
Sur les traces de la Peugeot 908 HDi et du projet Epsilon-Euskadi, la nouvelle Dome sera donc une voiture fermée. Partenaire de Judd depuis 2001 avec le GV4, cette toute nouvelle voiture conservera le propulseur actuellement utilisé par la S101.5, à savoir le bloc 5,5 litres. Ce programme se doit d’être clairement ambitieux, car Dome a su nous prouver par le passé que les voitures engagées au Mans pouvaient être redoutables lorsque la fiabilité était au rendez-vous. Pour preuve, ce 3:33.836 réalisé cette année au Mans, à la fraicheur du petit matin, par Jeroen Bleekemolen qui a une fois de plus montré les qualités du châssis Japonais.

Ce nouveau défi arrive à point nommé pour Dome, car malgré les diverses évolutions apportées à la S101, la base même de la voiture est la même que celle que Lammers/Hillebrand avaient fait monter sur le podium de Monza en Avril 2001. Hasard, ou retour aux sources ? La question reste en suspend mais quoi qu’il en soit, la future Dome S102 (car voilà sa nouvelle dénomination) reprendra la philosophie des « voitures à toits », comme cela était déjà le cas de la Zero RL dessinée en 1979 par Masao Ono.

Nous suivrons bien évidemment l’évolution de la conception de ce nouveau proto qui nous l’espérons récompensera les nombreux efforts de Dome, notamment pour sa fidélité aux 24 Heures du Mans et la diversité qu’il a su y apporter aux plateaux de ces dernières années.
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Pour mieux comprendre l’histoire du constructeur Nippon, revenons trente ans en arrière prés de la ville de Kyoto où en 1978, Minoru Hayashi fonda la société de préparation automobile Dome Cars. La première participation d’une Dome aux 24 Heures du Mans remonte à 1979, édition durant laquelle deux voitures furent engagées au départ de la classique Sarthoise : deux prototypes en catégorie Gr6 de Type Zero RL à moteurs Ford Cosworth DFV pour les équipages Evans/Trimmer et Craft/Spice. Aucune des deux autos ne verra l’arrivée lors de cette première participation. Deux ans plus tard, la Gr6 mute en GrC et son appellation devient RC82, le châssis étant toujours propulsé par un Ford Cosworth. Malheureusement, qu’il s’agisse des modèles RC82 ou RC83 (en 1984), les joies de l’arrivée ne seront jamais connues par le constructeur Japonais. C’est alors que Toyota, désireux de se lancer dans l’aventure Le Mans, fait appel à Dome qui construira, préparera et engagera lui-même les « Toy » dans la Sarthe en 1985 et 1986. Par la suite, et jusqu’en 1988, c’est Tom’s qui prit le relais dans l’engagement des Toyota officielles bien que ces dernières furent toujours préparées par Dome.
A la suite de cette infructueuse collaboration, Dome se retire du monde de l’endurance et se dirige vers la monoplace. La mise en chantier d’un châssis de Formule3000 est lancée, et après des débuts difficiles, le succès tant attendu arrive en 1994. Marco Apicella est sacré Champion du Japon de F3000, au volant d’une Dome-Mugen usine. Sur cette lancée, le constructeur Nippon envisage de se jeter dans le grand bain de la Formule 1 aux cotés de Honda. Malheureusement, ce dernier préférera à l'époque se contenter d’un rôle de motoriste, ce qui poussera Dome à revenir à ses premiers amours : l’endurance et les 24 Heures du Mans. La S101 débarquera dans la Sarthe en Juin 2001 !
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