Lancée fin 2022, la MG4 s’est rapidement imposée comme une référence sur le marché des compactes électriques, bousculant ses concurrentes européennes grâce à un rapport prix/prestations imbattable . Après une baisse des ventes liée à la fin du bonus écologique, MG riposte avec un restylage de mi-carrière ciblé. Attendu en France dès mars 2026, ce nouveau modèle mise sur une montée en gamme intérieure, des batteries optimisées et une fiche technique revue pour rester dans la course . Voici pourquoi cette MG4 restylée est déjà une compacte électrique à suivre.
Sommaire
Un restylage extérieur tout en discrétion
Ne vous attendez pas à une révolution esthétique. Pour cette phase 2, MG a joué la carte de la sobriété. Les modifications extérieures se comptent sur les doigts d’une main : des jantes de 18 pouces redessinées, un spoiler arrière désormais monobloc pour améliorer l’aérodynamisme, et l’arrivée d’une nouvelle teinte cyan baptisée « Irises Cyan » inspirée du roadster Cyberster .
Le reste est identique. La MG4 conserve ses dimensions compactes (4,29 m de long, 1,84 m de large) et son empattement généreux de 2,71 m, qui lui assurent une belle habitabilité à bord . Si le design extérieur ne claque pas, c’est parce que MG a concentré tous ses efforts sur ce qui se passe à l’intérieur.
Un habitacle complètement repensé à bord

La grande nouvelle de ce restylage se trouve au chapitre de la présentation intérieure. Fini la planche de bord jugée tristounette : la MG4 récupère l’habitacle du SUV MGS5 EV, avec une qualité perçue en nette progression .
On découvre une planche de bord horizontale aux lignes épurées, des matériaux plus flatteurs (similicuir et tissu gris clair), et surtout des commandes physiques dédiées à la climatisation et au volume audio – un grand progrès ergonomique par rapport à tout-tactile . L’écran central passe de 10,25 à 12,8 pouces, et l’instrumentation numérique de 7 pouces est mieux intégrée . Seul petit bémol mentionné par plusieurs essais : le système d’info-divertissement reste parfois un peu lent à réagir .
Côté coffre, pas de changement : on garde les 350 litres sous tablette, un volume correct sans être exceptionnel face à une ID.3 (385 litres) . Cliquez ici pour explorer ce sujet en profondeur.
La grande évolution technique : nouvelle batterie et couple boosté
Sous le capot, la MG4 restylée opère un changement de stratégie important. La petite batterie de 51 kWh disparaît du catalogue pour laisser la place à deux offres plus pertinentes .
L’entrée de gamme adopte désormais une batterie LFP (Lithium-Fer-Phosphate) de 64 kWh. Un choix économique qui permet de réduire les coûts et d’augmenter la longévité. Côté moteur, la puissance redescend légèrement de 204 à 190 chevaux, mais le couple bondit de 250 à 350 Nm. Sur la route, cela se traduit par un 0 à 100 km/h réalisé en 7,1 secondes, soit mieux qu’avant (7,5 s) . Le gain en pêche est réel.
L’autre bonne nouvelle est le retour de la grande batterie NMC de 77 kWh (245 ch), qui avait disparue un temps. L’autonomie progresse : jusqu’à 452 km (WLTP) pour la version 64 kWh, et jusqu’à 545 km pour la grande autonomie . La charge rapide s’améliore également avec une puissance de crête portée à 154 kW, permettant un passage de 10 à 80 % en 25 minutes .
Sur la route : un caractère toujours aussi joueur
Propulsion oblige, la MG4 conserve ce tempérament si particulier sur la route. L’essai réalisé par plusieurs magazines confirme : la voiture est vive, avec des relances franches et une direction bien calibrée .
Attention toutefois : si le train arrière est moins « coureur » qu’auparavant grâce à un ESP recalibré, il convient de rester mesuré sur chaussée glissante sous peine de voir la poupe s’écarter . Le confort de suspension reste perfectible (les petites irrégularités se filtrent moyennement) et l’insonorisation sur autoroute aurait mérité un petit effort supplémentaire, malgré l’ajout d’isolants dans les contre-portes .
En ville, en revanche, la MG4 excelle grâce à son diamètre de braquage très réduit (10,6 m) et sa douceur de conduite.
