|
Si l’une des LMP1 du grand Henri s’est invitée sur le podium de Monza, sa petite sœur engagée en LMP2 par le Saulnier Racing a bien failli en faire de même dès sa deuxième sortie en compétition. Une prestation prometteuse, gâchée par un cafouillage intervenu lors d’un ravitaillement en carburant.
En fait le problème est venu de la "seringue" de ravitaillement en essence qui est restée coincée dans la carrosserie. Cette maladresse sera sanctionnée par un stop and go de trois minutes qui exclura définitivement la voiture du podium. En tout cas, la nouvelle née de l’association de Pescarolo et Jacques Nicolet nous a laissé entrevoir un gros potentiel. Reste à concrétiser.
François Sicard, team manager :
« L’équipe a commis une erreur et il faut accepter d’en payer le prix même si trois minutes de pénalités privent la LMP2 de la deuxième marche du podium. Nous avons eu un problème de coordination lors d’un ravitaillement. Les conséquences auraient pu être graves pour les mécaniciens. La sanction est sévère mais justifiée. Les autorités sportives ont envoyé un message fort à tous les teams : on ne lésine pas avec la sécurité dans les stands. Tout le monde a en mémoire l’incendie dans les stands à Monza l’année dernière. Mais nous ne pouvons qu’être déçus. Nous avons appliqué la même stratégie qu’à Barcelone en réglant aux essais une voiture pour la course. Nous avons fait la démonstration des qualités de la voiture et de l’efficacité de sa préparation. Nos deux pilotes de 23 ans, Matthieu Lahaye et Pierre Ragues, confirme leur étonnante maturité et progressent au niveau de la performance pure. Pas une erreur de pilotage en deux courses et une grande régularité. Des qualités que beaucoup de pilotes plus expérimentés pourraient leur envier. »
Pierre Ragues, pilote LMP2 n° 35 :
« En LMP2, nous venons de passer à côté de notre premier podium. Trois minutes de pénalités, c’est une sanction lourde de conséquences quand elle s’applique à une course de 1000 KM car on ne peut pas les rattraper. Mais c’est la règle et le plus important, c’est d’avoir pu se battre pour le podium et de rester toujours aussi motivés après la deuxième course. »
Matthieu Lahaye, pilote LMP2 n° 35 :
« Nous avions pris confiance à Barcelone et démontré notre régularité. A Monza, nous avons commencé à chercher la performance, à être plus agressifs sur la piste et dans le choix des set up ou des pneumatiques. Sans perdre en régularité ou fiabilité. Notre homogénéité est un de nos grands atouts pour nous permettre de passer au step supérieur, parmi des concurrents qui eux aussi continuent à progresser. » |