plus fines et plus fidèles et en refaisant la peinture, mais également en faisant des variantes de productions industrielles. |
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C'est-à-dire ?
Pour vous citer un exemple précis, je suis parti de la version de base de la Porsche 908 queue longue Le Mans 1969, puis en la découpant, en la limant et en la retravaillant au syntofer, j’ai fait les modèles versions Spyder et versions courtes.



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Comment avez-vous réellement commencé le Kit ?
Au début des années 70 est arrivée une révolution dans le monde de la miniature, par la commercialisation des premiers Kits, en White Métal (Métal blanc) produit par un artisan Anglais : John Day. Il s’agissait d’autos toutes en métal, carrosseries, châssis et roues. Une gamme jamais vue était alors disponible, des protos, des F1, actuelles et anciennes. Je me souviens qu’à cette époque, la cyanolit n’existait pas encore, et que nous n’avions pas de « vraie » colle pour monter les modèles. Dans la foulée, de nombreux artisans ont vu le jour, créant encore plus de modèles, plus ou moins fidèles et plus ou moins faciles à monter. Enfin, peu de temps après l’arrivée des premiers Kits en métal, sont arrivées des TransKits en résine, afin de modifier les modèles industriels.
En chiffres, combien de voitures avez-vous dans votre collection ?
Aux alentours de 1300 modèles.
Quelle en est la proportion de Kits ?
Environ 450 unités.
Je suppose que parmi vos innombrables modèles, vous avez un faible pour une certaine catégorie ?
Oui, il est vrai que ma marque de prédilection est bien Porsche, et j’ai plus particulièrement un faible pour les voitures à la déco Martini. En ce qui concerne les Kits, j’ai pris un plaisir tout particulier à monter les modèles Provence Moulage et André Marie Ruf. |
Lorsque nous voyons votre collection, il semble que le Rallye soit également une discipline très appréciée ?
Oui, c’est vrai. Je suis un passionné de sport automobile en général, donc je suits évidemment l’actualité du mondial des Rallyes, du championnat de France et également du Rallye Raid. En ce qui concerne ma collection, je me procure principalement les voitures d’usine. Comme vous avez certainement pu le voir, j’aime aussi beaucoup les courses de berlines, au sens large du terme. Depuis les Gr5, en passant par le SuperTourisme, la classe 2,0L FIA, le DTM etc…



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Revenons à l’endurance, combien de modèles achetez-vous chaque année pour les 24 Heures du Mans ? Possédez-vous tous les vainqueurs ?
Une quinzaine environ. En ce qui concerne les vainqueurs, pas tout à fait puisque je commence ma collection du Mans à l'année 1930.
Vous êtes friand des voitures un peu plus exotiques ?
Comme le GT Japonais par exemple ? Oui, j’en possède quelque unes. Je collectionne également quelques autos de Winston Cup et Nextel Cup, mais l’échelle du 1/43ème est très peu, voir pas du tout représentée outre atlantique, d’où la difficulté à se procurer les voitures.
Vous ne collectionnez que du 1/43ème ?
Essentiellement oui. Les seuls modèles du 1/18ème que je possède sont des Ferrari de route et de compétition.
En moyenne, combien de temps passez-vous sur un kit ?
Généralement une bonne semaine, entre le début de l’ébavurage et la mise en vitrine.
Nous n’avons pas vue de Formule1 d’ans votre collection , est-ce un choix ?
Pas du tout, je possède des F1, dont toutes les Ferrari, McLaren, Williams, et Jordan ainsi que la majorité des Lotus, Benetton, Brabham, Sauber, Ligier… Malheureusement, compte tenu d'un manque de place, elles sont conservées dans leurs boites dans une armoire. Les seules F1 exposées sont les châssis d’Alain Prost avec lesquelles il fut Champion du Monde. |
Parlons un peu des collections presse, qu’en pensez-vous ?
Je trouve cela très bien. Bien sur, ces collections ont leurs défauts et leurs qualités, mais elles ont permis de cibler un nouveau type de collectionneurs, désireux de débuter avec les miniatures à des couts moindres que ceux engendrés par l’achat de produits, certes légèrement mieux finis mais plus onéreux. Je les modifie très légèrement, j’apporte quelques petits coups de pinceaux dans les habitacles, ainsi que sur les sorties d’échappement si nécessaire. La base est en tout cas très bonne. Depuis environ six ans que ce type de miniatures existe, les modèles présentées en kiosques ont nettement progressé en finition.


Nous remercions chaleureusement Jeff pour sa disponibilité, sa gentillesse et sa façon si agréable de communiquer sa passion pour le Sport Automobile. |
Pierre-Yves RIOM / Photographies Pierre-Yves RIOM
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