Statistiques, les engagés :

Quatre ans après la création des Le Mans Endurance Series, nous vous proposons de dresser un état des lieux du développement de ce championnat. Pour cela, nous allons nous intéresser à l’évolution du nombre d’engagés afin de mesurer la popularité de la série européenne auprès des équipes d’endurance.

 

 

2003

Engagés

"LM" P900

"LM" P675

"LM" GTS

"LM" GT

1000 km du MANS

36

9

7

4

16

 

Bien que les Le Mans Series ne débutèrent qu’en 2004, l’ACO organisa une première course, ne comptant pour aucun championnat, dès novembre 2003, sur le circuit Bugatti au Mans. Il s’agissait alors d’une rampe de lancement pour la future série labellisée « Le Mans » qui allait naître. 36 voitures firent le déplacement. Le « LM » GT représentait pratiquement la moitié du plateau, mais on dénombrait tout de même plus d’une quinzaine de prototypes, ce qui était plutôt encourageant au regard d’un nombre assez décevant d’engagés en championnat FIA Sportscar durant la saison.

 

 

2004

Engagés

"LM" P1

"LM" P2

"LM" GTS

"LM" GT

1000 km de MONZA

40

13

4

7

16

1000 km du NÜRBURGRING

41

9

9

9

14

1000 km de SILVERSTONE

39

11

9

6

13

1000 km de SPA FRANCORCH.

42

11

8

7

16

moyenne

40,5

11

7,5

7,25

14,75

 

Les Le Mans Endurance Series prirent leur véritable envol lors des 1000 km de Monza 2004. Le plateau était très encourageant puisque 40 autos furent présentes. Cette course constituait un très bon entraînement avant les 24 Heures du Mans. Notons que les « LM » GT furent les plus nombreuses et que cette tendance dura toute l’année. Les « LM » P1 étaient également en nombre important en Lombardie, 13 autos, mais ce chiffre diminua quelque peu durant la suite de la saison. Maigrichons à Monza, les catégories « LM » P2 et « LM » GTS connurent deux évolutions différentes : les petits prototypes virent leur nombre doubler durant les courses suivantes alors que les GTS eurent du mal à remplir les grilles de départ. Finalement, les 1000 km de Spa Francorchamps, quatrième et dernière manche du championnat furent la course la plus fournie avec 42 voitures.

 

 

2005

Engagés

"LM" P1

"LM" P2

"LM" GT1

"LM" GT2

1000 km de SPA FRANCORCH.

47

10

12

9

16

1000 km de MONZA

44

8

12

10

14

1000 km de SILVERSTONE

46

11

11

9

15

1000 km du NÜRBURGRING

44

9

11

9

15

1000 km d'ISTANBUL

34

8

10

6

10

moyenne

43

9,2

11,2

8,6

14

évolution 2004 / 2005

+ 6,4 %

- 16,4 %

+ 49,3 %

+ 18,6 %

- 5,1 %

 

La seconde année des Le Mans Endurance Series commença de la meilleure façon puisque le record d’engagés fut battu dès la première course avec 47 voitures. Il faut dire que la longueur et la beauté du circuit spadois se prête fort bien à un trafic dense. Le plateau se répartissait plutôt bien entre les quatre catégories, mais les « LM » GT2 restaient les plus nombreuses. Il faut dire qu’il s’agit de la catégorie la moins coûteuse et la plus accessible pour les équipes et les pilotes. Les trois courses estivales connurent un franc succès. On y compta une moyenne de 45 autos. Les 1000 km d’Istanbul en fin de saison furent en revanche une petite déception puisque « seulement » 34 engagements furent recensés. Ce chiffre est bien entendu à relativiser car bon nombre de championnats seraient ravis d’accueillir un tel plateau. Cette diminution par rapport au reste de la saison peut s’expliquer par une destination un peu plus lointaine et la dernière place au calendrier : certaines équipes écartées de la course au titre n’ayant pas jugées utile de se déplacer.

 

 

2006

Engagés

"LM" P1

"LM" P2

"LM" GT1

"LM" GT2

1000 km d'ISTANBUL

37

7

8

7

15

1000 km de SPA FRANCORCH.

47

9

11

9

18

1000 km du NÜRBURGRING

44

9

11

6

18

1000 km de DONINGTON

41

10

10

6

15

1000 km de JARAMA

37

7

9

6

15

moyenne

41,2

8,4

9,8

6,8

16,2

évolution 2005 / 2006

- 4,2 %

- 8,7 %

- 12,5 %

- 20,9 %

+ 15,7 %

 

Les 1000 km d’Istanbul demeuraient au calendrier 2006 mais cette fois en ouverture du championnat. 37 autos s’y déplacèrent mais avec un nombre un peu décevant de « LM » P1. Les « LM » GT1 semblaient elles devoir confirmer leur difficulté à se développer. Il faut dire que cette catégorie souffre beaucoup de la concurrence directe du FIA GT, un championnat qui leur est principalement consacré et où elles peuvent s’imposer au classement général. Les 1000 km de Spa Francorchamps connurent à nouveau le nombre record de 47 voitures engagées. Pourtant la croissance de la série semblait passer par une augmentation du nombre de « LM » GT2, cette catégorie enregistrant l’impressionnant chiffre de 18 autos ! La dernière course de l’année à Jarama connut un léger retrait du nombre d’engagés, ce qui fit que la moyenne de la saison 2006 fut très légèrement moins importante qu’en 2005.

 

 

2007

Engagés

"LM" P1

"LM" P2

"LM" GT1

"LM" GT2

1000 km de MONZA

47

11

10

7

19

1000 km de VALENCIA

46

11

12

7

16

1000 km du NÜRBURGRING

50

13

11

7

19

1000 km de SILVERSTONE

50

12

11

8

19

1000 km de SPA FRANCORCH.

46

10

11

7

18

MIL MILHAS BRASIL

23

4

3

2

14

moyenne

43,7

10,2

9,7

6,3

17,5

évolution 2006 / 2007

+ 6,0 %

+ 21,0 %

- 1,4 %

- 6,9 %

+ 8,0 %

 

Il était donc important pour les Le Mans Series de repartir de l’avant en 2007. Les choses commencèrent très bien avec 47 voitures lors des 1000 km de Monza. Le « LM » GT2 battait un nouveau record, mais c’est surtout le nombre important de prototypes qui fut encourageant. La suite de la saison fut excellente avec la barre mythique des 50 autos franchie à deux reprises lors des 1000 km du Nürburgring et de Silverstone. Pour une fois, Spa Francorchamps ne fut le théâtre de la manche la plus prolifique du championnat. Les Le Mans Series tentèrent alors de franchir l’Atlantique en intégrant à leur calendrier la fameuse course brésilienne des Mil Milhas. Celle-ci fut une petite déception en terme d’engagés puisque seulement 23 voitures y prirent part. Et les « LM » GT2 furent une fois encore le sauveur d’un plateau qui fut le plus faible depuis la création du championnat. Il était en tout cas intéressant de tenter pour la première fois une sortie hors de l’Europe.

 

L’avenir de la série s’annonce des plus favorables en 2008. L’ACO pourrait même être contraint d’avoir recours à un comité de sélection – comme aux 24 Heures du Mans – tant les demandes promettent d’être importantes au cours de l’hiver.

 

François NASSIET / Photos PEUGEOT média / Le Mans Series / AUDI /